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Stone Sour
Biographie > une pierre très acide
Stone Sour, l'album éponyme de deux membres de Slipknot qui retrouvent leurs vieux potes (les mêmes potes qu'ils avaient lâché pour former Slipknot étant donné que Stone Sour ne donnait rien...) sortà la fin du mois d'août 2002... Tout était là pour me faire détester ce groupe, à commencer parce qu'il était recomposé pour diversifier le catalogue de produits estampillés du S tribal (attention celui de Slipknot, pas celui de Sepultura !). Mais ... incroyable mais vrai : j'apprécie Stone Sour !!! C'est dingue non ? Faut dire que ça n'a pas grand chose à voir avec les têtes de noeuds masqués, cet album éponyme devrait même décontenancer les Slipknotofans assourdis par Iowa ou alors, lueur d'espoir, devrait pouvoir leur ouvrir l'esprit sur le rock et leur faire comprendre que leur âge de rebellion est bel et bien passé et qu'il y a d'autres moyens de se faire une place dans la société que celui de faire comme tous les petits rebelles de service ! Allez les petits, on revend son immonde T-Shirt capuche Slipknot aux puces et on achète des disques pour se faire sa propre culture musicale, le Stone Sour par exemple, parce que derrière lui se cache des monstres des 70's et du début des 90's...
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Stone Sour / Chronique LP > Come what(ever) may
Enfin, il arrive dans les bacs, ce deuxième opus de Stone Sour. Après un premier album qui avait réussi le tour de force de désespérer les kids fans hardcore du gang Slipknot et en même temps de séduire les amateurs de power rock métallique bien senti, Corey Taylor et ses potes remettent le couvert avec un album dont on pouvait à la fois espérer et craindre beaucoup. Redouter que le groupe ait cédé aux sirènes du tout marketé nu-metal calibré et sans âme, ou espérer qu'il ait su se renouveller, sans regarder derrière lui. Entre-temps rejoint par Roy Mayorga (Soulfly) qui officie désormais derrière les fûts en lieu et place de Joel Ekman, Stone Sour est désormais prêt à passer à la vitesse supérieure et c'est, affamé que le groupe débute Come what(ever) may avec l'explosif "30/30-150"... Grosse mandale métallique qui déboite et dépoussière violemment les enceintes, percutant et rentre-dedans, du bottage de cul intégral. On enchaîne avec l'éponyme "Come what(ever) may" et là on comprend que si le groupe n'a pas fait de l'originalité à tout va, il bénéficie d'une prod absolument énormissime. Un son qui rend justice à l'énergie que Corey Taylor et les siens ont mis dans les deux premiers titre de cet album et qui fait qu'au final, on en a pour notre argent. Nous gratifiant au passage de quelques solo de gratte assez brefs mais particulièrement jouissifs, nous servant quelques titres compacts, massifs, mélodiques mais gueulards, rageurs et directs ("Hell and consequences", "Reborn"). Le problème avec cet album, comme sur le précédent du reste, c'est que quand Stone Sour se décide à jouer la carte de la mélodie à fond, ça verse souvent dans le marshmallow boursouflé et difficilemment supportable au-delà des premières secondes. Sur des titres tels que "Sillyword" ou "Your God", ça passe encore, mais un truc aussi infâme que le single "Through glass" ou "Socio", ça fout en l'air l'ambiance. Et s'il n'empêche que le groupe sait très bien redresser la barre avec un hymne au headbang tel que "1st person" ou un intense "Cardiff" chargé en effets, il sait également se vautrer dans les grandes largeurs en touchant le fond sur le pesant (mais tellement romantique, sic...) "Zzxyz road". Et là, généralement, soit on brûle le CD (ce qui serait dommage au vu de certains des précédents morceaux), soit on s'arrête là, en se disant que c'est quand même stupide de commencer aussi bien et de finir aussi mal. Album tiraillé de toutes parts entre logique économique avec des titres mainstream au possible ; et volonté d'accoucher d'un album personnel entre rock et metal catchy, Come what(ever) may jongle entre le très bon et le très mauvais, l'efficace et le foutage de gueule. De quoi laisser un arrière goût d'inachevé bien que la moitié des titres sont largement à la hauteur de ce que l'on était en droit d'attendre de la part d'un tel groupe.
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Stone Sour / Chronique LP > Stone Sour
Stone Sour n'a pas grand chose à voir avec Slipknot donc... Ici il y a de la mélodie, des riffs inventifs, du rythme, des vraies chansons de rock (ou de métal puisque c'est quand même bien lourd et bien envoyé !). Ceux qui ne comprennent pas l'intérêt de ne pas beugler tout le temps passeront leur route, par contre ceux qui ont vu dans "Gently" un très bon morceau vont adorer cet album. Est-ce la présence de Josh Rand (le guitariste qui a ressuscité ce groupe trois ans après sa mort) qui calme les ardeurs de Corey ? En tout cas, on est bien content de trouver un combo radicalement différent avec un #8 au chant posé, aérien et parfaitement maîtrisé. Le premier single, "Bother", est carrément une balade avec grattes acoustiques et tout, très américaine comme balade, très (trop) propre sur elle... Un titre qu'aurait pu écrire Staind par exemple ! Niveau guitares, on a le droit à des solo, des riffs très rock'n'roll voire même grunge ("Monolith") !!! Enfin, que les fans de Corey ne crient pas non plus au désespoir, Stone Sour a aussi des côté bien (néo ???) métalliques et explose tout avec "Get inside" (le deuxième single, celui qui rassure et qui fait vendre à une deuxième catégorie de gens !!!) ou "Cold reader" aux riffs chaloupés. Finalement Stone Sour redonne ses lettres de noblesse (musicales) au sacro-saint "side-project", ces derniers sont trop souvent de vulgaires tiroires sans trop d'intérêt, juste des lignes supplémentaires dans les discographies exhaustives. Ici c'est réellement une fenêtre ouverte (cf la pochette), un moyen de s'évader de la mascarade Slipknot, de démontrer au monde que ce sont aussi des musiciens avec un certain sens de la mélodie. Bref, Stone Sour est une putain de bonne surprise et une putain de bonne nouvelle ! Reste à voir ce que Stone Sour va devenir, n'était-ce qu'un "one shot", un coup d'essai pour respirer ou une réelle envie pour les quelques Slipknoteux concernés de tracer un deuxième sillon sur le disque de leur vie musicale (oh putain, comment ça kill cette phrase !!!).
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