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La création de Shärk remonte à juin 1996, 4 jeunes vendéens, les cheveux dans le vent, qui évolue dans le secteur du rock alternatif. Une évolution s'opère au cours des années vers des contrées musicales plus pentues et métallique, néo-métal, hardcore pointe leurs nez, mais surtout l'ensemble se"technoïse", s'électronise, se digitalise à bon escient. Plus électronique et instrumental que le fission-rock de Nolid, Shärk prend le son là ou il est bon.
Influencé par No one is innocent, Marilyn Manson ou encore Static X, le groupe a joué aux côtés de Out, Nostromo, Eradicate ou Freedom for King Kong. Leur première maquette auto-produite The Apocalypse (7 titres) est sortie en septembre 2002...

Shärk / Chronique EP > No one left to blame

Shärk : No one left to blame La première piste démarre au bout d'une seconde de blanc, pas d'intro, pas d'entrée en matière, quand Shärk frappe, il frappe sans prévenir, à peine le temps d'un battement de paupière avant une attaque de guitares, quand Shärk distribue ses baffes il le fait sans remords. No one left to blame, en effet comme l'indique le nom de l'album, là ou Shärk passe, tout trépasse... On retrouve sur cet album 12 titres corrosifs reprenant l'alchimie initiale de The apocalypse.
Grosses guitares et boucles électroniques, Shärk justifie son raccourci pour Shärkutage, être hybride bionique, ce Frankenbunny gaulois envoi du gros. Plus mature et plus homogène, cet album bénéficie d'un son à la hauteur de leurs compositions, Shärk en perd un peu son côté expérimental, mais gagne en densité. "No one left to blame" en est l'illustration parfaite, chant et guitares en avant, la section rythmique faisant des pieds et des mains, des influences plus proches de Fear Factory que de Bulle, Shärk a choisi le côte obscur et a accéléré son métronome. "Choc" se déroule sous un déluge sonore, un riff plutôt old-school, revisité à la sauce requin, des séquelles métalliques aux conséquences ravageuses. "A fool for you" fait mouche et ose quelques aventures vocales, sur des guitares qui filent sur le macadam, ainsi que le chant qui se prend un peu dans le tapis cependant, à voir et à écouter.
No one left to blame se présente comme un album de la détermination, 12 mandales calibrées, pesées, emballées, 12 titres condensés que l'on prend plaisir à écouter pour occulter le bruit ambiant.

Shärk / Chronique EP > The Apocalypse

Shärk : The Apocalypse Au cours de The Apocalypse, on y croise des chants grégoriens, des instrumentaux allégoriques, des chants décharnés, une avalanche métroïde [NdC: ce mot n'existe pas, en rapport à Metroïd sur console], des guitares aux dents accérées. Sortie en septembre 2002, cette production n'annonce rien de bon pour leur prochaine apocalypse... Grosses guitares, compositions décomposées, métal prédateur, les requins de Shärk font dans la tuerie organisé avec méticulosité, "Sans loi" est là pour le prouver, une voix caverneuse, un sample électronique presque féérique, Manimal se téléscope avec Sheraf, Masnada avec Elm and grace note.
Déluge métallique, acharnement électronique, Shärk se fait violent sur "Les monstres", tout comme il se fait serial-killer sur "Metal bulls" qui voit rouge et déboule à toute vitesse, le toréro manoeuvrant avec finesse et rage. Néo-métal électronique, ou tout simplement métal-électronique, Shärk part parfois aux confins de l'indus et de l'électro, comme le très électronique "Metal bulls", ou le techno-hardcore "Do not let them", le tout sauvagement remonté de guitares saturés, aux riffsaiguisés comme des rasoirs, c'est un petit côté Aphex Twin ou Senser qui se dégage parfois. A l'opposé, "Maranello" flotte dans une autre dimension, beaucoup plus spirituelle et détaché des contingences matérielles. "Sans loi" est à écouter d'urgence, tout comme le flottant "Third millenium" et "Do not let them".