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Stereotypical Working Class > Chronique EP / Stereotypical Working Class

SWC : maxiEt oui, pour une fois peut être, voici la chronique d'un quatre titres d'un groupe qui fait de plus en plus parler de lui. Dans les magazines, à la télé, dans des festivals de plus en plus énormes, et sur le net... sauf chez nous, sur le W-Fenec... Pourquoi ? Bonne question... Alors que nos confrères et surtout amis Santagore, E-Zic, Hammerock, et j'en passe, font des éloges de ce quintet, nous, on a décidé de laisser passer l'orage. Pour une simple raison : en étant tout à fait honnête, le quatre titres de Stéréotypical Working Class tue, le son est très bon, les compos sont efficaces, bref tout pour faire une bonne chronique. Mais, car il y a souvent un mais, à force d'entendre parler d'eux comme des bêtes de scènes et des bosseurs infatigables en répet sans avoir entendu de morceaux du groupe Lyonnais, je me faisais une joie d'entendre leur production. Et, à la reception dudit disque, un certain sentiment de déception m'a parcouru. Deception relative bien sur, mais deception quand même. Avec ce maxi, j'ai eu l'impression de m'être fait duper, car je le répète, tout le monde en parlait comme si c'était la nouvelle révélation dans l'hexagone. Mais il manquait un truc, il manquait ce quelque chose pour me faire grimper au rideau. Manque d'originalité, peut être : l'ombre d'Incubus est omniprésente. Comme quoi il ne faut peut être pas trop se fier à ce qu'on nous raconte, de peur de retomber sur terre. Donc voilà, alors que le groupe a une actualité des plus chargées, je me réécoute la galette éponyme, et, en essayant de ne pas trop me contredire, ça bute. 4 titres très travaillés, 4 compos de folie. On sent qu'il y a du travail derrière, le chant est bon, bref le tout est bien ficelé. Chanté en français et le plus souvent en anglais, Stéréotypical Working Class fait preuve d'una maturité étonnante pour une première production. D'entrée, "Already Lost" met tout le monde d'accord. 3'30 de bonheur, le single parfait. Grosse guitare comme à leur habitude chez Kraemer/Jordan Master (déjà responsable de la tuerie Tomfool), le refrain est imparable, et c'est peu de le dire. Martin, du haut de ses 18 ans à l'époque, c'est le genre de mec à filer des complexes à des gars qui sont dans le circuit depusi des années. Mais musicalement, même si le morceau est doté d'une belle structure, on sent les influences faciles des ricains. "Illusion" est aussi un single parfait de par son intro fracassante et ses couplets, en français, entrainants. Un invité de marque qui laisse sa griffe chez pas mal de groupes métal dans l'hexagone, l'extraterrestre Bob des Mutants Watcha. Belle contradiction entre le rythme funky et la vois hypra mélodique de Martin et le refrain brutal à souhait variant entre le chant clair de Martin et le gosier si caractèristique de Butcho. Un bel échange rythmé par une musique qui sait varier les ambiances. Troisième morceau et troisème single potentiel pour SWC, ça commence à faire beaucoup !!! Mais loin de moi l'intention de me plaindre. Toujours cette puissance des guitares variant antre l'émo et le métal, la voix mélodique et les hurlements saturés. "Miscellaneous", qui cloture ce prometteur quatre titres, reste dans la veine d'Incubus mais reste tout de même en retrait des précédents titres, malgré le niveau technique et la composition elle aussi bien inspirée.
En 4 titres, SWC met la claque à tous ceux qui n'attendaient pas de découvrir un groupe aussi balaise. Avec de l'expérience et un peu plsu de maturité au point de vue des influences, il est clair que SWC a des jolis jours devant lui. Et puis, je ne vais pas faire l'affront de vous conseiller de vous procurer ce disque, vous l'avez déjà, alors...

gui de champi
Septembre 2002

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