metal Métal > Prisma

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Prisma a été fondé en 2001 du côté de Zürich (Suisse) et se compose aujourd'hui de Michael Luginbuehl, Valentin Grandelmeier, Marc Muellhaupt et Andreas Wettstein. Après quelques concerts donnés dans son pays natal, le groupe tourne un peu partout hors de ses frontières, histoire de se faire la main en live. Après pas mal de temps passé à se rôder, le groupe entame en 2004 l'écriture d'un premier effort, qui est finalement enregistré au printemps 2006 (le groupe n'était pas forcément du genre rapide). Au moment de démarcher des labels, Prisma conclue un deal avec Galileo Records, label suisse spécialisé dans la cause metal/rock progressif via lequel, sort à l'été 2007 Collusion, le premier album du quartet.

Prisma / Chronique LP > Collusion


prisma_collusion.jpg Impossible à l'évocation de Prisma de ne pas penser à Porcupine Tree ou à leurs excellents "cousins" polonais de Riverside, tant la musique des suisses renvoie inévitablement à l'oeuvre de ses maîtres anglo-saxons. Mais, le quartet hélvétique n'est est pas pour autant un groupe que l'on peut taxer de "suiveur". Car reconnaissons-le, rares sont les formations ou collectifs qui inventent véritablement un genre à part et effectivement, Prisma n'est de toutes les façons pas de ceux là. Ils n'en ont d'ailleurs pas à la prétention. Entre riffing athlétique métallique et mélodies prog plus légères à la Steven Wilson (vocaliste de Porcupine Tree et Blackfield), les suisses livrent avec "Paragon", titre inaugural de Collusion, un condensé de metal/rock prog hybride au chant qui n'est pas sans rappeler celui d'un certain Maynard James Keenan (Tool, A Perfect Circle, Puscifer). "Feeling of guiltiness", poursuit dans la même veine, maniant avec habileté les codes du rock progressifs pour les diluer avec ingéniosité dans un metal alternatif Toolien pensé dans les moindres détails. Impressionnant. Certes, Prisma a pris son temps pour accoucher de son premier album (3 ans et des poussières tout de même) mais le résultat est là : que ce soit avec, "Head trip", "Maslow" ou "Inner circulation", le groupe impose son style, à la fois ravageur et raffiné. Distillant quelques riffs heavy ("Over bodies and cases" et sa basse volubile) au beau milieu de mélodies langoureuses ("Glide in"), le quartet suisse ne révolutionnera certainement pas l'univers du rock progressif aux effluves métalliques avec ce Collusion, mais créé pourtant quelque chose de remarquablement ensorcelant. De "Normal state" et ses lignes de guitares tortueuses posées sur des rythmiques toute en rupture, à "Perseverance" titre aux sonorités presque pop, bordées de quelques arrangements à cordes, Prisma livre une volée de titres neo-prog inventifs ("Passion - The highest necessity", "Sield land") à la maîtrise formelle éclatante. Classe.