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Biographie > Bill ?

Pour l'histoire des Pleymo, des tas de sites s'en chargent, pour la review des albums c'est en dessous... (le premier n'a pas été chroniqué faute d'intérêt particulier, lire la première interview pour plus d'infos…)

Interview : Pleymo, Now and here (juil. 2008)

Interview : Pleymo, deuxième interview (février 2002)

Interview : Pleymo, première interview (janvier 2000)

Chronique Livre : Pleymo, Rock stories volume 2

Pleymo / Chronique LP > Alphabet prison

Pleymo : Alphabet prison Après le bide monumental intitulé Argent, euh, ah non, Rock pardon..., bref, aprés un album que même les fans n'arrivaient pas à défendre, Pleymo a crié haut et fort qu'ils allaient revenir à des choses plus sérieuses, plus authentiques, plus frontales... En même temps, c'était assez difficile de faire plus mielleux, alors, quid de ce Alphabet prison ? Dans l'ensemble, il est écoutable sans crier au scandale et c'est déjà un bon point, mais on est tout de même encore loin de l'énergie brute des deux premiers albums et le groupe n'a pas remis au goût du jour ce qui faisait sa marque de fabrique à savoir un langage imagé et explosif. Au niveau des textes, les inventions sont assez étranges et les associations de mots créées ne veulent rien dire, le "Galaxie autarcique" qui dans les textes amène le Alphabet prison constate lui-même les errances : J'ai même tenté d'inverter des mots, sans réussite visiblement.
Parmi les 13 titres, j'ai trouvé beaucoup de références à des groupes américains, mais pas des références musicales, des références dans les titres ou les textes (encore), si "Adrénaline" peu être perçu comme un sympathique clin d'oeil aux Deftones, que dire de "Phantom" et "Un parfum nommé 16 ans", deux titres très décevants car ultra mielleux. Si "Phantom" s'était appelé "Jeremy", l'inspiration de Pearl Jam aurait été trop évidente, sinon, c'est le même thème qui est traité, avec le même prénom (Jérémy) mais ce n'est pas une reprise (dommage, le titre de Pearl Jam étant un must). Pour "Un parfum nommé 16 ans" là, s'il ne s'agit pas de Nirvana et de son "Smells like teen spirit" dont il s'agit, je veux bien acheter l'album... Il y a d'autres titres sans intérêt comme "4 AM roppongi", uniquement là histoire de rappeler à tout le monde qu'ils ont joué au pays de $ony ? C'est encore une balade qui fillettes... Mais pas aussi ridicule que le "Qu'est-ce qu'il nous restera ?" que même Kyo n'avait pas osé, bref dans ce rayon seul "Je regrette" passe la moyenne de justesse...
Alors que faut-il sauver ? Déjà, les jolies photos du livret... Les titres "Le nouveau monde" ou "Vanité" (avec une belle saturation à donf sur la fin) sont sympas, le "Zephyr" bien bourrin est là pour faire le contraste et élargir le spectre rythmique. Et il y a, à mon sens..., deux très bons morceaux, à savoir "Sept" avec une basse slappée qui fait tilter les oreilles et "Block out" avec de bonnes idées dans le refrain.
Si Alphabet prison était sorti juste aprés Episode 2 : medecine cake, on aurait certainement été déçu mais en criant à l'indécense on aurait peut-être évité Rock...

