metal Métal > Rorcal

Biographie > Doom as fuck

Rorcal est depuis 2006, date de la naissance du groupe, l'un des plus sûrs espoirs d'une scène post-hardcore helvétique foisonnante. Après six mois d'écriture en commun, les membres du quintet enregistrent leur premier effort, un EP baptisé The way we are, the way we were, the way we will be (2007). Quelques mois plus tard, ils s'enferment en studio avec leur compatriotes de Kehlvin pour Ascension avant d'entamer le projet collaboratif Monochrome avec différents musiciens et un réalisateur. En 2008, Rorcal enregistre son premier album long-format, Myrra, mordvinn, marayaa et figure sur la compilation Falling down, aux côtés de Pelican, Knut et Year of no light notamment.
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(The) Aurelio
Septembre 2008
mis à jour Novembre 2008

Review Concert : Rorcal, DirGeneRorcaLee (nov. 2008)

Rorcal / Chronique LP > Myrra, mordvynn, marayaa

Rorcal - Myrra, mordvynn, marayaa Rorcal, l'image renvoie à la famille des balénoptères, d'ailleurs, le terme est directement emprunté au "røyrkval" des langues scandinaves, la musique elle, semble directement immergée dans les profondeurs abyssales des failles océaniques. Voyage à travers les mers, l'oeuvre de la formation suisse est une véritable épopée explorant les mondes sous-marins et son bestiaire empruntant à l'imaginaire collectif. Dans un autre genre, Mastodon avait clairement identifié cette imagerie, ici Rorcal la joue plus en finesse... sur le papier tout du moins. Car musicalement, le quintet genevois impressionne par la lourdeur de son propos dès les premières secondes du premier morceau de Myrra, mordvynn, marayaa. L'"Aurore" s'élève du Chaos, une lumière tente de percer les ténèbres et Rorcal assène ses coups, dans un tempo relativement lent mais avec une régularité telle qu'il est quasi impossible de reprendre son souffle. Les deux genoux à terre, on se prend quelques 10 minutes d'une ode à la sauvagerie doom/post-hardcore implacable et sans concession.
Guitares lancinantes, bloc métallique que rien ne peut entamer, des atmosphères oppressantes à la noirceur indicible, le temps des deux premières pistes de l'album, Rorcal sème la destruction partout où il passe. Les territoires musicaux explorés par le groupe, affiliés au mouvement post-hardcore, ont beau avoir longtemps été défrichés par de nombreux et prestigieux prédécesseurs (d'Isis à AmenRa en passant par Cult of Luna, Dirge, Rinoa, ou leurs compatriotes de d'Art of Falling et Kehlvin, avec lesquels ils ont partagé le split Ascension), le groupe parvient à imprimer sa marque via des compositions aux saturations infernales et songwriting marqué par la haine. Viscérale, la première partie de l'album ne laisse rien au hasard. On passe ainsi du post-hardcore/doom chaotique au (post)-rock minimaliste (qui aurait presque pu trouver un écho chez les écossais de Mogwai) et qui semble s'éteindre lentement, laissant encore derrière lui les débris des enceintes mises en pièces par l'ouragan suisse. L'interlude "As doubt grew from her soul" prolonge l'arrêt contemplatif sur les ruines encore fumantes des panoramas autrefois idylliques, mais définitivement ravagés par la puissance des déferlantes métalliques.
Après le calme, voici la deuxième vague et une nouvelle tornade musicale qui s'abat sur les rares survivants du cylone helvétique au travers de "Norys" et "Dysrethmia". Morceaux fleuves, riffs postcore abrasifs, un sens aigu de la "mélodie" corrosive noyée dans des océans de doom angoissant, les suisses développent des compositions de haute volée, à la violence abrupte nous lacérant les tympans et qui, bien qu'entrecoupés d'interludes déviants ou plus lénifiants, nous laisse avec le sentiment d'avoir traversé le royaume de Poséidon pour que notre route se termine aux portes de l'antre d'Hadès. Il était écrit que Rorcal ne sacrifierait pas à l'intensité dramatique de sa musique pour aérer son album, d'où l'intérêt des interludes qui permet de découper Myrra, mordvynn, marayaa en chapitres, sinon actes d'une seule et même tragédie musicale dont le noeud de l'intrigue se dénoue devant nous. Un chant qui éructe sa rage brute et latente, des éléments instrumentaux splanchniques et une puissance paroxystique qui nous poussent aux limites de la démence ("Ether). La tranquilité de l'âme vue par Démocrite et érigée au rang de précepte par les philosophes stoïciens, semble être ici de mise sur le presque ironique "Ataraxia", sauf qu'après une minute trente de petite douceur mélodique, Rorcal s'embarque pour un véritable grand huit musical qui entre crescendo efflorescents et decrescendo raffinés défraient la chronique d'un album qui, tant en termes de formats que de violence, s'impose comme une oeuvre d'une intensité telle qu'elle en deviendrait par instants presque inhumaine...
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(The) Aurelio
Septembre 2008

