metal Métal > Plebe

Biographie > Pas tricien

Bruno (chant, guitare), Mikael (guitare), Stéphane (basse) et Jérôme (batterie) forment un premier groupe en 1996 alors qu'ils sont encore au collège. Ils enchaînent ensuite les dates dans les bars, les démos, les petites salles et ne voyant pas venir de grande évolution de leur situation décide de tenter une nouvelle expérience. Ils deviennent Plebe et enregistrent un premier album éponyme qui sortira en 2007. Les Bayonnais tournent dans le Sud Ouest avec Mass Hysteria, Sleeppers, END., Noïd, se placent sur des compils (Metal sickness, LMA puis Me, Myspace and My band, Iparraldeko Konpilazioa, Arrêt Musical). En mars 2009 ils partent de nouveau en studio (au Rock & Chanson à Talence) et y couchent les 12 titres de Congo square qui sont masterisés à Bordeaux le mois suivant. L'album est distribué nationalement à partir du 12 mars 2010.

Interview : Plebe, Parole au tribun de Plebe (mai 2010)

Plebe / Chronique LP > Congo square

Plebe - Congo Square J'ai beau écouter et réécouter Plebe, la seule étiquette que j'arrive à mettre sur le groupe, c'est "Hard Rock". Ou comment paraître ridicule en 2 mots. Fatalement, quand un "jeune" (oui, je suis encore un peu jeune...) parle de "hard rock", c'est pour faire référence aux groupes des années 70' voire au début des années 80' qui furent les premiers à jouer leur rock de façon plus rapide, plus lourde et plus agressive. Aujourd'hui le terme n'existe quasiment plus que dans la bouche des "vieux" pour qui tout ce qui est plus violent que le rock est "hard rock" alors que le métal a créé une foultitude de cases pour ranger nos groupes favoris. Mais pas pour Plebe qui joue un rock dur, rapide, lourd, violent, du "hard rock" donc, mais un "hard rock" moderne, ouvert et qui sonne sans les charmantes impuretés du vinyl. Le quatuor manipule les rythmes, les breaks, les constructions pour éviter de resservir les mêmes schémas et puisent dans de nombreux autres styles pour cela. Au hasard, on pourra trouver des riffs hâchés à la Deftones ("Avale"), une sourde lourdeur instrumentale avec un petit moment pour nettoyer les cordes et des éclaircies de bas de manche sur "Mental", des instruments inhabituels (violon, violoncelle sur "Enjoue", guimbarde), des petites choses assez expérimentales ("Sort"), des relances tout à fait stoner ("Délice I"), du solo mode heavy, on comprend que le "concept" (sic ?) du Congo square synonyme de fête mais aussi de mixité musicale ait séduit le groupe. Côté instru, c'est donc en béton, varié et efficace, là où Plebe va créer la discussion et rebutera certainement quelques uns, c'est au niveau du chant. Etant en français et audible, on n'est pas habitué à ce genre dans la sphère hexagonale (re-sic), ça oscille entre des parties rock rappelant les débuts de Bertrand Cantat avec Noir Désir et des passages plus rocailleux et rageurs dans la veine du Bernie Bonvoisin de Trust. Ca passe ou ça casse mais même si tu as un peu de mal au début, je te conseille de faire l'effort car on s'y fait et la qualité d'écriture de la majorité des textes reste un atout des Aquitains.
Plebe n'est pas un groupe comme les autres, jouant dans un registre où ceux qui se sont pris des gadins sont bien plus nombreux que ceux qui s'en sortent avec les honneurs, rien que pour ça, il mérite ton attention.