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Chronique LP : Dopesmoker
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16/11/06 Om en mode acoustique :
Om, side-project de Sleep (stoner-metal culte), a mis un titre live ("To the shrinebuilder") sur son myspace.
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Sleep > Biographie / The (stoner) doom generation

L'histoire commence à la fin des années 80 du côté de la californienne cité de San José et s'est depuis nourrie de nombreux rebondissements façons 24 Heures Chrono ou presque... A cette époque se forme alors le groupe Asbestos Death autour de Chris Hakius (batterie), Al Cisnesros (basse/chant), et Tom Choi (guitare). Notamment influencé par le l'incontournable Black Sabbath, le trio est rejoint un peu plus tard par un second guitariste, le géant Matt Pike (depuis devenu membre à part entière de High on fire, et enregistre plusieurs EP's, histoire de se faire la main en taillant du riff qui bétonne. Après un petit remaniement interne, exit Choi welcome Justin Marler. Résultat indirect, dommage collatéral, Asbestos Death devient Sleep. Remarqué par le label indépendant Tupelo Records, Sleep sort dès 1991 son premier album, sobrement intitulé Volume 1 et qui compile notamment quelques morceaux écrits du temps d'Asbestos Death. Après un nouvel EP l'année suivante (Volume 2 EP, Justin Marler quitte le groupe qui redevient trio et signe chez Earache Records, chez qui le groupe sort Sleep's holy mountain. On est alors en 1993 et Sleep vient de poser une énorme mine au coeur de la scène metal/ stoner de l'époque. Doom crasseux, stoner metal massif, southern rock burné, le groupe accède au rang de culte et c'est avec le producteur de Holy mountain que Sleep compose et enregistre alors un album composé d'un seul et unique titre de plus de 60 minutes ! Effrayé par le côté hermétique et le faible potentiel commercial d'un tel disque, London Records chez qui le groupe a entre-temps signé refuse unilatéralement de sortir le disque, entraînant de fait, le split pur et simple du groupe.
Mais, parce qu'il y a un rebondissement dans cette histoire, Lee Dorian (Cathedral), fondateur du label Rise Above (Electric Wizard, Capricorns, sHeavy, Firebird, Orange Gobblin et quelques autres...) récupère les masters de l'album et le sort dans une version amputée d'une dizaine de minutes, divisée en 6 segments et baptisée Jerusalem. L'initiative louable, ne fait pourtant pas oublier que l'album n'était en réalité composé que d'une seule piste audio, mais (oui, encore un), en 2003, Tee Pee Records rend enfin grâce au travail de Sleep en sortant Dopesmoker dans sa version intégrale, agrémenté d'un morceau live. Cette fois, l'histoire du groupe semble terminée, sauf que... en 2005, Al Cisneros (resté silencieux pendant pas mal de temps) et Chris Hakius (qui a entre-temps formé The Sabians), deux des membres de Sleep de la première heure reforment un duo baptisé Om et préservent ainsi l'héritage de l'un des groupes fondateurs du mouvement stoner/doom.

aureliO
Septembre 2007

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