Pleymo / Chronique LP > Rock

Pleymo : Rock J'ai défendu le deuxième opus de Pleymo face aux critiques avec une ligne simple "oui, Pleymo fait du néo, c'est normal, puiqu'ils baignent dedans"... Et de parler d'intégrité, d'honnêteté, ils faisaient du néo avant de signer, ils continuent une fois la signature apposée, les jaloux pouvaient raler, les faits étaient là. Avec Rock, je peux remballer mes arguments, ils ne tiennent plus, Pleymo est pour le coup passé du côté obscur de la force... de vente. Une production plus lisse tu meurres et des titres mielleux, voilà ce qu'est le Rock des Pleymo. Seul point commun avec l'opus précédént, une sorte de fil directeur (l'histoire du pauvre petit Rock) mais c'est tout, les guitares ont disparu, la batterie se cache dans le fond et la basse est transparente, seul le chant apparaît clairement, et on a du mal à reconnaître le chant typique du Pleymo d'antan, ce qui faisait leur originalité (le flow et le style des textes) passe aussi à la trappe, remplacés par des mélodies insipides. Rock est donc mou du genou avec quelques gouffres artistiques ("1977", "Moddadiction", "Polyester môme") et des niaiseries que Kyo n'a pas pu mettre sur son album ("Zorro" c'est enfin le sommet la gloire, "Une vie de détails", "Anemia"), le tout aux sonorités "emo" (le nouveau courant à la mode). Au milieu de cette débauche de titres radiophoniquement corrects, on a quelques sursauts du Pleymo néo avec "L'insolent" ou "Kongen" (avec Enhancer en guest). Reste à savoir si un tel album a été composé par la maison de disques qui espère rentabiliser la machine (à sous) Pleymo en bombardant des singles sans âme ou si le groupe nous avait depuis toujours caché son attirance vers le rock de bas étage.

Pleymo / Chronique EP > (ep)live

pleymo ep live aux Eurocks C'est sous les acclamations du public qui scande "Pleymo, Pleymo, Pleymo..." que débute cet (ep)live de Pleymo. "On va partir sur le premier album..." et c'est "Blöhm", le meilleur (?) titre de Keçkispasse qui est balancé pour le grand plaisir du public et du groupe qui s'éclate. Le mini CD comporte 6 titres et c'est moitié-moitié, 3 titres du premier, 3 titres du deuxième, tous enregistrés lors des Eurockéennes de Belfort 2002, un concert que nous n'avions pas vécu comme l'un des meilleurs donné par le combo cette année. C'est certainement la qualité d'enregistrement du son qui a donc motivé ce choix, s'il aurait pu enterrer tous les pirates qui circulent de par son son, ce ne sera pas le cas du fait des coupures entre les titres, de l'effet fading et du sous-mixage du public, autant d'éléments à regretter... Bref, sorti des palabres de Marc, on ne sent pas trop le côté live, au contraire, les renforts de Frank sont bien moins maîtrisés que sur les versions studio ("Ce soir c'est grand soir"). On se souvient que dans l'exercice du EP live aux Eurocks, les No one is innocent nous avaient gaté et que leur mini-CD était indispensable, celui-ci ne l'est pas, hormis pour les fans qui étaient présents à ces Eurocks et qui voudront revivre fidèlement quelques parties du concert. Quand on a pu voir Pleymo plusieurs fois sur scène, on est déçu, pour un CD live, ils méritaient mieux.

