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Biographie > Le syndicat du "crime" sonore

Formé en 2002, Sonic Syndicate répond à l'origine au doux nom de Fallen Angels, patronyme sous lequel le groupe enregistre 3 démos en trois ans. En 2005, les suédois enregistrent leur premier album (Eden fire) et en profitent pour changer de nom et devenir Sonic Syndicate. Deux ans plus tard, le groupe signe chez Nuclear Blast et sort l'album Only humain avant de tourner massivement avec Caliban, Heaven Shall Burn, Soilwork ou Dark Tranquility. Décidé à enchaîner et battre le fer tant qu'il est chaud, il met en boîte Love and other disasters (2008) et encore deux ans après, We rule the night, toujours chez Nuclear Blast

Sonic Syndicate / Chronique LP > We rule the night

Sonic Syndicate - We rule the nigt Il y a quand même des moments où l'on se demande si cette industrie (et le système qui l'englobe) ne marche pas sur la tête. Prenons l'exemple de la promo ciblant le nouveau Sonic Syndicate, combo suédois surfant sur les vagues conjuguées d'un rock puissant à tendance électro et d'un metalcore soit-disant burné mais pas trop histoire de cartonner dans les charts (scandinaves et nord-américains surtout) : un album tout frais tout neuf, une sortie chez un poids-lourd de la scène internationale, en l'occurrence Nuclear Blast (In Flames, Testament et consorts...) et des attachés de presse/promotion disséminés un peu partout. Là, normalement aucun problème. Sauf quand la promo hexagonale dans le cas présent, est gérée par une personne qui soit : a > a des difficultés en français ; b > n'en a carrément rien à faire et ne porte aucun intérêt au média web ; c > ni a, ni b mais c... Conséquence immédiate : deux/trois mails qui partent en rafale aux quatre coins du globe, des redirections à la volée, une réponse en allemand, une autre en anglais et dix jours plus tard c'est dans la boîte. Ou comment célébrer une fois encore la belle efficacité du travail "à la française". Soit le même que chez nos voisins, mais en moins bien, en plus lent à la détente (une réponse au mail après 12 jours et deux relances, trop tard, "you loose, try again") et clairement inefficace. Heureusement, d'ordinaire c'est quand même plus simple (ouf).
Sonic Syndicate donc, puisque c'est en réalité le sujet qui nous occupe ici (quoique...). Un groupe précédé d'une flatteuse réputation : suédois, gros son, belle puissance de feu, variation de styles et label mastodonte derrière = a priori, du tout bon. "Beauty and the freak", premier titre de We rule the night, se charge de terminer les présentations. Rayon efficacité ok, niveau puissance de feu, on a vu mieux mais c'est acceptable, mélodies un peu balourdes mais l'ensemble est suffisamment bien fait pour passer l'étape du contrôle qualité. Par contre, c'est quand même mainstream pour l'instant. Super mainstream même. "Revolution, baby" (et son intro bien troussée soit dit en passant) puis "Turn it up" (pénible) confirment l'impression générale, Sonic Syndicate a de la qualité certes, mais c'est clairement BEAUCOUP trop calibré pour nous faire grimper aux rideaux. De petites touches d'électro pour clubbers, un pseudo metalcore enrichi en power-rock appauvri, des mélodies bien "soupesques" (pour arriver jusqu'au terme de "My own life", se menotter au fauteuil est préférable), difficile de savoir exactement ce qu'on ont essayé de faire les suédois avec leur album. Peut-être mettre un peu de tout ce qui pouvait marcher dans le mixeur, réduire tout ça en miettes avant de servir le tout tartiné à la va-vite ("Burn this city", "Break of day"). Dans le meilleur des cas, ça passe à peu près (cf : "Plans are for people", l'éponyme "We rule the night", un peu avarié quand même > même si sur un malentendu et à moitié bourré, ça doit "presque" le faire), dans le pire des cas, c'est de la bouillie, faut donc prévoir son "sickbag" ("Black and blue", "Miles apart"). Et comme en plus, la promo est ici faite avec les pieds, faudra pas s'étonner que l'industrie de disque se prennent des quiches par palettes entières depuis une petite dizaine d'années. Bon appétit. Fin de transmission.