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Time to Burn : Heliotropisme 04/03/08 Never-Scene fête ses 2 ans : Le jeune webzine Never-Scene vient de fêter ses 2 ans d'existence et s'est offert, à cette occasion, une petite séance de relooking. Au rayon update, les(...)
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Pelican - After the ceiling cracked 04/01/08 Trailers Pelican : Pelican a mis deux trailers de son DVD After the ceiling cracked sur son blog MySpace. Sortie toujours prévue pour le 22 janvier via Hydrahead.
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Pelican - After the ceiling cracked 29/12/07 Pelican en image : L'artwork pour le moins nébuleux du DVD After the ceiling cracked de Pelican est visible en source. Sortie prévue pour le 22 janvier 2008 via Hydrahead(...)
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metal Métal

Pelican

Biographie > The fire in our ears...


Natif de Chicago, Pelican est l'une des sensations métalliques de ces cinq dernières année. Surdoué, un peu à la manière d'un Cult of Luna, dont la trajectoire au sein du microcosme post-metal/ hardcore semble être similaire, le groupe a fait ses débuts dès 2003 avec un EP éponyme qui a d'entrée explosé à la face des critiques, mettant du même coup le public amateur du genre à genou. Le choc une fois passé, Pelican pouvait désormais faire valoir, à l'image des mancuniens d'Oceansize, son exceptionnelle capacité à mêler le quantitatif et le qualitatif. Signé chez Hydrahead Industries, label métal indépendant de référence fondé par Aaron Turner (Isis), Pelican est devenu en l'espace de deux ans, l'une des formations phares de l'écurie qui compte pourtant dans ses rangs rien moins que Neurosis, Knut, Botch, Jesu, Cave in ou Coalesce. Une trajectoire météoritique entamée via son premier EP et brillamment poursuivie avec Australasia en 2004, le premier album du groupe, et définitivement confirmée avec Pelican : March into the Sea EP et The fire in our throats will beckon the saw (2005).
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aureliO
Septembre 2006

Interview : Pelican, Echoes of an interview (nov. 2007)

Pelican / Chronique LP > City of echoes


Pelican - City of echoes Celui là, c'est peu dire qu'on l'attendait de pied ferme. Après un Australasia dantesque et tellurique, un The fire in our throats will beckon the saw massif et majestueux, voici donc City of echoes... le troisième album du groupe, celui pour lequel Pelican aurait enfin l'occasion de fusionner ses deux premiers efforts en un seul, avec la matûrité en plus. Et d'entrée de jeu, "Bliss in concrete" met les choses au clair, la machine rythmique se met en branle avec une précision d'orfèvre et une puissance de feu pour le moins impressionnante. A la manière d'un Tool, post-metal, les chicagoans livrent une véritable démonstration technique qui ne se contente pas d'en mettre plein les tympans, mais parvient également à convaincre par son écriture, pas forcément d'une complexité extrème, mais finement structurée et plutôt inspirée. On assiste alors à un véritable déballage de riffs aussi puissants que ravageurs et de rythmiques qui envoient du gros son. Chirurgical. Après cette mise en jambe solide et burnée, Pelican varie son jeu. Passant d'un metal terrien à un post-rock stratosphérique et vice-versa, le groupe livre une musique à la densité inégalable, profonde, intense et toujours inventive (l'éponyme et brillant "City of echoes"). A ce jeu-là, contrairement à ce que l'on a pu lire ailleurs, City of echoes n'a pas à rougir de ses prédécesseurs. "Spaceship broken", ou "Dead between the walls" font cracher les guitares, sulfureuses, orageuses et toujours aussi incandescentes qu'auparavant, sans jamais se laisser aller à la facilité.
Certes la prod est plus ronde, moins crue et brute de décoffrage que par le passé, mais du coup, la musique du groupe apparaît plus variée que jamais. Si Pelican semble délaisser l'urbain pour se faire le porte-parole de la colère de mère-nature, ce livrant par là-même à une violente diatribe instrumental et tumultueuse dont seuls les formations de la trempe d'un Cult of Luna ont le secret. Les riffs s'entrechoquent, la tension permanente, la collision métallique est imminente, "Lost in the headlights", emballe l'ensemble par quelques envolées lyriques maîtrisées et inspirées, alors que City of echoes s'autorisait une petite respiration post-folk avec le surprenant "Winds with hands". Entre metal instrumental à la maestria technique bluffante et post-rock frissonnant au songwriting racé, les premières secondes de "Far from fields" évoquent les murs de son du premier effort éponyme de Jesu. Mais la suite démontre que les natifs de Chicago ne veulent pas céder à la linéarité trop facile. Poursuivant leur oeuvre en faisant évoluer leur musique vers des horizons post-rock à la Oceansize, celle-ci se fait un temps moins massive et plus tentée par le rock alternatif avant de renouer (on ne se refait pas) vers quelque chose d'extrèmement dense et organique. Car la musique de Pelican est l'évocation naturelle d'un puit musical sans fond et duquel on ne peut s'extraire après en être entré. Si ce nouvel album avait eu jusque là une certaine tendance à délaisser les ambiances pour livrer des morceaux très frontaux, bétonnés et directs, "A delicate sense of balance" vient boucler la boucle en corrigeant le tir. Là où certains n'auront vu que la surface de ce City of echoes en considérant qu'il était seulement moins massif et violent qu'Australasia et The fire in our throats..., donc moins bon, on peut penser que c'est parce que le groupe a cherché à livrer un album différent, plus aéré, cérébral et insaisissable. Sans aucun doute afin de ne pas s'enfermer dans sa propre virtuosité formelle. Classe.
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aureliO
Juillet 2007

