metal Métal > Primal Age

Biographie > Primal fear

L'histoire de Primal Age remonte à... 1997 ! Autant dire que de l'eau a coulé sous les ponts avant que A hell romance ne voit le jour. Tout d'abord des concerts à gogo, une participation à une compilation (In this other land) et un premier album, The light to purify, sorti en 1999 et remarqué à l'époque. Une galette qui amène le groupe à côtoyer sur scène les cadors du milieu : Napalm Death, Converge, 25 Ta Life, Nostromo, ...
Puis le groupe est mis entre parenthèses avant qu'il ne renaisse fin 2005 par la scène. Le quintet reprend le chemin des studios, et plus précisément du Loko Studio (MyPollux, Kobayes, Sequoia, ...) pour mettre en boîte un nouvel album en compagnie de Guillaume André. A hell romance, c'est son nom, sera masterisé par Alan Douches (faut-il encore le présenter ?) et verra le jour en septembre 2007 via les services adjoints de Customcore Records et Free Edge Conspiracy.

Primal Age / Chronique LP > The gearwheels of time

Primal Age - The gearwheels of time Il y a des jours, certes forts rares, comme ceux où on sort de l'hopital et où on se dit qu'il serait (enfin) temps de s'attaquer à la mise en mots de la nouvelle sortie de Primal Age. D'autant plus que ma date de sortie définitive de la tannière la plus mélomane du web ne devrait plus tarder.
C'est ainsi qu'on se permet de se demander ce qu'ont réservé les auteurs de The gearweels of time à nos petites oreilles.
En fait, ce n'est pas compliqué : une fois la période de transit (intestinal) effectuée aux urgences lors des trois premiers titres, les Primal Age nous expédient en chirurgie alors que le passage par l'ascenceur en compagnie de "Symphony of dreams", histoire de dédramatiser le moment, ne manque pas de raffinement (à l'instar de "When man loses himself forever" et "Sermon through bright concerns" tirés du précédent opus). Par contre, une fois sur le billard, c'est un autre type de symphonie qui retentit. Ca joue de tous les scalpels possibles et imaginables ; crochets, pinces, écarteurs et ciseaux sont aussi de la partie ; les spécialistes cherchent d'où provient la panne et peinent à localiser la fuite. Autant dire que "découpe", "perforation", "clampage", "entailles" et autres "coutures" se suivent et se succèdent autour de ce qui ressemble plus à un champ de bataille qu'à un abdomen. Les amateurs de série Z apprécieront, les autres passeront leur chemin ou de vie à trépas, c'est selon.
Bref, c'est viscéral chez Primal Age, à chaque fois qu'ils font parler d'eux, c'est pour mettre au monde une oeuvre majeure. Joyeuses sutures à ceux qui auront le cran de s'enfermer en compagnie du métal-hardcore de The gearweels of time ! Mais ce ne sont que les premiers coups de bistouris qui font mal, après cela tourne très vite à une partie de plaisir, parole de rescapé.

P.S. : Que nos lecteurs se rassurent, les faits relatés ici ne sont que très partiellement autobiographiques.

Primal Age / Chronique LP > A hell romance

Primal Age - A hell romance Instrumental et ténébreux, "When man loses himself forever" installe une ambiance et jusqu'alors, on ignore à peut près tout ce qui s'apprête à nous tomber sur le coin de la figure. Mais Primal Age ne tarde par à faire parler la poudre. Et la dizaine de titres lui emboîtant le pas ne baisse que rarement la garde. Fidèle au hardcore depuis ses débuts, le quintet nous en donne une petite leçon tout en s'acoquinant de riffs métallisés, pour la route.
Pas de fioriture pour Primal Age, qui évolue quelque part dans les parages de None Shall Be Saved, The Arrs, Kickback, Right 4 Life et autres Arkangel. Direct et massif, le combo vient au contact pour asséner de saignantes instrus et un chant plutôt bien dosé à mon goût, pas trop aigu ni trop brutal. Tous les classiques propres au style y passent mais Primal Age semble les sublimer, aidé par une production puissante, racée, à couper le souffle. Difficile de suivre la batterie sans esquiver une crise d'épilepsie, on est pris à la gorge par ce psychopathe de bassiste et les guitares foudroient, tout simplement. Et lorsque l'une d'elles lancine au début de "Suicide intervention to cherish the grace", qu'on se rassure : pas de mièvre ballade à l'horizon, c'est juste pour rire ! La rage du combo reprenant très vite le dessus. Bien que les titres prennent le temps d'être développés (et de t'étendre au passage), pas le temps de souffler, la machine Primal Age est bien huilée et vient se volatiliser dans le (magnifique) titre fermant la marche, "Sermon through bright concerns", une réponse à celui d'ouverture.
Remontés à bloc, les Primal Age démontrent que, même bien des années après leurs premiers faits d'armes, ils sont toujours prêts à en découdre. Et dire que des dates sont programmées pour 2009 et que l'on parle aussi d'un nouvel album de leur part...