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Emmené par Amaury Fantoni (chant), Damien Fantoni (guitare), Nicolas Chastel (guitare), Max Albrand (basse) et Jean Fernandes (batterie), Simplixity prend définitivement forme courant 2007 et après une première démo suivi de quelques prestations scéniques remarquées, décide de mettre en boîte un premier album. Le groupe décide alors d'enregistrer cet effort, intitulé The shed skin chapter, au Concrekte Studio (Eryn Non Dae, Otargos, Warattah...) avant de le sortir, en autoproduction, au printemps 2011.

Simplixity / Chronique LP > The shed skin chapter

Simplixity - The Shed Skin Chapter Simplixity, c'est le genre de groupe a envoyer une première mine d'entrée de jeu, histoire d'allumer la cible bien comme il faut et de laisser des miettes à la concurrence. Comme ça juste pour calmer les ardeurs. Cocktail metalcore/punk/hardcore lancé à vive allure, les premiers morceaux défilent et le groupe balance la tripaille sonore avec une sacrée envie d'en découdre. Technicité de pointe ("The book of humanity"), des compos fuselées et un rythme d'enfer qui ne se dément jamais, la première volée de titres distribués par le combo bordelais défouraille sévèrement les esgourdes et c'est alors que les Simplixity se décident à changer de plateau. Exit le gros metalcore thrashisant et volcanique, welcome l'ambient post-machin à tendance dronisante ("Self made conscience", "Apolysis"), bref le groupe surprend et se pose là où l'on ne l'attendait pas du tout. Et convainc.
The shed skin chapter, c'est donc l'album d'un groupe, encore "jeune" mais qui sait aussi déjà bien taper dans le gros metal moissonneur de tympans comme dans quelque chose de plus fin, moins évident mais tout aussi efficace. Entre un "This step, my life" ou un "Within" pas avare en séquences de trépanation hardcore punk bien velues et la petite respiration du coeur de l'album (ou son final avec "The only law"), il y a un petit monde d'écart mais cela ne gène absolument pas les bordelais qui l'ont pour le coup joué, à l'"américaine". En gros : "je change de style en milieu d'album et alors ?" Et puis, ça ne les empêche pas de tout (re)lâcher avec un "Colossal" qui annonce la couleur rien que dans son titre. Les torrents de pourpre vont tout emporter sur leur passage. Implacable, metalcore groovy aux relents grind/ punk as fuck pas dégueu quand il le faut, Simplixity tartine gaiement les membranes auditives et ne se prive pas d'y mettre une double couche si nécessaire ("My thematic"). En cela, le groupe est vraiment pas mal. Et quand il fait autre chose, il s'en sort tout aussi bien. Balèze.