Pleymo / Chronique LP > Episode 2 : medecine cake

pleymo : episode 2 Pleymo is back back back et je vais en parler ! Et pas qu'un peu...
Ouais, cet album "déchire". Que ça ne plaise pas aux fans de hard core pur et dur et à l'undergroundisme ambiant, on s'en tape, Pleymo avec cette galette frappe un grand coup dans la fourmilière métal française, va amplifier les clivages entre anti et pro, entre admirateurs cachés etjaloux complexés mais ne se posera pas en arbitre, pas plus que nous d'ailleurs...
Alors quid de ce Episode 2 : medecine cake ? Il faut qu'il ait plus de qualités que de défauts pour qu'on en parle et donc oui, il a beaucoup de qualités et quelques défauts...
Côté qualités, c'est donc le "plus", celui qui suit le nom du groupe sur la pochette, un + qui peut être compris comme un "meilleur Pleymo" que celui qui nous avait livré un premier album jumpant et lassant, trop vite enregistré. Donc une version plus du Pleymo qu'on connaisait et c'est vraiment ça, tout ce qu'on pouvait reprocher à Keçkispasse a disparu, on a ici davantage de mélodies et de gros son, moins de lourdeurs dans les paroles et les enchaînements, et surtout une énergie maîtrisée. Pleymo est désormais la figure de proue de la Team Nowhere mais on peut aussi y voir une synthèse des qualités de chacun avec parfois le phrasé de Enhancer ("Tank club"), l'agressivité de Wunjo ("Kubrick"), les méchantes ritournelles de AqME ("New wave") ou l'efficacité mélodique des Noisy Fate ("Star Fm-r"), et les puristes iront jusquà parler de samples inspirés du projet solo de VOST...
Pleymo avec cette énorme prod bien ficelée et qui donne envie de sauter partout sans se prendre la tête devient un portail ouvert sur la scène française et laisse s'exprimer Bob de Watcha et Flav' de Wunjo qui prêtent leurs voix à "Compact", un titre qui en devient très "Watcha" pour le bonheur de tous. Sur l'album, on trouve aussi Martin, chantre des Stereotypical Working Class, jeune combo lyonnais qui devrait profiter de la beauté de "Star Fm-r" pour s'installer durablement dans les esprits. Ainsi Pleymo n'oublie pas les Watcha qui les ont aidé et poussé à leurs débuts, n'oublie pas sa famille (Wunjo) et passe le relais aux plus jeunes, Pleymo est devenu un maillon fort.
Entre défauts et qualités, il y a les éternelles comparaisons avec les maîtres américains du style déposé "néo-métal", références obligatoires du genre, KoRn, Deftones, Limp Bizkit devant, Factory 81, Coal Chamber, Slipknot derrière. Oui l'album sonne fort comme une prod' made in USA avec la puissance et la justesse d'un son de gratte proche de Follow the leader, avec au début ("Tank club") un surmix des tomes pour bien lancer l'auditeur dans le rythme, un tempo qui s'infernalise de temps en temps (au niveau basse/batterie, ça joue sévèrement burné !) pour le plaisir des jeunes coreux qui préfèrent le pogo aux séances de jump avec les mains en l'air ("hand up, put your hands up, hands up")...
Plus mélodique, plus entraînant, mieux arrangé, son énorme, packaging et webs de toute beauté, le Pleymo nouveau a des qualités mais aussi et toujours quelques défauts...
Le plus gros étant les répétitions de l'auto-promotion du groupe et de la Team Nowhere dont on entend parler un peu trop souvent ("New Wave", "Tout le monde se lève", "United Nowhere", "Ce soir c'est grand soir"). Cette pratique venue du hip hop témoigne de l'étroitesse des thèmes abordés par le groupe qui ne semble vivre dans son petit monde en compagnie de leur télé où défilent Batman, Spiderman, le Titanic, Dallas, Billy Cosby, Dave et Travolta... Que leur univers soit toujours aussi présent (bien qu'allégé en siliconeries), ce n'est pas en soi un défaut, ça en devient un quand le groupe propose Episode 2 : medecine cake comme étant un concept album et prépare minutieusement notre entrée dans le Tank Club. Le club du Docteur du même nom avec ses galeries souterraines qui ne sont pas très loin, graphiquement parlant, de celles du manga Jin Roh. L'histoire de Sacha et de nombreuses références au docteur Tank (ambiances sonores, packaging) devraient être le fil conducteur de l'opus mais on perd bien trop souvent le fil du récit, les aller-retours entre la Russie d'avant-guerre et la banlieue parisienne d'aujourd'hui étant un peu trop nombreux... Néanmoins on peut aussi voir le bon côté de la chose avec un Pleymo qui met de la bonne volonté à sortir de son quartier et s'attaque à l'anglais et à un univers différent que celui des taspé...
Entre les grosses productions ricaines et les petits groupes français/européens, il manquait quelque chose et Pleymo a pris l'espace. Ils avaient les moyens de faire leur truc et l'ont fait, dépassant les espérances, explosant nos craintes, depuis 3 ou 4 ans le néo-métal se cherchait un vrai leader en France, il l'a trouvé, voilà donc mes prévisions pour 2002 : les kids et l'effectif Nowhere vont mettre la guerre et Pleymo sera président.
Si tu n'es pas un kid (comme moi !) mais que tu veux oublier tes soucis (et tout bien que tu détiens et un souci qui te retiens...) juste en balançant un skeud dans le lecteur, y'a pas à hésiter, mais faudra pas t'étonner si tu te mets à chanter avec Keumar ! Entre nous, c'est tellement jouissif de gueuler "Alors ferme ta gueule, vas-y ferme ta gueule..." que je m'y remets...
Bref, si tu as raté les premiers épisodes et que tu veux prendre le train en marche, c'est le moment ou jamais...