metal Métal > Psylaw

Biographie > la loi des psy ?

Voilà encore un rejeton de la scène bordelaise qui fait des siennes, à croire qu'il y a un élevage par là-bas. Donc, élevé au grand air, et surement inspiré par ses prédecesseurs, Psylaw écume son néo-métal tendances hexagonales. Musicalement proche d'un Leto ou d'un NFZ, le son s'approche parfois de KoRn ou de Viridiana, mais également d'un Unskilled et de son crew du cul, le côté scène française qui ne s'en laisse pas compter apporte son grain au moulin. Mixant chants à l'emporte piece, rapés, arrachés, parfois hurlements primaires, une basse ronde et prévisible, des guitares insicives et acides, Psylaw montre que le néo francais est plus qu'un effet de mode.

Psylaw / Chronique EP > Sculptures

Psylaw : Sculptures Si certain font de leur deuxième production une galette fortement semblable au premier jet, Psylaw ne fait pas partie de ceux-là. Ce Sculptures est à des lieux de la première démo des ouvriers du traktopel-core, décidément plus mature, beaucoup moins néo, beaucoup plus rentre-dedans, Sculptures sort l'artillerie lourde et les parois blindées. "Shrouded in mist" ou "Sculptures" font penser à Black Bomb A, les deux chants qui s'entremêlent n'y étant pas étranger, le tout en étant beaucoup plus punk dans l'esprit.
Guitares massives, chants hurlants, c'est du hardcore massif qui submerge le silence, avec une pointe de low-fi sur "Mathis", mais qui ne dure pas bien longtemps devant ce déluge énergique. Mixé par Fred Foulquier (encore lui: Psykup, Nihil, entre autres...), ce Sculptures est selon Psylaw un condensé de métal-hardcore brut rempli d'énergie mixé à la sauce punk, et en toute sincérité, ils ont totalement juste sur cette définition, c'est exactement ce qui transparait de ce premier album au travers des titres comme "WHVN", "Daytona Day" ou "Shrouded in mist".
Intro quasi-acoustique, "Introducting the spy" reste plus sage, le calme avant la tempête "Inner sp(e)y(e)", aux allures Deftones-iennes, qui s'enflamme absolu en un ouragan hardcore syncopé. Déluge hardcore, hurlements surpuissants, passages néo, avalanche punk-métallique sur "Daytona Day", groove endiablé sur "B.M.S.", le traktopel-core sympathique de la première démo a pris un sérieux coup de maturité, ou peut-être tout simplement une autre direction...

Psylaw / Chronique EP > Psylaw

Psy-Law Entrant dans la ronde avec une première demo et 5 titres saccadés, violentés, en béton armé. Traktopel-core selon Psylaw, néo pour les autres, le terme reflète relativement fidèlement le style massif construit sur ces fondations métal. Entre camion de chantier et Caterpillar jaune, "Burino style" ouvre la marche, enfin pose la première pierre de l'édifice, incisifs, arrachées, les guitares et le chant s'en donnent à coeur joie pour ciseler ces éclats métalliques, l'intro ressemble étrangement à "Ire" de Viridiana, mais s'en détache rapidement à coup de grosse caisses, de syncopes acides, de déluges de gravas hardcore, le pont s'enflamme, la recette est éprouvée et fait toujours le même effet. La saturation est étouffée, le son est mielleux, puis se vitriolise, reste en équilibre sur une basse ondulante, simple mais indispensable, doux soubresauts fondateurs, le chant s'est calmé, enfin pas tout à fait, Psylaw fait dans le traktopel-core pas dans la dentelle, et cela s'en ressent sur "Drive me to". Les riffs de Psylaw sont efficaces, perfectibles, mais assez bien balancées, certaines montées en puissance, entre hardcore et guitares dopées au phazer sont assez savoureuses, une pincée d'énergie en plus et leurs concerts doivent décollés. Pas toujours à la pointe de l'innovation, certains passages ne sont pas tout à fait en place, mais impatients et attentifs, Psylaw a plus d'un tour dans son sac et sait varié les plaisirs. La preuve en est ce "Soft" en deux parties qui sort des sentiers battus, commence lentement sur une mélodie légère, épicée, suintante, fragrance délicate dans l'air, choeurs apaisants, chuchotements gutturaux légèrement inquiétant, la montée est lente, mais s'accélère, les guitares deviennent accérées, reprise intense de l'ambiance primitive, la construction de l'ensemble est intelligente et ne cède pas à la precipitation, soudain l'équilibre se rompt, le rythme cardiaque se précipite, palpite, devient irrégulier, la basse devient tranchante, plus métallique, guitares etouffées, roulements mécaniques, machinerie qui casse net. Intro basique, primal pour "Angel front", pourquoi résister à l'appel de l'adrénaline, la sueur sur les tempes, Psylaw sait aussi foutre le boxon, le wai, cède au chant du psylo :)
Sûrement pas le groupe le plus original de l'année, mais d'une éfficacité certaine, et d'une volonté de fer, alliant riffs incisifs avec une base percussive alerte, comme dans "Angel front", Psylaw avec son traktopel-core et ses rythmes saccadés montre une fois de plus que le néo hexagonal est un vivier de petits groupes énergiques, motivés et impliqués.