metal Métal > Retrace My Fragments

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Le groupe Retrace My Fragments est né en 2006 au Luxembourg. Après quelques changements de line-up celui-ci se fixe avec Antonio Martijra (chant), Alex Carre (guitare), Nicolas Parcollet (guitare), Claude Ewert (basse), Roland Jeitz (batterie). Une première démo 4 titres voit le jour en 2006 et beaucoup de concerts sont donnés avec des formations de tous les genres (Defdump, Cephalic Carnage, Hate Eternal). En février 2008, le groupe se sent fin prêt pour aller enregistrer son premier méfait subtilement appelé Vertizontal.

Retrace My Fragments / Chronique LP > Vertizontal

Retrace My Fragments - Vertizontal Au premier abord, on a bien du mal à deviner ce qui se cache derrière ce disque tant la jolie pochette ne reprend pas les codes du genre, et c'est du reste, assez révélateur de la démarche du groupe luxembourgeois. Il suffit de déplier le livret de Vertizontal pour décrypter les intentions et découvrir ce qu'est Retrace My Fragments : un groupe qui s'approprie et manie la brutalité exacerbée (cf. le crane au pied de l'arbre) mais aspire aussi à des bouffés d'oxygènes lors d'incartades en plein air synonymes de velléités mélodiques et de tentations vers des territoires plus nuancés (cf. les branches qui tentent d'atteindre le plafond du ciel bleu, la partie visible de l'artwork). Attention tout de même, le menu reste globalement plutôt violent et "Compass" vient nous asséner quelques arguments musclés et vindicatifs : un binôme vocal aigu/gras, du gros riffs outrageusement agressifs et bipolaire (lent puis fulgurant) dans ses intentions, une section rythmique au taquet et la puissance complètement sur-dimensionnée d'une tribu de sumotoris en séance de footing. Le déluge sonore se poursuit encore quelques minutes et on est d'autant plus agréablement surpris lorsque le groupe s'octroie une pause salutaire autant pour eux que pour nous sur "Les saisons du cœur" : une mélodie qui s'éclaircit avec la température musicale, le français fait son apparition pour un moment de poésie libératrice puis le naturel revient au pas de course avec ce death metal cinglant et cathartique. Le groupe renouera avec les accalmies sur un "Chronocrisis" en forme de perfusion de morphine après l'opération chirurgicale sans anesthésie qu'est Vertizontal. On ne peut qu'inciter Retrace My Fragments à approfondir leur singularité, entre ombre et lumière, sur leurs prochaines productions. Vertizontal est vraiment un très bon album qui exige un goût très prononcé pour le métal extrême même si la part d'accroches mélodiques tendrait à rendre la bestiole plutôt digeste pour le fan de metal lambda. Une affaire à suivre.