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Originaire de Lyon, Shaïn balance dans le genre fusion, rock vitaminé, voir avec quelques accents métals. Influencé par des groupes comme Incubus, At the Drive in, System of a Down ou encore Red Hot Chili Peppers. Grosses guitares, un bon groove de derrière les fagots, l'alchimie Shaïn tient en ce mix mi-rock, mi-fusion.
Créé par Patrick en 1999, Shaïn cherche sa voie et son style jusqu'en 2001, marquée par l'arrivée de Raphaël au chant. Après avoir composé 12 chansons, le groupe fait quelques concerts dans la région lyonnaise, dont l'accueil les encouragent à boucler une première démo, Unknown, en janvier 2003.
En avril 2003, un nouveau batteur rejoint le groupe, qui enchaine de nombreux concerts en France et enHongrie grâce aux groupes Insane et Superbutt. En 2005, Shaïn enregistre son premier album, constitué de onze titres, album éponyme (Shaïn) qui sort en janvier 2006.

Shaïn / Chronique LP > Shaïn

Shaïn : album éponyme Après une démo fulgurante Unknown, Shaïn revient avec onze titres sur un album éponyme. Enregistré et mixé au Rush studio par Laurent Vernier et masterisé par Jean-Pierre Bouquet à l'Autre studio, cet album se trouve être plus noir et plus éclectique. Quelques influences à la Faith No More sur "Budapest", c'est pourtant un néo-métal bien senti qui déboule sur "Make my day" avec sa batterie prolixe qui martyrise ses toms. On retrouve sur cet album la fougue de Shaïn, même si certains titres manquent de pêche comme "Let it all out". "Seven ways" quant à lui ondule sur une basse hypnotique, le tout vole en éclats, se voit pulvérisé en un millier d'échardes musicales qui transpercent les tympans et s'infiltrent dans tous les interstices sonores, pont envoûtant et aérien. Prenant directement la bretelle d'autoroute, "Reste à venir" vrombit avec insistance sur des guitares remontées à bloc, des guitares qui prennent un peu de consistance sur le refrain, pour le plus grand plaisir auriculaire, aidé d'une basse au groove insatiable, un titre au refrain énorme, qui n'aurait rien perdu avec un doublage de la guitare, pour accenter ce côté rentre-dedans délectable à souhait que l'on retrouve sur d'autres titres comme "One life".
On notera des titres très rock et lyriques comme "Inachevée" ou "Spiral", en totale opposition avec des titres plus pyrotechniques comme le feu d'artifice qu'est "One life", un départ sous les auspices d'une poudre à canon et des explosions lumineuses qui en mettent plein la vue.

Shaïn / Chronique LP > Unknown

Shaïn : Unknown Fusion et mix musical qualifient vaguement la musique de Shaïn, entre métal groovy à la Incubus, ou rock introspectif, le spectre est large et forcément réducteur. "Gourou's Time free" ouvre la marche et met tout de suite les choses en perspective, intro délicate, basse claquante, chant un peu hip-hop, le tout basculant dans une avalanche de guitares, chant en avant, riff aggressif, le mastering est un peu faible, mais l'énergie est là. Basse en point d'orgue qui déchire l'air, fait exploser la bulle, le slide allié au slap appuie sur le point G, la montée en deux temps laisse place à une rythmique implacable, binaire, menée d'une main de maître, s'échouant sur un passage que ne renierait pas les ex-Embodiment, "I'm not OK" fourmille d'énergie et de bonnes idées, notamment le pont enduit d'un flanger, qui monte en puissance par nappes successives -Keep me under control-, s'il y a une chose que Shaïn possède, c'est bien le relief.
Bumblefoot aurait pu croisé la route Shaïn, notamment au studio Bush Kabanon, où a été enregistré Unknown, "Sleep walking" possède un déhanchement diabolique, une mélodie incendiaire qui met le feu au poudre et enflamme l'air par combustion spontanée, un riff de guitare destructeur mis en exergue par une basse dynamique à souhait, le tout s'éteignant lentement avec douceur et attention. De la même manière que "Sleep walking" termine, "Tabass" commence, lentement, chant calme et presque intime, sur un finger-picking de guitare, l'équilibre fragile prend toute sa dimension par ses points d'éclats, ses coups de caisses claires fatidiques, -I know I grow insane-, le balancier prend soudain plus de corps, mitraille et pluie d'accords, saturation, cris, whispers, slap démoniaque, coup de semonce, le redémarrage s'emballe, consume ses dernières munitions, tout en étant capable de repartir de plus belle par la suite, dommage que le son de leur démo ne leur rende pas entièrement justice, le final de "Tabass" vaut largement son pesant de cacahuètes.