metal Métal > Straight Opposition

Biographie > A l'opposé

Straight Opposition a vu le jour à la fin de l'année 2003 à Pescara (Italie) avec Ivan Parbone au poste de batteur, Luca Di Simone au poste de guitariste, Alex Stinziani en tant que bassiste et Ivan Di Marco se consacrant au chant. En octobre 2004, le groupe transalpin passe par le Temple Of Noise Studios de Rome et ensuite, livre plusieurs concerts. C'est en mars de l'année suivante que le groupe retourne en studio pour enregistrer un titre afin de le faire figurer sur la compilation Acme react. C'est en décembre 2005 que Straight Opposition se rend au Kutso Noise Home afin d'enregistrer son premier album. Step by step sort fin février 2006 sur le label Indelirium Records et le groupe retourne sur les routes d'Italie et de Slovénie afin de le défendre. [ Indelirium Records: Site du label (2 hits)External ]

Straight Opposition / Chronique LP > Step by step

Straight Opposition - Step by step Il ne se fait pas de hardcore que dans les pays anglo-saxons et comptez sur nous pour le démontrer. C'est de cette façon que le premier album des Italiens de Straight Opposition peut être perçu. A la fois pugnace et enragé, tenace et engagé, le quatuor délivre une énergie folle (les photos du livret ne le contredisent pas), sème sa "Posimilitance" aux quatre vents et chaque morceau est une occasion donnée au groupe de témoigner de ses engagements. C'est ça Straight Opposition : prodiguer un hardcore militant, bien que basique, en guise de défouloir face à une société exsangue de solidarité et d'humanisme. Car telles sont les motivations de Straight Opposition : se (dé)battre ("Revolt !"), avancer des idées ("Manifest of integrity", "Map of the etnies") tout en se gardant se sombrer dans la dépression nerveuse ("When the fury is a positive strength").
A plusieurs moments de Step by step, le groupe divulgue sa "punkitude" mais il n'oublie pas d'appliquer à la lettre le "manuel du parfait petit hardcoreux" en expédiant ses titres (10 en 24 minutes) et reste malheureusement trop souvent dans les carcans du style, oubliant de faire preuve d'imagination. Des éléments qui amènent rapidement un sentiment de répétition dont on se serait bien passé. Au dossier à charge, il faut ajouter une production plutôt moyenne, rien de dramatique, mais rien de transcendant non plus.
Si l'originalité n'est pas (encore) le point fort du groupe, il faut admettre que Straight Opposition fait preuve d'ouverture d'esprit (dans ses textes et avec la piste cachée "Nowherienne"), déborde d'énergie et il ne reste plus qu'à espérer que leur prochaine étape soit meilleure que celle-ci.