metal Métal > Still Remains

Biographie > pour ne pas oublier


Dans le Michigan, il y a Detroit et c'est à peu prés tout... Et si Still Remains vient du Michigan, ils ne sont pas de Detroit, ils viennent du bled d'à côté : Grand Rapids, une ville marquée par les stigmates du passé... Pour sortir de là, le rock n roll n'est pas la voix la plus simple, c'est pourtant celle choisie par TJ Miller (chant), Evan Willey (basse), Jordan Whelan et Mike Church (guitares), AJ Barrette (batterie) et Zach Rocth (samples), aprés avoir chacun joué dans différents groupes, ils se retrouvent pour former Still Remains, aprés des démos et un premier album en 2004 (If love was born to die chez Benchmark), ils jouent avec Poison the Well ou Every Time I Die et signent chez RoadRunner et vont enregistrer avec Gggarth Richardson (RATM entre autres !) un album intitulé Of love and lunacy, il sort en France en mai 2005...
Malgré un certain succés Zach Roth quitte le groupe, il est remplacé par Ben Schauland. C'est ensuite Evan Willey qui préfère fonder une famille et quitter le combo, il est remplacé par Steve Hetland, les deux nouveaux se connaissent puisqu'ils jouaient ensemble au sein de Vindicated.
Durant l'été 2007 sort The serpent.

Still Remains / Chronique LP > The serpent


Still Remains - The serpent Malgré le renouvellement du tiers de son effectif, Still Remains n'a pas changé son fusil d'épaule et a gardé l'équilibre entre mélodies et blast dans sa ligne de mire. Le préposé au clavier/sample s'impose même dès son arrivée en ayant la charge d'ouvrir l'album avec le titre éponyme "The serpent", un petit morceau instrumental blindé de sons électroniques et rythmé par une batterie qui pulse. Idéal pour faire monter la sauce. De toute façon, il est évident que Still Remains tient à son "image de marque" (celle d'un combo melodico-hard-core avec un clavier), les deux premiers singles tirés de The serpent (à savoir "Stay captive" et "Dancing with the enemy") laissant beaucoup de place aux parties de synthé, des parties qui incitent parfois plus à danser qu'à se rentrer dedans... Ceci dit, les autres zicos ne font pas non plus de la figuration, il reste des guitares qui tracent la route ensemble ("The wax walls of an empty room") ou chacune de leur côtés ("Dropped from the cherry tree", "The river song"). Les rythmiques sont au diapason des humeurs du chanteur, elles peuvent se faire douces quand il le faut suivre les émotions ("Maria") ou explosives quand Still Remains se souvient qu'au départ, c'est un combo HxC et le prouve avec "Anemia in your sheets", un des meilleurs titres de l'album... Bien evidemment, les ouverts d'esprits et amateurs de la fusion des genres apprécieront plus particulièrement les morceaux où Still Remains mélange toutes ses influences ("An undesired reunion"), poussant parfois ses capacités à leur paroxysme. C'est le cas avec "Avalanche". Une voix grave bien bourrine nous tombe dessus dès le début, renforcée par des riffs tailladant dans le gras, le clavier apporte un peu d'aération et le titre se termine avec la prise de pouvoir d'une guitare acoustique...
The serpent n'est donc pas un simple album de transition après ce qu'on pourrait appeler la petite crise de croissance de Still Remains mais bel et bien la suite directe de Of love and lunacy.

Still Remains / Chronique LP > Of love and lunacy

Still Remains : Of love and lunacy Le Hard Core est un des styles les plus découpés par les passionnés : vieille ou nouvelle école, avec ou sans alcool, avec ou sans animaux, avec ou sans New Yorkais, j'en passe et des meilleurs... Depuis quelques temps, on entend de plus en plus de HardCore "mélodique", mais pas du skate core hein, du métal HardCore mais avec des mélodies dedans, des refrains chantés très clairs, plus ou moins enlevés et qui ralentissent forcément le rythme des coups de butoir pour que l'ensemble devienne cohérent et accessible... Les intégristes du genre s'en donnent à coeur joie pour les détruire (booh, les traîtres) mais de là à dire que Still Remains fait dans le commercial, il y a un pas que je ne saurais franchir, certes, les mélodies sont ultra présentes (parfois trop ? "The worst is yet to come" ou la transition piano qu'est "With what you have" sont peut-être hors sujet...) mais le groupe n'a pour autant pas renié les parties blast et mosh, les couplets sont bastons à souhait et avec le son tranchant de Gggarth Richardson et les deux grattes (fort bien utilisées car bien souvent complémentaires), les titres de Of love and lunacy ne sont pas conseillés pour draguer les demoiselles à la radio avec du rock de rebelles. Alors proches de Caliban les gars du Michigan ? Pas autant qu'on pourrait le penser car ils ont ajouté à leurs riffs et rythmes pas mal de nappes de synthé/sampler (et là, pour certains fans de HardCore, c'est le drame !), ça densifie les titres avec des fonds sonores mais ça permet aussi de pimenter certains titres ("To live and die by fire") et d'assurer de beaux breaks ("Recovery").
Still Remains apporte une eau fraîche au moulin HardCore réussissant le mélange du son brut de décoffrage avec quelques lignes de chant harmonieuses.