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Shrinebuilder, c'est THE projet qui fait trembler les murs et attise les regards. Avec au casting rien moins que Scott Kelly (Neurosis, Tribes of Neurot), Scott Wino Weinrich (Saint Vitus, The Obsessed, Spirit Caravan, The Hidden Hand...), Al Cisneros (Sleep, Om) et Dale Crover (Altamont, Nirvana, (The) Melvins, The Men Of Porn), le projet annonce du très lourd. Des musiciens rompus aux codes du doom/metal/hardcore/sludge et affiliés qui décident donc de monter un projet aux allures de "all-stars band deluxe" du genre. Une attente décuplée par les backgrounds assez ahurissant de ses membres, voici donc Shrinebuilder, un groupe hors norme dont le premier album sort en septembre 2009 via Neurot Recordings (A Storm of Light, Akimbo, Made Out Of Babies...).

Shrinebuilder / Chronique LP > Shrinebuilder

Shrinebuilder 3 jours... c'est en tout et pour tout ce qu'il aura fallu aux Shrinebuilder pour mettre en boîte leur premier effort studio. Là forcément, vu le résultat, ça calme. En même temps, lorsque l'on jette un oeil sur le pedigree des mecs qui ont enregistré ça, on se dit aussi qu'avec des backgrounds pareils, ça devait couler tout seul. N'empêche que les cinq titres de l'album (en réalité seulement quatre sur la version promo envoyée à la presse...) confirme largement tout ce que l'on pensait du projet à la simple lecture des noms le composant.
Du lourd donc. "Solar benediction" porté par ses riff stoner mêlés d'effluves doom et son chant guttural en forme d'incantation métallique, met d'entrée de jeu les choses au clair. Shrinebuilder est la parfaite synthèse des talents et personnalités de ses différents membres. Pour rappel : Neurosis + Melvins + Sleep + Wino. Par conséquent, ceux qui s'attendaient à quelque chose d'incroyablement original dans la forme comme dans le fond peuvent passer leur chemin. Guitares lestées de plomb et passages plus aériens sont ici au programme d'un premier titre, d'une durée plus que raisonnable (8'45 quand même), nous plongeant dans l'univers d'un groupe qui a érigé le stoner/doom comme seule religion.
Bourdonnement saturé, groove psychédélique massif, de gros riffs bien pachydermiques, histoire d'imprimer le style, et quelques hurlements ravageurs pour muscler un peu tout ça, "Pyramid of the moon" sent bon la rocaille et les immensités désertiques. Les ambiances psychotropes ne font qu'accroître son caractère addictif et le groupe s'en remet définitivement aux dieux de la musique metal/rock caniculaire et enfumée. Une basse qui ondule entre les dunes de sable, un riffing narcotique et obsédant, "Blind for all to see" puis "The Architect" finissent de nous convertir à la cause de Shrinebuilder. Un all-star band deluxe qui n'en a certainement pas fini de compter ses adeptes...