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Stolen Babies, creepy cabaret Stolen Babies a démarré avec le groupe original formé pendant le lycée, nommé Fratellis (rien à voir avec The Fratellis), composé de 12 membres, mélangeant théatre, avec de courts extrait comiques écrit par Dominique Persi, et musique avec le dark-cabaret comme style de musique. Avant-garde métal (c'est "in" comme terme...) ou dark-cabaret, Stolen Babies mélange allègrement accordéon, tuba, bruit de jouets pour enfants. Le line-up actuel du groupe est réduit à 4 membres, ce qui ne les empêche pas de produire un joli foutraque. Des influences tels que Fishbone ou Mr. Bungle, Stolen Babies se trouve à la croisé de The Dresden Dolls, Velcra ou Dillinger Escape Plan. En parlant de DEP, Gil Sharone officie aussi à la batterie pour Stolen Babies. Après deux démos et un EP, The will be squabbles ahead est leur premier album, sorti en 2006, mais réédité en 2007 à la suite de leur signature sur The End Records.

Stolen Babies / Chronique LP > There be squabbles ahead

Stolen Babies : There be squabbles ahead Imaginez The Dresden Dolls version métal et en plus méchant, voilà à peu près Stolen Babies, un chant à la fois écorché, doux et théatral, une solide basse qui claque à mort, une batterie de fou (monsieur joue dans Dillinger Escape Plan, ça aide forcément), un synthé ultra-kitch, un accordéon, des bruitages tout droit sorti d'un crêche, bref Stolen Babies risque de ne pas plaire à tout le monde, mais va forcément faire plaisir au reste. "Spill" met tout le monde d'accord d'entrée de jeu, Slipknot version "j'ai appris à jouer une mélodie et à faire des compos", ça part dans tout les sens, c'est surtout d'une densité monstrueuse, une intro avec des cloches d'église et son piano kitch, -Charlie Oleg à ma droite !-, un chant à la fois clair et qui s'énerve, le tout s'emballe sur un rythme soutenu, impossible de reprendre son souffle, c'est carré, compact, ça repart toutes les 10 secondes, impressionant d'efficacité. L'album est produit par Dan Rathbun (Sleeptime Gorilla Museum et oui rien que ça), qui apparaît sur plusieurs titres comme "Filistata" aux choeurs et "Swint ? or Slude ?" au tuba. Notons aussi la jolie pochette réalisée par Crab Scrambly.
Une basse au son monstrueux, ça claque, ça brille, des cordes en nickel et un vieux Ampeg à lampes , l'intro de "Awfull fall" ou "Tablescrap" y doivent beaucoup pour se mettre dans l'ambiance, groove érotique pour ce dernier titre, ça glisse, c'est fluide, un accordéon en contrepoint, un titre qui accélère avec Dominique qui chante deux parties. Bref Stolen Babies possède son style bien particulier, chose très appréciable dans cet époque de clonage industriel.
Bande-son d'un cirque ambulant, le chapiteau est comble, l'atmosphère poussiéreuse et suffocante, "Swint? or Slude?" fait dans l'instrumental déstabilisant, ambiance un peu creepy, touche magique dans cet album complexe. Stolen Babies est riche en influences et surtout riche en idées, "Tall tales" commence sur un synthé mais continue sur une avalanche binaire, une basse hypnotique, guitare étouffée qui ajoute à l'opression ambiante, c'est de la magie sonore en concentré. Difficile de s'y repérer dans ce complexe There be squabbles ahead, titres métalliques ("Spill", "Tablescrap"), ambiance électro ("So close", "Awfull fall"), titres à l'ambiance cabaret que l'on retrouve sur tout l'album mais particulièrement sur des titres comme "Filistata" et "Sinwt? or Slude?", titre mélancolique très poignant tel que "Gathering fingers" ou le languissant "Lifeless", There be squabbles ahead reste extraordinairement homogène et consistant, malgré toutes ces idées, toutes ces ambiances. Stolen Babies c'est énorme et ça mérite d'être écouté tout de suite!