metal Métal > Psygnosis

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Au départ, Psygnosis est le projet de Remi aka m.Kekchoz, armé de bonnes compositions (c'est un touche à tout aussi à l'aise avec une guitare qu'un sampler ou un micro), il trouve autour de Mâcon des zicos motivés par ce projet et si le poste de chanteur posera quelques soucis, aujourd'hui ce sont Yohan (chant), Jérémy (basse) et Anthony (guitare) qui l'accompagnent et font vivre la bête qui depuis un premier EP en 2009 (Phrases) a sorti un premier album (Anti-sublime en 2012) et un autre EP (Sublimation en 2013) avant de nous livrer ce Human be[ing].

Psygnosis / Chronique LP > Human be[ing]

Psygnosis - Human Be[ing] Psygnosis frappe très fort avec cet album (très) long-format. Très très fort même. Ca fait beaucoup de "très" mais ils le méritent car les groupes capables de jouer sur autant de registres et faire de ses titres épiques un ensemble totalement cohérent sont rares. Death, post-hardcore, progressif (qui dirait même djent), on entend de tout dans Human be[ing] et on n'est jamais déçu. Le groupe s'autorise même l'intégration de samples (sur quasiment toutes les parties ambient) ou d'instruments classiques (en interlude) et là encore, ça marche. Pour obtenir une telle qualité finale dans l'écriture des compositions, il y a fatalement un boulot énorme et on se dit que les phases de création comme les répétitions doivent être plus qu'intéressantes à suivre...

Parce que malgré des passages ultra brutaux avec riffs massifs et grognements au chant dans la plus pure tradition du métal qui tâche et te fait headbanger sans réfléchir, les Bourguignons nous embarquent totalement dans leur musique. Difficile à concevoir comme cela mais les moments de calme complet (en introduction de manière assez classique mais pas que) où guitares en sons clairs et textes audibles (parlés, samplés, chantés) nous plongent dans leur univers avant de faire pleuvoir les blasts. Pour trouver un tel niveau de qualité d'écriture et de structure, on peut aller chercher Gojira mais cette référence n'est pas une évidence (peut-être un peu plus sur "Resurrection" et "Drowning" qu'ailleurs ?) tant Psygnosis réussit à se forger son identité propre en amalgamant ses influences.

A un travail soigné sur chaque plage, il faut ajouter une production équilibrée (entre puissance et légèreté) réalisée par leur chanteur Yohan Oscar (qui est décidément très talentueux) et un très bel artwork signé par le dijonnais Okiko. Si ça peut sembler évident (surtout que Psygnosis rime avec Hipgnosis), il fallait le noter car cet album est vraiment sans faille. Impressionnant. Très impressionnant.