metal Métal > Sequoia

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Dés son premier EP Sequoia fait forte impression, il faut dire que les perpignanais ont fait les beaux jours de la scène hardcore locale dans divers groupes avant d'unir leurs forces fin 2002 au sein de ce nouveau combo plus que prometteur. Iwo (chanteur), Karim et Fabien (guitaristes), Yoann (batteur) et Vincent (bassiste) se sont d'abord fait connaître via la compil' L'art ou cochon où ils apparaissent en avril 2003 avec "Invisible soul mate". Leur passé et leur talent brut leur permet de dégoter des concerts dans le Grand Sud avec une tripotée de bons groupes, qu'ils soient déjà très reconnus (Walls of Jericho, Fat Society ou Shai Hulud !) ou en devenir (None Shall Be Saved, The Cold Within...). Signé chez le label toulousain Eternalis Records (Lithium 694, The Cold Within) et distribué par Overcome Records, leur premier EP The forgotten link est une excellente réussite Emo-Hard-Core.

Sequoia / Chronique EP > The forgotten link

sequoia : the forgotten link S'il n'y avait pas ces quelques mélodies clinquantes et quelques touches mélodiques du plus bel effet, on aurait pu classer Sequoia dans le hard core tant leurs origines se sentent à l'écoute de ces quelques titres, ils ont calmé (en partie) leur frénésie martiale en y ajoutant des moments de douceur (toute relative) qui les place, dés ce premier EP, parmi les groupes à suivre au rayon emo-core qui butte. Entre quelques riffs terriblement rock ("Heart instead of eyes") le temps de saluer Funeral For A Friend, Forever Until October ou Unjust, et d'autres bien plus abrasifs ("After sorrow comes serenity") pour rendre hommage aux "vieux" maîtres du genre Poison the Well ou Atreyu (qu'ils apprécient particulièrement), Sequoia trouve une voix différente de celle de Caliban qui flirte lui avec le mainstream et la facilité, Sequoia a su rester droit dans ses bottes hardcore et conserver son authenticité, sa rugosité, sa touche indée. Bourré d'énergie, The forgotten link allie vitesse et finesse (grâce entre autre au son clinique de la double pédale), l'urgence côtoie les mélodies et les chants dédoublés assurent la liaison de deux mondes longtemps considéré antinomiques. Voix éraillée, rythmiques speedés, guitares élimées, Sequoia convainc trés rapidement pour peu que l'on soit réceptif à ce mélange de genre grâce à de trés bonnes compos et grâce à une production impeccable (prises de son et mixage ont été assuré par Julien au studio L'art ou Cochon, le mastering au Masterlab Studio).Nettement meilleur que la prod de The cold within, Eternalis Records devrait se faire remarquer avec l'arrivée imminente sur le devant des scènes de Sequoia qui ne demande qu'à grandir...