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Parween > Chronique LP / Parween
Avant de parler de la musique délivrée par Parween, il faut s'attarder quelques secondes sur le boîtier du CD, un "cristal transparent" sans aucun booklet, sans papier, rien, à l'intérieur : uniquement le cd "vert fluo-pétant", seuls des stickers sont collés sur le boîtier, devant : de petites images peu identifiables assemblées, sur la tranche : le nom du groupe, au dos : la liste des titres difficilement lisible. Chaque CD est ainsi unique (les stickers étant collés à la main) et pour peu qu'on se soit pas "flashé" (amateurs de Counter Strike, bonsoir) par le vert, on ne peut que saluer cette idée (en vrai, c'est nettement mieux qu'en .jpg !).
Musicalement, ça démarre avec une intro brouillonne intiulée "Benoise et le viol d'Iphigénie", c'était dispensable mais ça a tout de même comme effet de donner tout de suite beaucoup de relief à "Cycle" qui corrige le tir avec un gros son, au screamo qui saute à la gorge, Parween ajoute rapidement quelques mélodies claires, ça joue vite, ça joue bien et le premier break abyssal calme tout le monde, à la qualité des enchaînements de tempo on sent que le combo a une bonne expérience dans la construction des compositions. Si le chant screamo est correct, si les mélodies sont plutôt agréables (sans être sensationnelles), le chant marque ses limites quand il est forcé ("Au dehors au-dedans", "Goutte à goutte"), quand il s'alourdit il est vraiment trop banal et trop bancal, quand les instruments le suivent dans les profondeurs on s'ennuie et s'enlise dans la facilité ("Com/") alors que si les guitares préfèrent zébrer l'atmosphère de riffs mouvementés on s'éclate bien davantage ("Monologue"). Au coeur de Parween (aprés l'interlude "Benoise et la vengeance de l'enfant tronc" qui fait piteusement écho à l'intro), on a donc comme un passage à vide. Je préfère donc le début de l'album avec la mise en place d'atmosphères oppressantes ("Fonte et armature"), les ambiances tendues avec des guitares sur le fil du rasoir ("Histoire de dire") et la fin et ses écorchures vocales et instrumentales ("Puzzle"). Le morceau caché est anecdotique, un titre heavy assez délirant, une sorte d'hômmage au titre "Poésie" de Inconnus...
Si tu es plutôt screamo chanté en français avec des guitares claires et déchirées, tu vas trouver ton bonheur chez Parween et si tu préfères les côtés sombres, lourds et poussés, tu pourras certainement y trouver ton compte également...
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