metal Métal > Poison the Well

Biographie > Empoisonne le puit

Poison The Well se forme originellement en 1997, sous le nom d'An Acre Lost avec Aryeh Lehrer au chant et Ryan Primack aux guitares. Le groupe sort son premier album en 1998 Distances only makes the heart grow fonder, à la suite duquel PTW signe avec Trustkill Records. Le groupe sort par la suite The opposite of December... A season of separation accueillit favorablement par les critiques, notamment Guitar World qui le classe huitième de ses meilleurs albums hardcore. Le groupe sort Tear from the red et attire l'attention de Atlantic Records. Ils sortent donc en 2003 You come before you.
En général, les majors et les groupes hardcore ça ne colle jamais bien, et Poison The Well qui Atlantic Records pour Ferret Music (à qui l'ont doit notamment Scarlet, Dead Man In Reno, Every Time I Die...). Il aura fallu attendre 4 ans pour voir le successeur de You come before you, mais Versions remet les pendules à l'heure. S'étant séparé de deux membres du groupe récemment, Poison The Well est accompagné pour la tournée à venir de Mike MacIvor (Candiria) et de Brad Clifford (Since By Man).

Interview : Poison the Well, itw Poison the Well (mai 2003)

Poison the Well / Chronique LP > Versions

Poison The Well : Versions Album condensé, Versions livre douze titres d'un hardcore rageur, enregistré en Suède par Pelle Henricsson et Eskil Lovstro (responsable de The shape of punk to come de Refused) cet album ne se livre pas dès la première écoute.
Titre efficace, accrocheur, "Nagaina" pulse sous un riff de guitare bien gras, un son vintage savoureux, le tout prend son ampleur avec une basse ronde et un long slide de guitare en arrière plan. Le chant surfe par dessus, mélodique, attentif, un flow régulier, un titre à l'âme très rock, contrastant avec un refrain final qui revient aux origines, à l'essence même de Poison The Well. Grosses guitares sans limites sonores, un chant qui hurle tant qu'il peut. "The notches that create your headboard" quant à lui se fait plus violent, plus hardcore, guitares techniques, batterie binaire et bornée, harmonies dissonantes, le résultat est un assaut sonore incontrôlé, un raz-de-marée saturé à la limite d'un viol auriculaire sauvage.
Quand Poison The Well se fait sauvage, il sait également se faire cajôleur, le loup se transforme en agneau sur le titre suivant, "Slow good morning" résulte en un titre presque sensuel, guitare égrainant un arpège subtil, un piano en contrepoint, le tout fusionne avec érotisme et une certaine idée de la lourdeur, coups de boutoirs saturés, basse saturée tenant le titre dans sa croupe, un arrangement de cuivres discret mais au grain de poivre à l'importance non négligeable, on touche ici à des compositions tels que sait les faire Buried Inside. Quand Poison The Well s'énerve, celà fait mal, "You will not be welcomed" démarre gentillement, presqu'avec innocence, mais explose avec vigueur.
Avec Versions, Poison The Well alterne titres subtils et intenses tels que "Slow good morning" ou "Riverside", tout en délivrant une rage intense sur des condensés comme "Letter thing" ou "Naive monarch", qui défile à grande vitesse, avec furie, acharnement et insistance.