metal Métal > Speewy Noisy

Biographie > N'est pas noisy que de nom

Nourris par Poison The Well, Vision Of Disorder ou Dillinger Escape Plan, les Speewy Noisy ne font pas dans la dentelle. Peaufinant leur métal chaotique depuis l'aube de ce nouveau millénaire, le quatuor (composé de Fa (Chant), Fab (guitare), Marco (Batterie), et Mik (Basse)) a été sélectionné deux fois pour le tremplin régional des Eurocks et déboule avec une nouvelle démo (la troisième du groupe) en 2004.
Courant 2005, Mik cède sa place de bassiste à Bobby, le groupe participe à nouveaux à la selection du tremplin des Eurockéennes et en octobre, Last food, nouveau maxi du groupe, voit le jour.

Speewy Noisy / Chronique EP > Last food

Speewy Noisy : Last food Parallèlement à sa modification de line-up (changement de bassiste), Speewy Noisy se permet de changer (légèrement) ses angles d'attaques, laissant libre court à un "rock'n'chaos", comme ils l'ont eux-même dénommé.
Quittant les rails d'un métal foncièrement chaotique, les belfortains se sont donc dirigés vers quelque-chose de plus rock, de plus malléable et (en apparence) de moins cathartique. Sans pour autant sombrer dans de vulgaires complaisances ni perdre son habitude à manipuler différent climats, un des caractères imminent du groupe. L'exemple le plus frappant de ce changement d'orientation est certainement "Hum". Ce titre (le plus court) est en effet très révélateur de ce glissement rock, principalement par la guitare et aussi, en moindre mesure, par la batterie.
Déjà exposées dans leur précédent disque, les envies de moments posés ressurgissent dès la première piste de celui-ci ("Mange ta merde"). Mais le chant convulsif fait toujours acte de profondes incisions, et le quatuor pratique encore ses chamboulements, ses intrusions "mathmétalliques" pour nous rappeler qu'il s'agit toujours de Speewy Noisy que l'on écoute. Et le groupe confirme ses dispositions à (dé)structurer à sa façon son écriture pour s'exprimer pleinement. En témoigne la durée des morceaux, variant de 4 à 8 minutes.
De l'étourdissante précédente démo à Last food, les Speewy Noisy laissent glisser une matière musicale plus fluide comme si ils avaient changé de pas de danse. Un pas de danse qui en désappointera mais aussi, à l'instar de son visuel, une démarche moins ésotérique pour, qui sait, un public plus large.

Speewy Noisy / Chronique EP > Antalgique

Speewy Noisy : Antalgique Avec ces 4 titres encore marqués par leurs influences, les Belfortains de Speewy Noisy savent néanmoins frapper fort sur la table. Chant crié et hurlé, riffs tranchants, structures chaotiques mais aussi passages plus aériens ("Aveugle") judicieusement placés, sont au rendez-vous de cette démo. Il est à remarquer que 3 titres font directement partie du champ lexical de la médecine, sauf "Trace" (remarquez, avec trace de sang on est plus très loin...) comme pour nous intimer que d'écouter Speewy Noisy, c'est comme faire un séjour à l'hôpital ou se faire disséquer sur pieds. C'est "Cirrhose" qui m'a le plus séduit, non seulement parce que le groupe a le temps de s'exprimer (6 minutes) mais aussi parce qu'il offre une intrusion dans un territoire à la fois glauque et calme ainsi qu'une conclusion acoustique qui apportent plus de diversité au titre.
Chaque titre est une attaque en règle, ainsi l'incisif "Antalgique" est assimilable à un défouloir pour commandos en mal d'aventures. "Aveugle", plus calme, s'offre une apparence "quasi-émo" qui n'ôte rien à la pertinence ni à la force de frappe du morceau. Et ça repart dans la barbarie la plus pure avec "Trace" qui, en passant par les tympans, martèlera une fois de plus les esprits. Bref, la trouée de Belfort compte là un groupe, certes encore jeune mais qui, situé entre Converge et Dillinger Escape Plan, possède de réelles armes pour conquérir un territoire plus large.