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Dring ! Dring ! Dring ! Ok, c'est naze comme entame mais la présentation de Reveille commence elle même par nous rappeler la signification du nom du groupe... "a signal for wakening", un signal pour l'éveil... Les membres de Reveille sont originaires de Chelmsford, une banlieue de Boston, au Nord Est des USA, on trouve au chant Drew Simollardes, aux guitares Steve Miloszewski et Greg Sullivan, à la basse Carl Randolph et à la batterie Justin Wilson. C'est au lycée qu'ils se rencontrent et forment leur premier groupe. En quelques mois, ils sont d'attaque et envoient leur première démo à plein de monde. Puis c'est à New York qu'ils vont se montrer "sur scène" pour convaincre les labels et les VIP, en pleine vague "nu-metal" ou "adidas-rock" voire "rap-metal", c'est Elektra qui flaire la bonne affaire et les signe pour 3 albums. Le premier est rapidement enregistré aux studios Longview prés de chez eux, sur ce Laced, ils invitent B-Real de Cypress Hill, toujours dans les bons coups... Cet album leur ouvre les portes du Woodstock 99 et des belles tournées notamment avec Static-X, Godsmack, Machine Head et Powerman 5000. Sur leur lancée, ils participent à l'Ozzfest 2000. C'est au début de 2001 qu'ils retournent en studio avec Howard Benson (P.O.D.) et Mike Plotnikoff (Fear Factory). Quelques mois plus tard, Bleed the sky est prêt, il a une pochette et un artwork général assez peu engageant, voire disgracieux mais malgré les attentats du 11 septembre, la pochette n'est pas retouchée (dommage), le CD sort le 18 septembre dans l'indifférence absolue du fait des évènements. En France, il sortira bien plus tard, la pochette est toujours la même mais bon, c'est de zic qu'on parle ici, pas de dessin ou de design... (et heureusement !).

Reveille / Chronique LP > Bleed the sky

reveille : bleed the sky Après la première vague néo-métal (KoRn/Deftones) suit un véritable raz-de-marée, chaque label se doit d'avoir un groupe de néo dans son catalogue et les skeuds étiquettés "néo-métal" déferlent. Reveille est un de ses groupes. Présenté comme cela, tu pourrais te demander pourquoi ils méritent plus que les autres un article ici... c'est tout simplement parce qu'ils ont un côté nostalgique ! Quoi ? Un côté nostalgique alors que c'est juste leur deuxième album et qu'ils plus ou moins font la même musique ? C'est quoi ce délire ? Oui, les Reveille cultivent ma nostalgie et donc certainement celle d'autres "vieux" comme moi qui ont connu les débuts des ... Deftones ! Le son, l'attaque des riffs, certaines phases chantés, la rage (celle du morceau "Bleed the sky" surtout), la culture de l'intro qui se fait remarquer, tout cela me rappelle de bons souvenirs deftoniens. Et si ces derniers sont toujours en activité, ils ont changé de voix et fait évoluer leur néo-métal vers un métal plus mental, plus pop, laissant cette rage à d'autres comme Glassjaw ou 36 Crazyfists... C'est pour cela que l'écoute de cet album est plaisante, s'il était sorti il y a 5 ans, j'aurais peut-être crié au plagiat, là, je me laisse prendre à leur jeu et supporte plus facilement leurs défauts comme les parties trop rappées de "Catarax" ou "Down to none", ce dernier sonnant plus à Eminem ou Dr Dre que néo-métal ou rap-métal. Ouais, rap-métal parce que l'album est surtout fait de parties "rap" au chant, même si tous les registres sont visités et assez bien maîtrisés. Niveau rythmique, rien à dire, niveau son idem, plus grand chose ne nous surprend, sauf que la couleur des premiers Deftones semblait être délaissée (sorti de Far, personne à l'époque n'avait vraiment suivi leur style). Dans l'ensemble, ça sonne pas mal, c'est facile à écouter, avec même de bons passages sur "Killing me" ou "Derelict" et une mélodie très bien tenune par Scooter de Cold sur "Inside out (Can you feel me)" mais malgré tout, ça ne vaudra jamais "un bon vieux Deftones"... alors ça ne restera pas forcément dans les mémoires mais sur l'instant, ça fait du bien et c'est à ça que ça sert la zik non ?