Rorcal / Chronique Split > Ascension

kehlvin_rorcal_ascension.jpg Deux batteries ,deux basses, quatre guitares et deux hurleurs préposés au chant histoire d'en mettre plein les cages à miel, c'est le casting de ce split réunissant Kehlvin et Rorcal, deux des plus beaux fleurons de la scène post-hardcore sludge helvétique réunis par le label Division Records sur Ascension. Le concept ? Enfermer la dizaine de musiciens dans un même studio pendant 4 jours pour composer et enregistrer d'un bloc un seul et unique titre au format hors norme. Digipack classe, artwork élégant et musicalement... un morceau de quelques vingt-huit minutes et cinquante et une seconde d'une déflagration métallique et orageuse hors norme, l'"Ascension" du titre.
Et d'entrée de jeu, les duo de groupes suisses prend d'assaut nos conduits auditifs. Première vague : deux minutes et quelques poussières d'une saturation oppressante qui grimpe lentement le long de notre colonne vertébrale avant que la machine ne se mette définitivement en ordre de bataille. Deuxième vague, les guitares viennent nous terrasser de leur lourdeur écrasante, ce n'est pas Kehlvin d'un côté et Rorcal de l'autre, mais la fusion transversale des deux qui après avoir décidé de s'accoupler sauvagement, enfantent d'une créature hybride à la force de frappe démente. Dantesque, le "groupe", nous offre, quelques dix minutes durant, un véritable monument de sauvagerie brute. Une "Ascension" ? Plutôt une descente en rappel dans les profondeurs du royaume d'Hadès. Après la déferlante métallique post-hardcore, les deux formations relâchent progressivement la tension. Avec Kehlvin et Rorcal, la lumière a beau percer les nuages les plus menaçants, on n'est jamais à l'abri d'un retour de flamme, d'un éclair de rage éruptive. Ici, les deux groupes ont juste cherché à aérer un peu le morceau, lui offrant une bouffée d'oxygène bienvenue pour s'envoler quelques minutes vers des horizons post-rock célestes et découvrir des panoramas musicaux idylliques qui rompent complètement avec le chaos précédent... et imminent. Car l'accalmie de façade est de courte durée. Les guitares vont de nouveaux verser de la lave en fusion dans les amplis, les riffs, post-metal aux fulgurances prog, gagnent progressivement en densité sonore. Crescendo implacable avant l'inexorable explosion de démence psychotique. Des univers musicaux qui s'entrechoquent, des influences qui s'imbriquent naturellement, entre Neurosis, GY!BE, Knut et Pink Floyd, les suisses livrent une pièce d'orfèvrerie doom/post-hardcore aux ambiances malsaines et sursaturées.
Un final apocalyptique, où la férocité des deux chanteurs semblent entrer en conflit avec l'âpreté des guitares, pour mieux sublimer les ultimes secondes de cet Ascension, sombre, tempétueux, tourmenté et schizophrénique. Kehlvin, Rorcal : deux groupes, deux visions d'un même style musical et un seul objectif commun. La transcendance et le dépassement des frontières habituelles du concept que suppose l'idée d'un split CD. Une volonté de surpasser en commun ce que chacun aurait pu produire en commun. Un désir d'aboutissement artistique qui pousse à une profonde remise en question de sa manière de composer, de jouer, d'expérimenter afin de se contraindre soi-même à aller toujours plus loin. Tel est l'esprit dans lequel a été confectionné cet Ascension. Un split qui ne ménage pas ses efforts pour faire naître dans la douleur des émotions violentes, libératrice et d'une rare intensité. Salvateur.
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(The) Aurelio
Juin 2008

Infos sur Rorcal
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Rorcal - Myrra, mordvynn, marayaa 16/11/08 Rorcal sur notre FaceBook : Sur notre groupe FaceBook, tu peux mater une vidéo où Rorcal parle de Falling down et déconne (un peu). Si tu as un profil dans ce réseau, n'hésite(...)
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Rorcal - Myrra, mordvynn, marayaa 18/11/08 Falling Down : Rorcal in-tubé... : Falling down, encore un focus ? Non pas vraiment. Mais parce que parfois, ce sont les groupes participant à cette compilation qui en parlent le mieux (ou pas)(...)
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Kehlvin : Progressive post-hardcore dynamitant la scène helvétique...
Dirge : Post-hardcore noise rock culte et frenchy...
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