metal Métal > Pornchild

Biographie > enfant du porno ?

La Suisse est un pays riche, mais pas qu'avec des lingots d'or... Riche aussi d'une scène métal fournie et diverse. On connaissait des groupes venant d'Yverdon, Lausanne, Genêve, ... on en découvre un de Bâle, Pornchild. La naissance du groupe remonte à 1998, à l'époque Philippe (chant), Julien (guitare), Daniel (basse) et Christian (batterie) se concentrent surtout sur les concerts. Ils les enchaînent dans leur région avec entre autres des premières parties de Unfold, Ordeal, Clone, Skull... C'est dans leur local qu'ils enregistrent 8 titres avec ce qu'ils ont sous la main, c'est-à-dire un 4 pistes (la Suisse est riche, pas forcément ses habitants...). Les 4 meilleurs titres sont mis sur un CD pour assurer la promotion du groupe auprés des salles et des médias. Mais à l'automne 2000, le groupe change de batteur, un autre Christian remplace le premier, le groupe repasse beaucoup de temps dans leur salle de répét' à retravailler le set. Après voir défendu leurs compos sur toutes les scènes qui se présentèrent, ils ont remis leurs titres en jeu et les ont posé à plat sur un superbe CD sui sort durant l'été 2002 : Have you ever ... ? avec Martin à la batterie. Signé chez N-Gage, il est enregistré par V.O. Pulver. C'est une petite bombe qu'on attend impatiemment de goîter live.

Pornchild / Chronique LP > Have you ever ... ?

pornchild : have you ever ... ? Avant de parler de la musique de Pornchild, saluons la beauté du digipak dans lequel elle nous est servie ! Cartonné glacé avec les paroles et de belles photos, si tous les albums sortaient sous cette forme, le gravage en prendrait un sacré coup ! Le plaisir des yeux et des mains est ici accompagné par celui des oreilles ! Les titres présents sur la démo "faite à la maison" ont une autre gueule sur l'album, "Gent", "Promised land", "Ghosts" et "Carry the consequence" sont transformés et la production lourde et léchée donne une toute nouvelle envergure à ces titres notamment à "Promised land" où les sonorités du chant et des guitares est fabuleux par rapport à la démo. La basse profite également du passage dans un studio pro puisqu'elle se détache clairement et montre toute son importance dans les aigus. 14 titres pour cet album et ce qui nous avait plus nous plaît toujours et ce qui était améliorable a fait de gros progrès, par exemple le chant qui est beaucoup moins forcé, sauf peut-être encore sur les passages les plus hardcore de certains titres de Have you ever... ?. Ces titres qui mêlent toujours autant chant clair et très mélodieux avec passages rentre-dedans option bulldozer ("Broken faith"). Ce Pornchild là s'éloigne nettement de Deftones pour aller croiser dans les eaux émo ou hardcore selon les ambiances. L'insouciance de la jeunesse se fait sentir, tout comme l'envie de faire du rock avant tout ("Porn"), quand la machine est lancée, difficile de l'arrêter ! Le groupe se permet aussi de jouer avec les effets et oublie un peu les grosses distos de temps à autres comme sur l'intro de "For freedom" qui s'alourdit bien vite. "Plan B" est un de mes titres préférés, très néo-punk dans l'attaque, ça pourraît être un morceau de Pennywise version métal, c'est encore dans les parties chantées clairement que les Suisses font davantage mouche... Quand ils les évitent, les titres semblent bien moins intéressants ("Searching"). L'album, vraiment excellent dans sa globalité, s'achève sur le titre éponyme "Have you ever...?" et comble les pointillés avec une histoire inspirée de The Wall, racontée avec des harmoniques artificielles et des gros riffs bien entendu ! On avait placé pas mal d'espoirs en Pornchild suite à leur démo, ils viennent de démontrer qu'on avait largement raison !!!

Pornchild / Chronique EP > Pornchild

pornchild : demo Ces 4 titres ont beau avoir été enregistré avec les moyens du bord, ils n'en ont cependant pas l'air à leur écoute, le son étant en effet très bon. Le son de guitare n'est peut-être pas aussi lourd qu'en live mis à part la discrétion de la basse, il n'y a pas grand chose à redire. Le chant est la plupart du temps "clair", Philippe ne gardant des parties vocales appuyées (et pas forcément transcendantes) que sur certains passages pour en renforcer le climat malsain. Effectivement, le métal des Pornchild n'est pas trés joyeux, il place l'auditeur dans la position d'une cible, on sent qu'ils vont attaquer, nous attaquer, mais on ne sait guère quand... La longue respiration de la fin de "Gent" nous fait croire à un déchaînement dans les secondes qui suivent mais, ô surpise, ce n'est pas pour tout de suite, l'attaque se fera par paliers, parfaitement maîtrisée, de plus les petits gars s'arrangent pour ne jamais vous achever, histoire de jouer un peu plus avec vous... Sur "Promised land" les guitares et les rythmes sont tranchants et plannants à la fois, le chant (en anglais) très mélodieux nous invite à le suivre tranquillement et sans qu'on s'en soit réellement rendu compte, tout s'est accéléré, ce n'est que sur les breaks qu'on le réalise. S'il faut trouver des comparaisons, on ira chercher les Deftones (plutôt les deux premiers albums) comme à chaque fois qu'un chant mélodique peut se faire violence... Mais les Pornchild ne sont pas un clône de qui que ce soit et s'ils doivent apprécier "7 words", ils savent aussi faire autre chose...