metal Métal > Peach (ftl)

Biographie > une sacré pêche !

Des potes, des concerts, une démo, une victoire lors d'un tremplin rock ... c'est comme de nombreuses histoires de groupes que commence celle de Peach From The Laid, un groupe Montpellierain formé en 1997. Ensuite, ils tournent un peu en Allemagne et c'est déjà moins commun ! Avec l'aide du collectif Area51, ils assurent pas mal de concerts en Languedoc Roussillon, sortent un CD appelé Koncept (1999) et enchaînent les premières parties : Lofofora, Watcha, Out, Tripod, Enhancer... En 2001, ils quittent le collectif Area51 pour voler de leurs propres ailes, elles les amènent en avril 2002 à enregistrer Subliminal (EP 6 titres) au studio Trèfle avec Floran Galéotti, à tourner un clip et à servir de fond sonore à la pub TV Malabar !!!
A ce jour, le groupe est formé de Luis au chant, Tom à la basse, Mat à la guitare (il a remplacé Phil) et Lül à la batterie, Joce n'ayant que temporairement assuré les samples
Pour la sortie d'Addiction (2005), le groupe raccourci son nom en Peach (Ftl) et bosse avec Stéphane Buriez, comme leur entente fonctionne, ils remettent ça en 2007 pour Supernova.

Interview : Peach (ftl), Peach From The interview (oct. 2007)

Peach (ftl) / Chronique LP > Supernova

Peach (ftl) : Supernova Comme on le voit dans le DVD livré avec l'album, Peach (ftl) est monté à Paris pour enregistrer Supernova avec Stéphane Buriez et l'aide de Davy (Pleymo), une doublette qui a fait ses preuves avec Devianz, le leader de Loudblast assurant également ici le mastering. Le montage d'images captées lors de la préparation de l'album et des prises nous dévoile un groupe sérieux uniquement quand c'est le son qui est enregistré, la bonne ambiance semble obligatoire au sein du combo... Parmi les plans du film, je retiendrai le très beau couplage des enregistrements des chants de Luis et Séb (Lazy) sur "Regarde-toi en face". Sont également présents sur le DVD un très joli diaporama et les 4 clips du combo, trois "vieux" ("Subliminal" -et quelques images de son making of-, "Dévoile" et "L'empreinte") et un nouveau ("Mauvais choix" -et quelques images de son making of-), dommage qu'ils soient tous assez peu inventifs genre : "j'ai une idée, alors y'a le groupe qui joue et ..." et rien. Si ce n'est pour "Dévoile" nettement plus chaleureux. Mais tout ça c'est du bonus donc c'est un peu mal venu de râler... Du bonus donc car derrière la jolie photo qui couvre le digipak on ne trouve pas qu'un DVD, il y a aussi (et surtout) un CD avec 13 titres.
Et ce Supernova, ce sont 13 titres qui n'hésitent pas entre pop et métal mais qui assument l'ambivalence et jouent franchement sur les deux tableaux. Riffs et rythmiques sont souvent plombées rock lourd option néo alors que le chant adore appuyer sur les contrastes, souvent superbement pop, parfois bien lourd et poussé façon metal. A l'instar d'Unswabbed ou AqME, c'est surtout le chant qui plaît (ou déplaît), Luis possédant une voix remarquable (selon ton degré de "fanitude", tu choisiras le sens de l'adjectif) qui se mêle très bien aux sonorités des guitares qu'elles soient graves ou plus aigües ("Supernova", "L'être et le mal" -très très AqME, "Dans vos yeux"...). "Regarde-toi en face" le fait croiser le fer avec Séb de Lazy et leur complémentarité donne un des meilleurs morceaux de l'album, rien que ça... Peach (ftl) c'est aussi des bons zicos qui savent un peu tout faire, travaillent leurs sons et peuvent aussi bien jouer sur la corde sensible ("A quoi bon") que sur le mi grave ("On meurt ensemble").
Supernova est simplement le disque le plus abouti des Montpellierains. Si tu les connaissais avant de lire cette chronique, tu as déjà l'album, si tu les découvres, le digipak est une belle porte d'entrée dans leur monde.

