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silmarils 4 life 30/12/07 Salsedo solo : David Salsedo (chanteur de Silmarils) en solo et dans un clip vidéo ? C'est sur youtube.
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Silmarils > Chronique LP / 4Life

silmarils 4 lifeIl y a du manifeste dans l'air, comme un parfum d'auto-analyse suggestive gonflée d'une sacrée dose de détermination à faire pâlir un indépendantiste corse. Entre méthode Coué assumé et revendication vengeresse d'une place de leader qu'ils n'auraient jamais du quitter. C'est même le thème principal d'un album qui aurait pu tout simplement s'appeler "Life" tant il respire à plein nez le retour du royaume des morts, le démantèlement du purgatoire. Les Silmarils relèvent la tête, repoussent la pierre tombale et l'étiquette sous laquelle on a voulu les enterrer vivants, défoncent le portail rouillé du cimetière des has been pour aller prendre un bon bain de soleil et de jouvence. Les franciliens revendiquent une honnêteté à toute épreuve ("Pour ça"), une volonté jamais dévoyée ("Je ne dois rien à personne"), un état d'artiste qui ne s'est jamais laissé aveugler par les lumières des projecteurs ("On n'est pas comme ça", "Quoi qu'il en reste") pour mieux se concentrer sur leur propre "Guerilla" urbaine et musclée ("Animal"). C'est bien de ça dont il s'agit d'ailleurs, et quand David Salsedo ne parle pas de son groupe, de sa vie, c'est pour cracher son dégoût de la violence comme argument électoral ("Grass smocking"), des fils à papa embourgeoisés ("Folk song") et surtout de ce "gangster en costard qui fête à l'Elysée sont mot de retard pour le mitard" sur un "Troisième tour" au riff dévastateur et aux rimes qui font froid dans le dos. On passera rapidement sur les vestiges d'une rencontre avec Superbus sur le power-pop "Always shine" qui contraste férocement avec la puissance de feu déployé ailleurs par des Simarils qui réinventent le mot fusion à coup de guitares tranchantes, d'une basse lourde de 10 tonnes et d'un flow maîtrisé à la perfection par l'animal Salsedo, loin des jérémiades des néo-métalleux dreadlockés. Tout ça pour conclure en beauté par un "Smart" désopilant et remuant, aux frontières du réel. Très classe.

jarod
Juillet 2003

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