metal Métal > Set The Tone

Biographie > choisir le bon ton...


En 5 ans d'existence Set The Tone (donc formé vers 1998) a subi de nombreuses modifications jusqu'à une certaine stabilisation des envies musicales et du line-up qui en 2002 réunit Denis au chant, Frootch et Piotr aux guitares, John à la basse et Cho à la batterie. C'est sous le nom de Cranky-Kong que le groupe a fourbi ses premières armes et a partagé les scènes avec Clawfinger ou Sick of it all et participé au Durbuy Rock Festival. En juin 2002, c'est un nouveau départ pour le groupe sous le nom de Set The Tone et après la phase de compositions, le combo, basé à Liège, s'enferme au Noise Factory Studio avec Gerald en janvier 2003. Ils en sortent avec un EP éponyme que voici...
De nombreux concerts et quelques semaines d'enregistrements plus tard, le combo sort son premier album : Full tilt boogie, en février 2008, les choses très sérieuses commencent...

Set The Tone / Chronique EP > Pallas Athena

Set the Tone - Pallas anthena Les Set The Tone enchaînent ! Après un gros et longuement attendu premier album, Full tilt boogie, ils ne se reposent pas et entre quelques dates de concerts sont allés en studio enregistrer 3 titres brûlants empaquetés sous le nom Pallas Athena (le nom du premier morceau mais aussi le nom complet de la déesse grecque de la guerre défensive, de la sagesse... mais aussi le nom d'un morceau de David Bowie...) dès la fin de l'été 2010. On a donc un gros quart d'heure d'énorme son à se mettre dans les feuilles alors ne boudons pas notre plaisir de retrouver les Liégeois...
Il semblerait que la scène, et les réponses du public, a fait pencher leur métal-stoner vers plus de métal (et de growl) et donc de matraquage que d'ambiances grasses, ça reste massif mais ça envoie direct, les atmosphères sludge passent à l'arrière-plan, elles arrivent juste en cours de piste histoire de servir de faire-valoir aux agressions. Pourtant les 3 morceaux laissent de la place aux tempos plus mesurés. Si "Oppression" part à 200 à l'heure, la voilure se réduit assez vite et le climat devient de plus en plus malsain à mesure que le chant s'égosille sur une basse/batterie parchidermique. Au contraire, sur "Meat princess", c'est quand le rythme s'accélère qu'on monte en adrénaline... Set The Tone joue donc parfaitement avec les tons, les vitesses et les sons pour lacérer l'auditeur jusqu'à l'os.
Pour finir, un petit mot sur l'artwork du digipak... Lui aussi est sombre à souhait, le croquis de corps humain rappelle au choix le Lateralus de Tool ou le Lazarus d'Hacride (il y en a certainement d'autres mais ceux-là me sont venus directement à l'esprit), charnel, sanguin et noir, il correspond tout à fait à Set The Tone !

Set The Tone / Chronique LP > Full tilt boogie


set the tone : full tilt boogie Set The Tone avait mis 5 ans à sortir un premier gros EP (Set The Tone), il a fallu attendre 5 ans de plus pour qu'ils nous offrent leur premier album Full tilt boogie, 5 ans c'est long mais quand le résultat est là, on oublie l'attente et on profite du présent. Le groupe a mûri, s'est bonifié à tous les niveaux et comme la production est décapante (signée Gérald Jans toujours au Noise Factory Studio, où sont déjà passés D.Majiria, Klaws, Ema White, ...), l'album est une grosse claque pour ceux qui ne découvriront Set The Tone qu'avec lui. Nous, on savait qu'ils étaient capables de mélanger le rock gras des années 70' et la puissance du métal des années 90'. Jouant à la fois avec des rythmes implacables ("Mind leechers") et une lourdeur pachydermique ("Used to pacify"), le groupe nous piétine les oreilles sans aucune pitié. Pire, ils nous font croire qu'ils peuvent être sympathiques, déconneurs avec l'esprit surf-rock et l'orgue Hammond de Maxime (membre de On The Rocks) sur l'éponyme "Full tilt boogie" mais ce n'est qu'un intermède qui nous permet de reprendre nos esprits, histoire de pouvoir à nouveau nous exploser les tympans... Le chant, très lourd lui aussi, est mis en valeur quand il fait dans la différence et deux invités viennent nuancer deux titres : Mario (Hangin'Out) sur "The eagle is back" puis Olivier (Gog Of Magog) sur "Black lungs", on se rapproche alors du stoner et des ambiances de Led Zep, les tempos sont eux aussi alors adoucis mais ça ne dure qu'un temps et le naturel du groupe revient vite au galop pour nous achever. Il semble se délecter de notre agonie qui dure les 7 longues minutes de "Ethereal", chaque zico apportant sa petite touche à notre supplice.
Aura-t-on 5 ans pour s'en remettre ? Ce n'est pas sûr car il semble évident que Set The Tone a fait ses preuves. L'attente de l'épisode suivant commence ici mais sachons prendre le temps de savourer ce Full tilt boogie.

Set The Tone / Chronique EP > Set The Tone

set the tone Sur fond de gros métal qui tâche option "power qui déboîte" Set The Tone place des riffs "stoner" et des rythmes hardcore. Rien que ça. Pas évident à imaginer mais facile à écouter , o) Le mélange assez improbable fonctionne assez bien, les guitares alternent entre lourdeur et vitesse, basse et batterie sont assez souvent très vénères, seul le chant conserve le même registre guttural tout au lond des six titres, la pause "Soilent blue" n'étant qu'une petite respiration parlée. Et quelque part, c'est peut-être dommage, on aimerait entendre ce que cela donne avec un chant plus claire, parce que les grosses rythmiques et les énormes riffs couplés aux réminiscences des années ' 70 (Led Zeppelin, Black Sabbatth...) avec un chant plus accessible doit pouvoir donner un sacré bon résultat aussi, l'excellent titre instrumental "Rockin' outro" pouvant plaire à tous les amateurs de "rock" au sens large. Là, on va se contenter de ce chant lourd et pour qui sait écouter du métal avec une voix caverneuse, c'est très intéressant de suivre les compositions de Set The Tone qui à chaque enchaînement peut surprendre par un riff venu du passé, une légère envolée de gratte ("My Muse"), un break guitare/batterie qui donne de l'énergie ("Open minded") ou de lancinants riffs qui finissent par exploser comme l'intro de "Soilent blue".
Fier des origines du rock et de ses influences Set The Tone a remplacé une partie du dynamisme rythmique du stoner-rock par la puissance du power-métal et le produit fini vaut le détour autrement que pour l'anecdotique amalgame. Les amateurs de métal dégusteront ça avec pas mal de headbanging et une certaine nostalgie.