metal Métal > Prototype

Biographie > Avant-projet

Composé principalement d'ex-Scev Inside, les membres de Prototype sont des musiciens avec un passif assez conséquent et dont certains collaborent encore à d'autres groupes. Ainsi, DDT (chant) outre son passé au sein de Scev Incide, est aussi passé dans les rangs de la formation punk Spirit Of Pogo et a plus récemment monté deux projets électro répondant aux noms de Modele Z et Strident Vortx. Anciens Scev Inside, eux aussi, Nicolas et Stéphane L. occupent les postes de guitariste chez Prototype ; Stéphane L. assurant la même fonction pour Dirge, formation postcore atmosphérique du Val d'Oise. La section rythmique est composée de Leyla à la basse (ex-Bullfight) et de Frédéric, batteur, ancien Warhead (trash) et ancien Armagedon.
Depuis sa formation, le groupe a composé plusieurs titres, est passé par la scène, puis une première fois en studio (début 2002) pour accoucher d'une démo Nova kakophonia avant d'y retourner pour sortir un maxi à l'automne dernier. Progrès, art & technique, mixé par Anthony (Sherkan) et le poste de bassiste occupé par Ziton (qui partira ensuite pour Zampano), reprend les idées de Nova kakophonia et va même encore plus loin dans la cacophonie urbaine et métallique que sème le groupe depuis 2001.

Prototype / Chronique EP > Progrès, art & technique

Prototype : Progrès, art & technique Aux vues de l'artwork, Prototype ne semble pas faire dans la dentelle et possèderait un sens aigu de la provocation. Eh bien, ce n'est pas qu'une illusion (d'optique) ! Le quintet développe sans avoir vraiment froid aux yeux sa vindicte durant ses 5 titres incandescents. A cela s'ajoute une reprise sans édulcorant aucun de "Petit agité" des prodigieux Bérurier Noir, expédiée avec autant de talent que Lofofora propulsant "Vive le feu" sur du métal de barges.
Pour entrer un peu plus dans le sujet, et pour avertir la populace, musicalement, Prototype ne révolutionne pas (pour le moment) le monde du métal. Je ne dis pas qu'ils jouent mal, au contraire, les titres sont parfaitement calibrés, la sauce est plutôt dévastatrice et incite très rapidement à headbanger, ce qui est très bon point mais c'est plutôt en terme d'originalité que le bas blesse. Les Val d'Oisiens ont opté pour un métal punchy aux confins de leurs influences revendiquées (Fear Factory, Sepultura, ...) et de groupes plus enclins à bêcher dans le jardin mondial du hardcore(-métal). Les points forts du groupe se situent plus dans la démarche subversive adoptée (cf artwork.) et dans les paroles que DDT s'applique à jeter en pâture avec une doctrine quasi-autoritaire. A l'écoute des textes, il est difficile de nier leur capacité à nous faire rire jaune ou à grincer des dents. Attaquant en règle la société marchande et capitaliste actuelle ("Produire-mourir-pourrir" et "Rien à vendre"), Prototype ne connaît pas la démagogie et préfère mettre tout le monde d'accord en mettant les points sur les "i" ! "Il convulse", en décrivant l'agonie d'une victime d'un accident de la route, met mal à l'aise et "Break corps" (je règle le gain du canal audio / un bruit épouvantable envahit le studio) devrait provoquer quelques ricanements malicieux. Tout comme leurs paroles dénonçant un "système de propagande que les médias nous assène" qui laisse "libre de fermer ta gueule", ou, slogan encore plus radical, le groupe n'a "rien à vendre, rien à te proposer", les déflagrations de Prototype, complémentées par des samples, sont à sens unique : acquiesce ou passe ton chemin.
Entre violente déconne, malaise nihiliste et dénonciation permanente, intérieur punk enveloppé de métal, le club des 5 de Prototype suggère la décadence de notre société et mérite que l'on s'attarde quelques instants sur son métal d'agité du bocal !