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Pretty Mary Dies, c'est presque six années de sueur, de bruit, de fureur et de passion, un mix entre Breach, Botch et Converge, au coeur du Bordelais... Six années passées un peu inaperçues pour beaucoup de monde car peu de concerts et peu de moyens. Néanmoins régulièrement présent sur les scènes Girondines et fort de trois démos autoproduites, le groupe enregistre un premier et, à ce jour dernier, album courant 2008, avant de se séparer provisoirement à cause de l'éloignement géographique de ses membres.
En 2009, la bête dort, mais n'est pas encore tout à fait morte, en attendant, Maximum Douglas (Appollonia, KilØ) sort officiellement l'album Put our names on the walls of your city.

Pretty Mary Dies / Chronique LP > Put our names on the walls of your city

Pretty Mary Dies - Put our names on the walls of your city Put our names on the walls of your city résonne comme une harangue, presque une déclaration de guerre métaphorique que les Pretty Mary Dies auraient laissé comme ultime héritage avant de se mettre en sommeil. Une épitaphe qui sent le besoin d'exorciser ses démons et qui, dès l'introductif premier titre, enveloppe nos membranes auditives d'un sentiment d'urgence et de menace permanente. L'explosion est clairement imminente. Les 9 pistes audio qui suivront en sont l'explicite confirmation. Le groupe y distillant une violence épidermique qui, après avoir vraisemblablement été contenue trop longtemps, fait exploser la boîte de Pandore dans laquelle on avait en vain tenté de l'enfermer. Le résultat n'en est que plus manifeste. Les Bordelais font parler la poudre et nous piétinent consciencieusement ce qu'il nous reste de neurones. Les morceaux s'enchaînent et le groupe ne déserre pas son emprise. Et s'il s'offre quelques moments de calme relatif, ce n'est que pour mieux reprendre d'assaut les enceintes l'instant d'après. Haute saturation vrillante, déballage de riffs spasmophiliques et screamo éruptif, le cocktail acide des Pretty Mary Dies se révèle d'une rare intensité, presque primale par instants, mais paradoxalement très contrôlée. Pourtant le disque n'est pas qu'un brûlot hardcore basique de plus, son énergie punk lui confère une aura particulière, celle d'un groupe qui a des choses à dire et qui ne se prive pas de le faire, en y mettant les formes. Résultat : cette plaque est une arme de destruction massive destiné à annihiler l'uniformisation avilissante de l'humanité. Son programme : empiler les parpaings sonores et balancer sa violence noisy castratrice à la face de l'auditeur. Des saillies metal noise hardcore punk qui sous-tendent une haine féroce de l'urbanité exacerbée dans laquelle semble s'enfermer notre monde, une volonté affichée en filigrane pour lutter contre son caractère déshumaniser et impersonnel. D'où ce message frondeur et provocateur laissé comme une dernière offrande à son auditoire : Put our names on the walls of your city. Tout est dit.