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Originaire de Alb.-a-Velha Aveiro au Portugal (à part Moonspell et TwentyInchBurial, rares sont les groupes portugais qui franchissent nos frontières...), Skypho est l'un des bons groupes dit "metal" du pays le plus occidental du continent européen. Composé de pas moins de six membres, Carlos Tavares (chant), Ze Manuel Vidal (guitare), Ricardo Aguiar (basse), Hugo Sousa (guitare), Carlos Vidal (percussions) et Ricardo Fontoura (batterie), Skypho est une véritable "tribe" évoluant depuis 2002 dans un registre metal tribal alternatif à la fois puissant, incisif et abrasif. Pendant plusieurs années, le groupe se cantonne à la scène et tourne un peu partout dans son pays natal et au-delà, avant de se rendre en studio entre décembre 2006 et février 2007 pour mettre en boîte son premier EP : Nowhere neverland.

Skypho / Chronique EP > Nowhere neverland


skypho_nowhere_neverland.jpg Artwork plutôt réussi, packaging particulièrement soigné, si Skypho n'en est qu'à ses premières armes discographiques, le groupe n'utilise pas l'excuse du débutant pour faire les choses à moitié. Une fois passées ces considérations esthétiques et matérialistes (quoique ça compte aussi...), place à la musique du sextet lusitanien et à une intro typiquement tribale interprétée avec des instruments à vents traditionnels ("Walking in a time line"). Sympathique mais déjà vu. "My last words" entre plus dans le vif du sujet. Skypho fait parler les guitares sur un morceau émo-métal qui alterne avec une certaine efficacité plans/vocaux mélodiques et fulgurances/hurlements émocore. Après une première salve catchy, le groupe travaille ses atmosphères, prenant soin de livrer un morceau aux ambiances hypnotiques, un titre empreint de psychédélisme desert rock et qui permet aux portugais de montrer une autre facette de leur musique. Seul défaut, le chant est un peu trop "mellow" et le final complètement raté. Dommage pour un morceau éponyme qui s'annonçait comme le climax de ce mini-album. Skypho se rattrape avec "My insomnia", sorte de crossover émo-nu metal entre un System Of A Down sous hallucinogène et un Soulfly qui se serait levé avec une gueule de bois carabinée. Quelques breaks salvateurs, un chant alterné qui se révèlent assez ravageur et des guitares qui tamponnent, le tout dopé par un groove rythmique terriblement efficace, on en prend dans les rotules. C'est carré, maîtrisé, puissant et incisif. A défaut d'être véritablement original, le groupe assure un titre bien burné et livre par là-même un single évident. Cinquième et déjà dernier morceau de cet EP, "Alone (die alone)" se présente comme la synthèse catchy des quatre titres qui l'ont précédés sur la platine. Les six envoient du riff, mettent leurs trippes sur la console de mixage et balancent leurs décibels avec en enthousiasme qui ne se dément pas. Au final, nous voilà avec dans les mains, un premier essai soigné, qui non exempt de défauts, présente des qualités indéniables en matière d'émo/nu métal, le tout sans trop jouer sur les poncifs éculés d'un genre archi rebattu.