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Le Brésil était jusqu'à présent surtout connu pour ses plages et la beauté de Rio De Janeiro. Depuis le milieu des années 80, il est aussi connu pour avoir engendré Sepultura... Cette page est essentiellement dédiée à la formation actuelle du groupe plus qu'à l'ancienne... Mais c'est uniquement parce que c'est ce Sepultura là qui fait encore l'actu aujourd'hui et en aucun cas parce que la "bonne vieille époque" ne mérite pas notre attention... (et notre temps...)
Sepultura fait figure de légende dans le milieu du métal. Le groupe originaire du Brésil sévit depuis maintenant plus de 15 ans. Les débuts de la formation sont assez chaotiques avec des influences telles Black Sabbatth et le death metal pour une évolution par la suite vers le thrash. Les albums Arise et Chaos AD (sorti en 1993 !) sont des albums référence tandis que Roots est l'album de la consécration, surtout en France avec un disque d'or et un concert mythique au zénith de Paris. Le groupe revendique et met en avant ses racines brésiliennes sur Roots, sur des titres comme "Ratamahatta" notamment, pour un album rempli de rythmes tribaux. Au sommet de sa gloire, Max Cavalera quitte (?!) le navire Sepultura et est remplacé par l'américian Derrick Green issu de l'école hardcore de NY. Le mélange de ses influences et des rythmes d'Igor (le frère de Max) et des 2 autres rescapés du groupe (Andreas Kisser à la guitare et Paolo Junior à la basse) donnera naissance à deux albums : le moyen Against en '98 et l'ambitieux Nation début 2001 avec un concept très fouillé et de nombreuses références politiques...
Sepultura a encore de beaux jours devant lui malgré le départ de Max, n'en déplaise aux fans de Soulfly...

Le groupe se sépare de RoadRunner (ou l'inverse plutôt...) et délivre Roorback en 2003, l'album est une déception, qui s'en souvient 3 ans aprés ?
En mars 2006, alors que Max tourne triomphalement en France avec Dark ages (l'album de Soulfly le plus proche de l'esprit Sepultura) sort Dante XXI.

Review Festival : Sepultura, Dour 2009

Review Concert : Sepultura, Sepultura live à L'Elysée Montmartre (Paris, France), 11 mai 2001

Sepultura / Chronique LP > Dante XXI

Sepultura : Dante XXI Mauvais souvenirs, artwork immonde, typo illisible, titre grandiloquent (il ne faut pas avoir froid aux yeux pour se rapprocher de Dante), cette nouvelle fournée du Sepultura de Derrick Green a peu pour plaire au premier abord... Aprés l"'intro #4", on a un deuxième titre pour se mettre en jambe "Dark wood of error", riffs puissants, frappes limpides, le chant n'arrive que sur la fin du titre, Sepultura est bien de retour et n'est pas content... Sans Max, le groupe a mis du temps à exister avec Derrick, mais il semblerait que leur calvaire (Calavera en portugais ?) soit terminé, Dante XXI étant un bon album de métal avec des roulements mortels ("Convicted in life", "Repeating the horror", encore que le son de batterie est discutable), de bonnes parties guitares (incisives sur "City of Dis", "Buried words"... ou lourdes sur "Fighting on") et un chant qui varie les rythmes pour ne pas nous lasser. Pour faire vivre son album, Sepultura l'a parsemé de titres intulés "intro", au total et dans le désordre on en trouve 4, des titres courts qui amènent des samples ou d'autres instruments (notamment des violoncelles) pour créer des petites ambiances et surprendre et faire respirer l'auditeur. Ceux qui avaient apprécié l'ouverture d'esprit de Nation se régaleront avec une compo fabuleuse dénommée "Ostia", elle débute avec des riffs dignes de Tool, enchaîne avec d'autres bien puissants accompagnés d'un sample bien senti et nous amène droit au coeur d'un passage orchestré avec des instruments classiques, les leçons prodiguées par Apocalyptica ont été retenues, le mariage des sonorités est toujours aussi (d)éton(n)ant !
Avec Dante XXI, Sepultura enterrine sa nouvelle identité alors qu'avec Dark ages Soulfly ne s'était jamais autant rapproché du "grand Sepultura" (Arise, Chaos AD) et que Max répète à qui veut l'entendre qu'il pourrait bien réintégrer son groupe d'origine pour quelques concerts... La suite de l'histoire sera passionnante...

