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Né en 2004 du côté de Baltimore, Maryland (USA), Ruiner s'est sabordé fin 2010 mais a marqué la scène hardcore US avec quelques productions remarquées dans deux albums (Prepare to be let down et Hell is empty) parus chez l'une des références du genre outre-Atlantique : Bridge 9 Records (Crime in Stereo, Defeater, Polar Bear Club...). En quelques six années d'existence, le groupe aura tout de même laissé derrière lui un joli héritage HxC punk avec pas moins de 200 shows et une poignée d'enregistrement témoignant de l'efficacité métallique d'un groupe qui n'aura pas duré très longtemps mais aura laissé de belles traces de son passage.

Ruiner / Chronique LP > Hell is empty

Ruiner - Hell is empty "I'm out" : BIM d'entrée, une première rafale bien placée au milieu de la cible et le groupe balance sa première avoine : ça part à 2000 à l'heure, ça tamponne sec dans les vertèbres et ça fait vrombir le palpitant. Jouissif. Une entrée en matière en forme de cavalcade hardcore punk pour déboiser les tympans comme il se doit, puis quelques riffs tranchant dans le vif du sujet pour éclaircir les rangs, Ruiner pose là une première mine histoire de bien faire comprendre que son Hell is empty va être gorgé de ce fluide enragé et corrosif qu'il distille depuis ses débuts discographique. Plus rock'n'roll mais toujours aussi cinglant "Dead weight" fait parler la poudre, ça envoie gaiement des décibels se faire concasser dans les enceintes, ça joue vite, ça tape fort, bref ça foudroie pile comme il faut et les ricains haranguent l'auditoire à coups de "vocals" ravageurs. Les nerfs sont à vif, les veines, saillantes.
Ruiner s'il est drôlement efficace dans l'impact, ne se contente pas de plaquer l'auditeur au sol et de lui asséner des uppercurts HxC punk bien sentis. Loin de ne se limiter qu'à ça, il fait parler son groove en se révélant bien plus rock'n'roll que bon nombre de ses contemporains ("Two words"), varie les plaisirs avec le ténébreux "Part one" dont la réponse immédiate ("Part two", logique...) revient aux fondamentaux explosifs prônés par le groupe, et surtout s'offre quelques moments de bravoure qui sortent joyeusement d'un cadre trop étroit pour lui. Quelque part entre Anchor et Carpathian, Hell is empty est de ces albums particulièrement bien troussé (DSK si tu nous lis) qui font du bien par où ça passe, mais pas que... Un "Convenient Gods" douloureusement écorché, un "Meat" "sang" dessus dessous ou ce "Committed" outrageusement frondeur qui précède le vibrant "Solitary" final, en dix titres tout rond, Ruiner livre-là l'un des tous meilleurs efforts des dix dernières années dans la catégorie "plus hardcore punk et rock'n'roll tu meurs". Balèze.