Peach (ftl) / Chronique LP > Addiction

peach (ftl) : addiction Aprés un CD Subliminal Peach From The Laid revient à la fin du mois de mai 2005 avec un nom raccourci en Peach (ftl) et un album intitulé Addiction signé chez Spectre Media, ceux qui avaient été charmé par le EP auront vite fait de se remettre dans le bain avec "Subliminal" ou "Kahuna", titres que nous retrouvons avec plaisir.
Peach (ftl) mise beaucoup sur la présence vocale de Luis et les émotions qu'il tente de transmettre, si côté rage il n'y à pas grand chose à redire, pour le côté "fleur de peau" / émo, le côté nasillard de sa voix claire risque d'en rebuter certains ("L'émoi"), les autres se laisseront porter par ses mélodies ("Le ciel et l'éternel") ou/et ses textes tous en français, le mixage des deux tendant plus vers AqME que vers Feverish. Si la voix accroche tout de suite et accapare nos oreilles, il ne faudrait pas oublier les guitares et les rythmiques qui servent au mieux le chant en instaurant un climat de confiance ("Irréversible envie") ou de tension ("Mes sens"), le groupe joue avec les sonorités, les accords et a bossé ses intros ("L'empreinte", "Le ciel et l'éternel"). Certains titres (plutôt en début d'album) ne font pas preuve d'une grande originalité dans leur construction mais arrivent à nous surprendre via un break très éthéré ("Je n'étais pas"), il semble alors clair que Peach (ftl) cherche à déstabiliser l'auditeur... Celui-ci vacillera le long des autres plages jusqu'à tomber lors de "Crève", l'intro met le turbo en position matraquage indus et on a le droit à 2 minutes 30 de furie... Et celui qui ne rompt pas sous les assauts métalliques pourraient céder à l'écoute de "Mes sens", titre qui flirte avec les effets des Deftones.
Addiction ne laissera pas insensible, il n'est pas évident de rentrer dans le trip mais ceux qui franchiront le pas ne le regretteront pas...

Peach (ftl) / Chronique EP > Subliminal

PFTL : subliminal C'est rare mais ça arrive, parfois on reçoit des productions de groupes dont on connaît à peine le nom et il s'avère que c'est ce qu'on appelle communément "une tuerie". Peach From The Laid est de ceux-là. Leur EP n'a pas encore fait de grosses vagues mais ça ne serait tardé étant donné le qualités qu'il met en avant. La production est terriblement efficace (même si mon instinct de bassiste aurait aimé un peu plus de basse) et les compos le sont tout autant. Le chant est intégralement en français et oscille entre chant clair et chant enragé. "Létal" sert d'intro instrumentale, respirations électroniques avant de plonger dans un bain de riffs acides, noirs et lourds au possible, maintenant qu'on a pris la température, en route pour "Subliminal", "Culpa", "Kahuna", "Contact" et "Ultime". Le chant clair posé sur les riffs plombés peut faire songer à Mouss de Mass Hysteria (surtout sur "Ultime", outro très électronique qui replonge l'auditeur dans sa létargie "Létal" si on est en mode "lecture à l'infini") alors que le chant habité par la rage renvoie à tout ce qu'on connaît qui dépouille la gorge... Ce chant s'entoure de la voix de Candice de Eths sur "Culpa" (un titre étouffant), tantôt petite fille apeurée, tantôt partipant au massacre en règle de ses cordes vocales. Et la musique dans tout ça ? Et bien ça suit le chant assez souvent et ça décape les tympans quand il s'agit de tout faire péter et ça les aiguise quand guitares et rythmes ont pour mission de mettre en avant les émotions passées par le chant. Il y a quelques passages rock'n'roll reposants (où la basse se fait bien entendre : "Kahuna", enfin, avec une bonne disto quand même !) et d'autre totalement métal option chaudronerie/ferronerie, bien lourds, bien gras, bien puissants, bien rapides ("Culpa") ou plus néo ("Contact")... Le tout est formidablement bien orchestré, bien enchaîné, bien envoyé.
Peach From The Laid est une réelle surprise pour mes oreilles et une très bonne surprise ! A suivre de très très prés !!!