metal Métal > The Setup

Biographie > Le piège

Raf, Andries (guitaristes) et Serch (batteur) jouent ensemble au sein de Thumbs Down et quand le groupe se sépare, ils décident de continuer leur aventure musicale commune avec Christophe (bassite chez Nilghai par le passé), sans chanteur, ils commencent à composer vers 2002, leur énergie attire Dries le leader de Circle qui complète donc le line-up de The Setup. Ils enregistrent un premier album The pretense of normality qui reste quelques semaines sur mon bureau mais n'étant pas spécialiste et grand amateur de HardCore, je laisse passer (on attend toujours un vrai chroniqueur HardCore...) et reprend en travers de la tronche le groupe en 2007 avec Minister of death qui sort chez GSR Music le label voisin de référence (37 StabwoundZ, Liar, Born From Pain...). Avant de mettre le feu à Dour cet été, les Anversois ont partagé de nombreuses scènes avec un grand nombre de combos au rang desquels on trouve The Path Of Resistance, Ringworm, Walls of Jericho ou encore Sworn Enemy...

The Setup / Chronique LP > Torchbearer

The Setup - Torchbearer Depuis Minister of death The Setup a connu une modification qui aurait chamboulé plus d'un groupe : le départ de son chanteur et son remplacement par Kris (venu de Officer Jones and his Patrol Car Problem), mais ce dernier sachant envoyer ses textes avec une voix éraillée, ça ne change pas grand chose... Le chant est hardcore et donc monotone... Il y a de l'énergie mais il n'y a que ça, rien de nouveau sous le soleil... La routine n'est rompue qu'avec les invités que sont Caro Tanghe (de Oathbreaker) qui aiguisent sa voix sur "Tonight",Rob Franssen (de Born From Pain dont le bassiste actuel est passé par The Setup...) sur "Another heresy" dont on retiendra plus les idées des guitares et Georges W. Bush samplé et bien présent sur le très bon dernier morceau "The rising".
L'intérêt du combo réside encore et toujours dans les parties rythmiques quand elles se calment et évitent de tomber dans les panneaux du tout à fond et dans les lignes mélodiques des guitares qui ne se construisent pas uniquement autour des accords les plus hauts sur le manche et sur deux cordes... "Hostile eyes", "Collaboration starts", ou "Drown and sink" profitent des idées des gratteux pour sonner un peu différement de la meute et de la production soignée de Jacob Olsen (Born From Pain, Hatesphere...).
Torchbearer n'est pas le meilleur opus de The Setup mais démontre que le combo sait survivre aux aléas de la vie d'un groupe et qu'il compte bien occuper la place encore quelque temps...

The Setup / Chronique LP > Minister of death

the setup : minister of death En Belgique plus qu'ailleurs, les groupes HardCore défilent et rares sont ceux qui laissent une trace de leur passage suffisament profonde pour ne pas être oubliés aussi vite séparés. The Setup n'en est pas encore au split mais avec ce deuxième opus, j'ai tendance à penser que c'est un des groupes HxC avec lesquels il faut compter aujourd'hui et qui marquera encore des points dans les années à venir, qu'ils soient toujours actifs ou non.
Pour l'heure, Minister of death, c'est onze petites bombes qui éclatent les unes après les autres durant quarante minutes. Comme pour le premier album, ils ont fait confiance à Ace Zec (batteur chez Death Before Disco) pour l'enregistrement, la production et le mixage de l'album et ils n'ont pas eu tort car les blasts comme les parties calmes rendent plus que correctement et les finesses proposées par les jeux des deux guitaristes sont mises en valeur sans que les titres ne perdent de leur efficacité. D'ailleurs si j'apprécie le groupe c'est certainement du à ce souci des détails qu'oublient de nombreux groupes qui cherchent avant tout à faire sonner la caisse claire et les cordes à vide... Ici, sur "Kingmaker", "Minister of death" ou encore "Smoking gun" (pour ne citer que ceux-là) les gros breaks où le quintet relâche la pression sont très travaillés et mettent du piment dans ce maelström de parties plus basiques où ça doit mouliner de partout lors des concerts. Comme souvent, le chant pêche par sa monotonie, certes il est... péchu, mais on revient souvent sur les mêmes choses et les couplets de certaines chansons pourraient être interchangés qu'on n'y verrait que du feu... Et ce n'est pas les apports (plutôt old school "je fais le méchant") de Svencho (chanteur d'Aborted) sur "Winter" qui relèvent le niveau.
Outre les trois excellents titres cités plus haut, je recommande aussi l'écoute de "Shifting morals" d'où est extrait l'idée récurrente Fear is the new standard, dommage que sa fin ne soit pas aussi tranchante que son début...