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Sic est un quatuor Lorientais qui, à l'heure où j'écris ces lignes s'apprète à sortir son premier album après deux démos. La première c'était Insane hope en 1999, la deuxième, Ergate est un maxi CD 4 titres sorti en 2001 (et chroniqué plus bas). On n'a pas grand chose à dire de plus si ce n'est que le groupe est composé de Nagar au chant, Alex à la guitare, Pok à la basse et Bat à la batterie et aux samples (programmation), qu'il a surtout tourné dans sa région, qu'il soigne particulièrement les aspects visuels et apprécie apparement les insectes :o)

Sic / Chronique EP > Hunt

sic : hunt En février 2003, Sic sort un nouveau maxi et presque tout est "mieux", les cinq titres sont servis dans un superbe digipak, ils sont accompagnés d'un clip, d'une partie multimedia assez bien fichue, le visuel est toujours travaillé avec soin, la production signée Terje Refsnes (Sound Suite Studio) est très très bonne... Bravo donc aux Lorientais qui se sont donnés les moyens de leur progression, de leur évolution. Là, où il y a un hic chez Sic, c'est que leur évolution a été aussi musicale et que leurs aspirations actuelles sont moins à mon goût, le groupe est nettement moins malsain, plus moins porté sur les ambiances, il se veut plus agressif et arrive même parfois jusqu'à du heavy. Voilà je pressentais que Sic pouvait faire mieux, ils ont fait mieux à tous les niveaux mais au niveau musical, je n'ai pas retrouvé dans Hunt ce que j'avais apprécié dans Ergate... Alors si toi aussi, tu as aimé Ergate, essaye Hunt, et si tu n'avais pas accroché Ergate, essaye Hunt.

Sic / Chronique EP > Ergate

sic : ergate Le maxi de Sic commence "doucement" : musique de fond, mise en place de la batterie, riffs de guitare noisy, slide et basse et chant se mêlent au tout pour lancer "Cronocution". Le chant perdu, planant puis agressif est, comme la basse, ultra présent, ça me semble un peu surmixé mais la prod' reste d'un très bon niveau pour un maxi/démo. Les guitares oscillent entre sons noisy et lourdes salves d'accords très néo, suivant en cela les lignes méldiques ou chaotiques de la voix de Nagar. Le groupe se réclame de l'influence de groupes aux émotions fortes, tel Tool, mais c'est plus vers à sorte de néo-core que Sic nous fait penser. Le combo cherche à nous mettre mal à l'aise par certaines ambiances, les breaks de "Sorry" par exemple, mais même si tout est bien en place, le chant un peu forcé sur les parties les plus sombres ne convainc pas autant que sur les parties calmes. Batterie et guitare sont bien plus à leur aise dans tous les registres et démontrent leur maîtrise des effets et des détails. "Disorder" lorgne plus vers les délires de Mike Patton, ceux de Fantômas et de Faith No More, avec un chant tantôt douxdingue crispant tantôt très hardcore, la musique cède elle aussi à quelques folies, le titre rebondit un peu dans tous les sens et porte bien son nom ! Néanmoins, il reste très audible et les gros riffs mettent un ordre tout militaire sur un solo de gratte bien placé. Le côté le plus brut, le plus "live" de Sic est pour la fin avec "Searching health", les guitares et la basse sont encore et toujours à la fête, la batterie se déchaîne et le chant "clair" est mis en valeur, toujours mieux tenu que celui parlé ou craché. Sic fait déjà bien mais peut faire beaucoup mieux...