Pelican / Chronique LP > The fire in our throats will beckon the saw

pelican_the_fire_in_our_throats.jpgOn va le dire une fois pour toutes, lorsqu'il s'agit de signer un groupe qui va nous mettre une bonne mandale auditive, les gens de chez HydraHead Records ne sont jamais bien loin (ça c'est fait). Après nous avoir mis à genou avec des groupes tels que Jesu, Knut, voilà que l'on se lance (avec un peu de retard il faut bien le reconnaître) dans l'oeuvre de Pelican. On avait été prévenu pourtant, ce groupe-là, c'était soit-disant du lourd, du béton armé qui nous allait nous terrasser d'un coup sec derrière la nuque et nous laisser au sol sans que l'on puisse se relever... Et c'était vrai. Mais Pelican, c'est également une musique aérienne, stratosphérique même, qui nous marque dès les premiers titres par l'affolante maestria technique qu'il s'en dégage. A peine à t'on eu le temps de poser l'oreille sur ce The fire in our throats wil beckon the saw (profitez-en, je n'écrirerai qu'une fois le titre de l'album... non pas parce que j'ai la flemme, mais parce que je sais que je vais finir par en laisser une partie en route... sic), que l'on est de suite happé par l'intensité et ses monologues instrumentaux aussi interminables que majestueux. La meilleure expression de l'effet que procure cet album restant quand même son impressionnant climax qu'est "March into the sea". Un déluge de guitares, une section rythmique bétonnée jusqu'à l'os, pour un véritable manifeste post-hardcore tellurique qui rompt avec les volutes stratosphériques et tortueux d'un "Lady in the water" ou d'un "Aurora borealis". L'orage gronde, le chaos s'approche, la terre semble à deux doigt de s'ouvrir sous nos pied et lorsque l'on sent la fin imminnente, finalement les nuages s'estompent soudainement pour nous emmener dans des sphères familières des amateurs d'Explosions in the Sky ou Red Sparowes. A deux visages, la musique de Pelican joue complètement de ses deux facettes. L'une, post-rock, enlevée, aérienne et très mélodique, l'autre plus torturée, souterraine et massive. Le point commun entre les deux, ce petit "truc" en plus qui lie inexorablement tous les morceaux du puzzle, c'est la complexité des structures mises en place par le groupe. Celui-ci a semble-t-il cherché à composer une pièce d'orfévrerie metallique à l'architecture complexe mais pensée dans ses moindres détails. A cet égard, The fire in our throats will beckon the saw (et oui, finalement, le copier-coller, ça aide...) est un disque puissant et passionant, pour peu que l'on fasse l'effort de s'immerger en lui. Une oeuvre compact et d'une rare intensité où les éléments se déchaînent les uns après les autres. Car telle est la quête de Pelican : les affronter chacun en duel pour mieux les vaincre et ainsi se faire une place au soleil entre les Isis, Neurosis et autres Cult of Luna pour imprimer sa marque sur un genre qui n'en finit plus de nous livrer des perles.
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aureliO
Octobre 2006