metal Métal > Sherkan

Biographie > cher Kan...


Sherkan est jeune, trés jeune. Ce combo est né en décembre 98 mais a subi de nombreuses modifs de son line-up. Les 4 qui nous livrent cette énorme galette aujourd'hui (on est en 2001) ne jouent ensemble que depuis mai 2000, ce sont Rempo (chant), Antek (gratte), GRE (basse) et Chaos (batterie). Une première démo, enregistrée à l'été 99, tourne dans les milieux autorisés de la région parisienne et offre au combo plusieurs concerts et le titre de Révélation du printemps de Bourges 2000. A force de dates, le groupe se fait connaître et décroche une participation au Tremplin Onde De Choc 2000 organisé par RoadRunner France. Après un dernier changement de line-up et l'arrivée d'un nouveau batteur, le groupe entre en studio au début de l'été 2000 pour mettre sur bandes quelques titres. A l'automne, l'ADIAM 95 décerne le prix "groupe du Val d'Oise 2001" aux Sherkan, un accessit qui permet au groupe de faire des stages pour maîtriser le son et la scène mais aussi d'ouvrir pour Enhancer. La cagnotte du groupe augmente et une autre session studio est possible, la deuxième partie de ce qui sera leur premier album est enregistrée. C'est au printemps 2001 que la grosse galette, autoproduite, appelée Inner sort dans quelques bacs. Avec l'aide du collectif Wormcast dont ils sont incontestablement la locomotive, le groupe se lance dans la promotion de cet album qui devrait les amener très loin...
Alors que le groupe se faisait connaître, il quitte le collectif et passe en stand-by à partir de 2003, laissant quelques uns de ses membres participer à d'autres groupes (Le Noyau Dur, Strike Back), ils remettent le couvert en février 2008 avec Wings, Tcherno renforce l'équipe avec son clavier alors qu'à la basse, c'est Citrik qui a pris la relève.

Sherkan / Chronique LP > Wings

sherkan : wings Sherkan sort Wings après avoir disparu durant 5-6 ans de la scène métal française, croisant les idées de Counterfeit (album uniquement numérique) et de Radiohead (prix décidé par l'acheteur), il faut passer par le net-label Musik4one pour se le procurer. Pour à peine 10 balles (le prix minimal demandé étant de 150 centimes d'euro), tu peux donc écouter de façon légale les 15 pistes qui marquent le retour du -désormais- quintet. En quelques clicks, tu peux donc écouter, te faire une petite idée et acheter pour presque rien cet album (et celui de LND par la même occasion...), et à notre avis, ce Wings vaut un peu plus qu'1.50 Euros...
Pour ceux qui s'en souviennent Sherkan faisait dans le néo-métal plutôt brutal avec des rythmiques un peu barges et un chant oscillant entre le décapant et le charmeur, pour ceux qui les découvrent, c'est simple, le groupe a gardé ses bases (solides) et a ajouté le clavier (relativement discret dans l'ensemble, ils ne font pas encore de l'indus...). Multipliant les couches instrumentales et vocales, le combo sonne un peu parfois brouillon ou mortellement chaotique ("Naked"), personnellement, je le préfère quand il épure ses titres et y injecte un peu de douceur acoustique qu'il métamorphose rapidement en agression saturée ("Die youth"). Ce caractère vindicatif ne passe pas uniquement par la saturation et la puissance, il est également transmis par des accélérations rythmiques assez diaboliques, les changements de tempo de "Understand" ou les gimmicks rocks dopés de "Vault of Heaven" en savent quelque chose, tout comme l'ultime "Experience" qui bien que non électrifié, ne s'endort pas en chemin.
Sherkan est donc toujours Sherkan avec son style un peu particulier au sein du rayon métal et si, au début du millénaire, tu n'avais pas forcément une centaine de francs à mettre dans une découverte, aujourd'hui tu peux l'écouter en partie gratos et le posséder pour à peine plus. A toi de jouer.

[fr] musik4one: site du label (54 hits)External ]

Sherkan / Chronique LP > Inner


sherkan : inner Gros son, gros riffs, grosse voix, gros rythmes, belle prod', compos imparables. Voilà comment résumer ce Inner, facile non ? Sérieusement, le niveau atteint par les "petits" groupes français est étonnant, pour un premier album, Sherkan frappe fort, très fort. Putain, quelle claque ! C'est violent, pensé, haché, remuant et ça t'explose à la tronche de temps en temps sans que tu comprennes... Côté influences, bah, c'est tout le métal des années 90, enfin, le métal bien barré, grave destructuré et pas trés hiphopisant, c'est plus du côté des KoRn des débuts (pour l'ambiance), System Of A Down (pour les structures) et Mr Bungle (pour la folie) qu'il faut aller chercher des éléments de comparaison. Parce que la basse est très présente, la voix très ... sympa (même quand elle arrache tout avec une voix métal "classique") même si l'accent anglais n'est pas super bien maîtrisé. Des petites notes de grattes et des accords 'gentils' se posent deci delà, entre des cargos entiers de gros riffs bien gras. Les changements de rythme et de sons sont autant de raison de jumper et de tout fracasser autour de soi... Au milieu de titres dévastateurs comme "Motion" ou "Outside", on peut aussi tomber sur "In vain" qui débute par un arpège très calme, très doux, une petite voix chante à notre oreille quelques paroles réconfortantes puis tout fout le camp, la folie s'empare du combo qui nous rappelle alors à l'excellente autre découverte que sont les Mal d'Aurore. Les morceaux sont assez variés tout en gardant une ligne Sherkan, ça c'est très fort aussi... Les franciliens jouent avec les sons et les rythmes (sur "Sleep" et "Garbage" notamment), s'autorisent des petits moments de détente ("Skyline") et nous font passer un sacré bon moment à l'écoute de l'album qui dure prés d'une heure... Pour terminer cette chronique facilement, je vais placer un petit mot sur le quinzième et dernier titre "The legend of Sherkan" qui est fabuleux de pesanteur, de rythmes tribaux, de sonorités... Instrumental, ce titre montre tout le potentiel du combo sans son chanteur, histoire de prouver à ceux qui ne l'auraient pas compris qu'il ne suffit pas d'avoir une bonne grosse voix pour faire du très bon métal. Donc, le petit mot facile de conclusion, c'est : la légende de Sherkan est en train de se constuire, si tu veux pouvoir bien la raconter, chope le skeud tout de suite.
Yes ! C'est trop facile d'écrire des reviews sur des albums excellents !