metal Métal > Shärk > Chronique EP / The Apocalypse

Shärk : The Apocalypse Au cours de The Apocalypse, on y croise des chants grégoriens, des instrumentaux allégoriques, des chants décharnés, une avalanche métroïde [NdC: ce mot n'existe pas, en rapport à Metroïd sur console], des guitares aux dents accérées. Sortie en septembre 2002, cette production n'annonce rien de bon pour leur prochaine apocalypse... Grosses guitares, compositions décomposées, métal prédateur, les requins de Shärk font dans la tuerie organisé avec méticulosité, "Sans loi" est là pour le prouver, une voix caverneuse, un sample électronique presque féérique, Manimal se téléscope avec Sheraf, Masnada avec Elm and grace note.
Déluge métallique, acharnement électronique, Shärk se fait violent sur "Les monstres", tout comme il se fait serial-killer sur "Metal bulls" qui voit rouge et déboule à toute vitesse, le toréro manoeuvrant avec finesse et rage. Néo-métal électronique, ou tout simplement métal-électronique, Shärk part parfois aux confins de l'indus et de l'électro, comme le très électronique "Metal bulls", ou le techno-hardcore "Do not let them", le tout sauvagement remonté de guitares saturés, aux riffsaiguisés comme des rasoirs, c'est un petit côté Aphex Twin ou Senser qui se dégage parfois. A l'opposé, "Maranello" flotte dans une autre dimension, beaucoup plus spirituelle et détaché des contingences matérielles. "Sans loi" est à écouter d'urgence, tout comme le flottant "Third millenium" et "Do not let them".

Pooly
Mars 2005

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