metal Métal > Scarlean

Biographie > Cicatrice allongée

Entre la formation du groupe (en juillet 2012) et son premier album (en janvier 2016), il se sera écoulé un peu moins de 4 ans. Il faut préciser que certains membres de Scarlean ont déjà un peu d'expérience, ayant connu d'autres groupes précédemment (Alexandre au chant et Geoffrey à la guitare jouaient même déjà ensemble). Originaires de Valence et Avignon, ils enregistrent et sortent un premier EP éponyme en 2013, s'organisent pour progresser (avec Jay, le bassiste, ils montent un studio), font des concerts, préparent un album dés 2014 mais sa sortie est retardée du fait de changements de line-up. Après avoir trouvé un nouveau batteur (Sylvain) et un deuxième guitariste (Arnaud), ils délivrent ce premier album très abouti (rien que le digipak...) intitulé Ghost.

Scarlean / Chronique LP > Ghost

Scarlean - Ghost Après un "Prelude" instrumental, c'est avec "Am I this one" qu'on découvre la musique de Scarlean (sans du coup savoir si c'est vraiment eux puisqu'ils se posent la question) : rythmes saccadés, sonorités métal, respirations cassantes, chant clair habité qui change quelque peu de registre pour gagner en harmonie alors que le son s'adoucit lui aussi quelque peu, le chant adopte alors ce ton propre au post-grunge (Creed par exemple) alors que musicalement, on reste sur des mesures très marquées, le côté net et sec étant contrebalancé par quelques riffs orientalisant. Les guitares aiguisées de "Need no refrain" allume la référence Tool dans mon cerveau de fan mais, si ce n'est par quelques rythmiques ou quelques passages de gratte, on en restera là pour la référence aux groupes de MJK (ajoutons A Perfect Circle dans le lot) étant donné que la voix étant assez éloignée de la sienne. S'il fallait rapprocher Scarlean d'un autre combo, ce serait plutôt Evenline, avec un goût plus marqué pour l'électronique (de petites décorations samplées passent par les oreilles de temps à autres).

Les compositions de Ghost sont assez équilibrées, entre titres tranquilles ("Between the line", "Lifetime") et belliqueux ("Get away from me", "Try like everyone tries"), avec bien entendu ceux qui ne savent pas trop de quel côté ils tendent, jouant sur la construction classique du refrain qui tranche avec les couplets ("Miracle lovers"). Mais du début à la fin, on reconnaît la touche Scarlean grâce à leur son (très propre) et à leur volonté de proposer un rock/métal agréable à écouter sans tomber dans la simplicité. En bonus, le groupe joue la carte acoustique, offrant une version unplugged, dépouillée (et live) de "Get away from me", avec ses percussions chaleureuses pour principal support, c'est une très belle relecture qui démontre que le combo ne rechigne pas à la tâche et a foi en ses compositions. À suivre.