metal Métal > Shärk > Chronique EP / No one left to blame

Shärk : No one left to blame La première piste démarre au bout d'une seconde de blanc, pas d'intro, pas d'entrée en matière, quand Shärk frappe, il frappe sans prévenir, à peine le temps d'un battement de paupière avant une attaque de guitares, quand Shärk distribue ses baffes il le fait sans remords. No one left to blame, en effet comme l'indique le nom de l'album, là ou Shärk passe, tout trépasse... On retrouve sur cet album 12 titres corrosifs reprenant l'alchimie initiale de The apocalypse.
Grosses guitares et boucles électroniques, Shärk justifie son raccourci pour Shärkutage, être hybride bionique, ce Frankenbunny gaulois envoi du gros. Plus mature et plus homogène, cet album bénéficie d'un son à la hauteur de leurs compositions, Shärk en perd un peu son côté expérimental, mais gagne en densité. "No one left to blame" en est l'illustration parfaite, chant et guitares en avant, la section rythmique faisant des pieds et des mains, des influences plus proches de Fear Factory que de Bulle, Shärk a choisi le côte obscur et a accéléré son métronome. "Choc" se déroule sous un déluge sonore, un riff plutôt old-school, revisité à la sauce requin, des séquelles métalliques aux conséquences ravageuses. "A fool for you" fait mouche et ose quelques aventures vocales, sur des guitares qui filent sur le macadam, ainsi que le chant qui se prend un peu dans le tapis cependant, à voir et à écouter.
No one left to blame se présente comme un album de la détermination, 12 mandales calibrées, pesées, emballées, 12 titres condensés que l'on prend plaisir à écouter pour occulter le bruit ambiant.

Pooly
Janvier 2007

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