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Biographie > quelques mots sur Sinch

A l'heure où on découvre Sinch, ses membres se connaissent depuis plus de 10 ans ! C'est au lycée que se rencontrent Jamie Stem (chant), Tony Lannutti (guitare), Mike Abramson (basse) et Dan McFarland (batterie). Ils forment Sinch, leur premier groupe en 1994 après avoir passé l'équivalent américain du bac. Après une dizaine de mois passé ensemble, ils sortent une démo 6 titres. En 1996, elle est suivie par un premier album The srychnine. Ils tournent sur la côte est et écoulent 1.000 copies de cet autoprod'. Puis, en décembre 1998, sort un nouvel opus, Diatribe, toujours de façon indépendante, avec pour soutient des radios locales et le milieu indé. Leur vécu leur permet de faire quelques gros coups comme les premières parties de KoRn ou Rob Zombie mais aussi de jouer avec Chevelle ou Liquid Gang. En 2000 paraît Project: bluebird, ce EP change leur vie de musiciens, ils signent chez RoadRunner et enregistrent leur nouvel album avec Malcolm Springer (Fear Factory). Ils prennent également à leur service Jay Smith qui illustre désormais leurs concerts avec sa Ocular Noise Machine, une machine qui projette des images en fonction de la musique jouée. L'album, éponyme, sort au printemps 2001 aux USA et mi-juillet 2002 en France.

Sinch / Chronique LP > Sinch

sinch Cet album de Sinch est assez étrange... Il y a à la fois quelque chose qui lie tous les titres et d'autres petites chose qui nous font penser à des tas de groupes rock, métal, grunge. Les parties calmes du chant et de la guitare de "433 (hypothetical situation)" louchent gravement du côté de Creed, des passages de "To die in fail" ou "Passive resistor" peuvent faire penser à du Disturbed, la partie finale de "The silent acquiescence of millions" semble tout droit sortie du Utopia de No one is Innocent, sur "Bitmap" un petit passage a un arrière goût PapaRoachien et "Armslenghth" copie assez largement Pearl Jam ! Et dans l'ensemble, on tire vers le Vex Red ou Cortizone, de la musique sombre avec un chant aérien, doux ou rageur. Etranges impressions donc, on trouve de tout dans Sinch, et il me semble que chacun y trouvera ses propres références, comme si cet album au travers de 11 titres était un catalyseur de mémoire musicale, faisant remonter à la surface tout un tas de souvenirs de riffs, d'ambiances, de sonorités qui nous ont été donné d'écouter durant notre vie. Par contre, j'ai eu beau chercher, j'ai pas trouvé de ressemblance avec Tool, ce que cherche pourtant volontairement à nous faire écrire la présentation officielle du groupe... Certes le chanteur a une voix claire qu'il sait alourdir de temps en temps, mais elle est très loin de la pureté de MJK. Rien d'incroyable dans la rythmique, c'est surtout dans les guitares et les samples que Sinch place ses atouts qui sont autant d'envolées, de mélodies, de breaks. Reste que tout cela semble déjà avoir été joué par d'autres, comme si Sinch était un puzzle cohérent créé à partir des pièces de dizaines d'autres puzzles, très étrange impression mais au final, on est tout de même accroché par le tout. A priori cet album a une durée de vie très courte mais si Sinch ne deviendra jamais un grand groupe on pourrait le réécouter avec plaisir dans quelques mois.