Sepultura / Chronique LP > Under a pale grey sky

sepultura : live cd Déjà 6 ans que Max est parti... L'info avait été un véritable coup de tonnerre à l'époque, la plupart des fans du groupe avaient vu Sepultura live cette année-là et avaient pris une sacrée claque... 6 ans après, le combo qui a survécu au départ de Max quitte leur label RoadRunner (qui s'intéresse plus à Soulfly qui vend plus ?) et celui-ci termine le contrat en sortant d'autres disques/DVD de Sep' dont ce Under a pale grey sky (clin d'oeil au Under a blood red sky de U2 ?). Un double live qui était de toute façon indispensable, et son écoute n'appelle qu'une question : pourquoi n'est-il pas sorti plus tôt ? 30 titres, prés de 2 heures de musique, tous les grands moments de la carrière des Brésiliens, une véritable démonstration de force ! C'est l'intégralité du concert du 16 décembre 1996 (Londres, Brixton Academy) qui nous est ici livrée avec un son énorme, proche de ce qu'était Sepultura live, avec pour seul reproche la sonorité des tomes sur les passages les plus bourrins, mais l'intro effacée, "Roots bloody roots" met tout le monde d'accord, ça déchire. Les roulements d'Igor sont énormes, les riffs pleuvent et Max est particulièrement en forme. Ensuite, les titres vont s'enchaîner vitesse grand V et vont rappeler à ceux qui l'auraient oublié que Sepultura a commencé sa carrière par du black/death métal avant de (re)définir les contours du thrash et de donner certaines bases au néo. "U're fucking ready ? War for territory !" Un conseil, évite d'écouter le disque à côté de trucs fragiles, tu risques fort de les heurter en te lâchant à l'écoute du skeud comme si tu étais au milieu du pit... Un peu de portugais et "Breed apart", "Attitude", "Cut throat", "Troops of doom", "Beneath the remains" et "Mass hypnosis" s'enfilent comme des perles, avec à peine le temps de souffler entre les titres... "Necromancer" de Bestial devastation est aussi de la fête, la batterie ne réfléchit plus et explose tout ce qui oserait suivre son rythme. Les instruments font une petite démonstration sur "Dusted" puis "Endangered species" (histoire de reprendre un peu d'énergie) et on passe au deuxième CD... Le très samba "Refuse/Resist" s'entrechoque avec "Arise" et "Dead embryonic cells" puis c'est rapidement au "Biotech is Godzilla" et "Inner self" d'enflammer le public (assez discret sur le disque) : "Biotech / Biotech / Biotech...". S'ensuivent deux des 3 reprises de la soirée, "Policia" des Titas et "We gotta know" des Cro-Mags avec le chanteur de Strife (groupe de HardCore qui ouvraient pour Sepultura), très à l'aise, il contrebalance bien le chant de Max. Les percus amazoniennes et les grattes acoustiques de "Kaiowas" calment (?) tout le monde avant l'ultime rappel. "Ratamahatta", interprêté à merveille (quelle son de basse !), est une mèche parfaite pour "Orgasmatron" de Motorhead, on sent que le groupe s'est éclaté comme jamais sur ce concert, comme s'il voulait partir en beauté. Ce disque est vraiment indispensable.

Sepultura / Chronique DVD > Chaos DVD

sepultura : dvd En perte de vitesse depuis le départ de Max, Sepultura nous gratifie d'un DVD qui fleure bon la nostalgie des grandes années et le renflouement des caisses. Il se compose de 3 vidéos "rares", dont les titres respectifs servent de chapitres : Under siege, Third world chaos et We are what we are. La première est un concert enregistré en 91 à Barcelone, entrecoupé d' interviews et d'anecdotes en tous genres (qui dérangent un peu pendant le set, on les aurait préférées à la fin). Le son est impressionnant et la prestation scénique évidemment à la hauteur. La deuxième, qui tient plus du documentaire, passe en revue quelques lives enregistrés à Castle Donington, aux Red Rocks et dans des festivals Brésiliens, des interviews, des jams (avec Pantera !) et les clips de "Slave new world", "Refuse/resist". Enfin, We are what we are conclut près de 3 heures de douces sauvageries par les clips et décorticages de "Roots bloody roots", "Ratamahatta" et "Attitude". Ce DVD qui fait la part belle à la formation "ancienne formule" est donc un must pour tout fan digne de ce nom. Seule ombre au tableau, les bonus font cruellement défaut et la discographie semble bien rachitique ! De même, les sous-titres sont inexistants. En bref, si vous ne parlez ni l'anglais ni le portugais, il vous reste au moins la musique. Et c'est bien là l'essentiel !

Sepultura / Chronique LP > Nation

sepultura : nation Si Against vous avez laissé sur votre faim notamment à cause du nouveau chanteur du quartet Derrick Green, Nation vous convaincra tellement celui-ci a évolué entre les deux albums. Derrick pose dorénavant parfaitement sa voix sur une rythmique toujours aussi impressionnante d'Igor à la batterie aussi bien dans les parties claires ("One man army") avec des harmonies rappelant celles de Mike Paton (Faith No More - RIP) que sur les parties plus hardcore. Nation s'inscrit comme la suite logique d'Against avec des rythmes tribaux chers aux Brésiliens mais également quelques titres 100% hardcore n'excédant pas la minute ("Revolt", "Human cause" avec le chanteur d'Hatebreed). Le groupe propose la même recette que le précédent album : de riches compositions ("Border wars") avec les percussions mises le plus possible en avant parsemées de titres plus expérimentaux et d'autres résolument hardcore en adéquation avec le passé musical de Derrick. Le tout avec une maturité et cohésion au sein du groupe qui faisaient défaut à Against. "Valtio" vient clore le disque avec la manière en montrant un Sepultura au paroxysme de l'expérimentation avec les fabuleux violoncellistes d'Apocalyptica pour un titre instrumental envoûtant. Sepultura évolue donc sereinement pendant que leur ex-frontman Max Cavalera stagne lui avec Soulfly n'apportant de l'originalité à ses compositions que part la facilité musicale et commerciale d'inviter une pléïade de guests sur ses albums...