metal Métal > Sickbag

Biographie > Sac à vomi

Composé à sa naissance, en 2003, de Julien Henri (chant), François Roux-Vecchiali (batterie), Joackim Piquot (basse), Diego Janson et Julien Divert (guiatres), Sickbag a tout de suite opté pour jouer du grindcore capable de gober au passage hardcore, death, sludge,etc... Influencé par Napalm Death, Botch, The Dillinger Escape Plan, Dying Foetus, le groupe enregistre sa première demo (Vomiting reflex) et débute les concerts. C'est en 2004 que le groupe commence à se faire remarquer par la presse, avec la sortie de A perfect world of shit chez Deadcirkus Records d'un nouvel EP. C'est également sur ce label (hébergeant Mesrine, Gastric Burst, ...) que Sickbag offre trois nouveaux titres au split CD Da grind, auquel participent Desecrator, Disaster et Elysium. Puis, le groupe est aussi appelé à collaborer aux compilations Sortachatte volume 2, Sumo Disentery, Obscene extreme et au Sampler Overcome volume 3. Parallèlement à ces diverses sorties, Sickbag se donne en concert, et lui permet de croiser Pitbulls In The Nursery, Korum, Imply In All, Blockheads, Emeth, Happy Face, ...
C'est en 2006 que le groupe rentre au Loko Studio (Sequoia, Right 4 Life, Kobayes, ...) pour donner vie à son premier album. Bushido codex verra le jour à l'automne 2006 en France via le label polonais Deformeathing Productions.

Sickbag / Chronique LP > Bushido codex

Sickbag - Bushido codex Non, je ne suis pas un die hard fan de tel ou tel style de musique et encore moins de grindcore en particulier mais ai plutôt tendance à m'attarder sur un groupe à partir du moment où cela me plait et que le produit paraisse un minimum soigné (ceci permettant de passer de Redbong à Mumakil ou à Bëat In Zën). Et évidemment, en ayant suffisamment de temps à lui consacrer. Pour Sickbag, les deux premières conditions furent réunies assez rapidement mais il a fallu attendre ce mois de mai, riche en temps de clavier disponible, pour qu'une humble page lui soit consacrée. Ah, des paroles, des paroles, des paroles mais venons-en aux faits !
Et au niveau des actions, Sickbag n'a pas franchement l'air de s'assoupir car le groupe fulmine de nervosité, et ce ne sont pas les petites intros ventilées (garnies de clochettes ou d'un piano) de "Whose next ?" ou "Empire of disgust" qui viendront perturber le dispositif. Car c'est en lorgnant sur le death-métal et en enfournant de grosses cuillérées de hardcore (bien chaotique) dans son appétissant grindcore que le quintet vient te chatouiller les tympans. Et à l'aide d'une truelle s'il vous plaît ! Les changements de structures rappellent parfois ceux employés par des groupes plutôt math-métal comme Boys 1st Time ou Speewy Noisy ("Dirty ego", "Bushido codex"). Grosse présence du batteur sur ses pédales, le bassiste effectue son travail de fond avec déférence, auquel s'ajoutent une variété assez large de riffs ainsi qu'un chant relativement plaisant (pas trop "grouik-métal"), allant jusqu'à quelques claires apparitions sur "Year zero" et " Whose next ?".
Ajoutez à la galette une puissante production mettant en valeur chaque intervenant et une ligne graphique soignée au dépliant. C'est de cette façon que le grindcore ouvert d'esprit de Sickbag trouve fort légitimement une (petite) place chez nous, bien qu'il soit placé, c'est le moins qu'on puisse dire, sous le signe de la brutalité.