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Riverside
EP : Out of myself
Style : rock progressif
Date de sortie : 19/11/2004
Same River
Out of Myself
I Believe
Reality Dream
Loose Heart
Reality Dream II
In Two Minds
Curtain Falls
OK


riverside_out_of_myself.jpg Les frères de Porcupine Tree, les cousins de Pain of Salvation, les descendants des Pink Floyd (toutes proportions gardées évidemment), sont Polonais... il suffit d'un seul titre, en l'occurence "Same river", le premier morceau du premier album de Riverside pour s'en convaincre. Certes l'exagération est peut-être ici de mise, mais il n'en reste qu'en l'espace de 12 minutes, le premier acte de Out of myslef est plongé dans les abîmes du rock progressif pour en extraire l'essence... et le résultat est plutôt réussi. Des mélodies langoureuses, des guitares prog rock mélancolique ("I believe"), quelques plans éthérés à la Anathema, Riverside a parfaitement digéré ses classiques et parvient à livrer une musique qui, sans révolutionner le genre de la cave au grenier, parvient à être intense émotionnellement parlant et très prenant instrumentalement.
Car au lieu d'avoir devant les conduits auditifs un groupe qui plagie sans vergogne des monstres sacrés du genre, on découvre avec Out of myself un groupe qui cherche à trouver sa propre voie, entre ses influences héritées des 70's et une volonté de proposer quelque chose qui ne soit pas qu'une pâle copie du travail de ses aînés. A l'écoute de "Loose heart", on comprend que le quartet polonais a suffisamment de matûrité artistique pour ne pas s'abîmer en vol dans les poncifs éculés du genre. Mélancolique, presque dépressif par instant, le rock néo-progressif de Riverside est tantôt planant ("In two minds"), tantôt plus incisif et heavy (l'éponyme "Out of myself"), mais il parvient constamment à respecter un équilibre entre atmosphères tortueuses, nappes de claviers envoûtantes et solis de gratte exécutés avec classe. Quant à la voix de Mariusz Duda, rien à redire sinon qu'elle nous fait voyager à travers les limbes du rock progressif sans jamais nous faire regretter un Steven Wilson (Porcupine Tree) ou un Mikael Ackerfeldt (Opeth) pourtant deux excellents vocalistes. Au final, dès son premier opus, Riverside livre un album d'excellente facture, harmonieux et raffiné, à la fois old-school et moderne, qui sans la moindre faute de goût se pose en sérieuse alternative à l'évidence Porcupine Tree en matière de rock néo-progressif.

aureliO
Octobre 2007

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