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Adepte d'un crush hardcore/grind/metal aussi salvateur que foudroyant, les quatre londoniens de Pariso se font remarquer outre-Manche par le biais de deux splits réalisés avec des groupes locaux et rapidement sold-out. Dès lors dans le viseur du jeune mais déjà très affuté label frenchy qu'est Throatruiner Records (As We Draw, Birds in Row, Plebeian Grandstand...), le groupe enregistre courant 2010 son premier EP, lequel sort début 2011 sous le titre : Sooner insignificant better.

Pariso / Chronique EP > Sooner insignificant better

Pariso - Sooner insignificant better Avis à la population : on cache les enfants dans leurs chambres, on enterre mamie en vitesse et on met ses bouchons pour éviter d'y laisser un tympan en route et enfin on peut se lancer à "core" perdu dans l'écoute du premier EP des fous furieux Pariso. Nom de code : Sooner insignificant better. Durée de la mission : moins de 12 minutes 30. Arsenal utilisé : 7 ogives thermonucléaires pour une seule stratégie : le chaos et la désolation. Passage en Defcon 1, état d'urgence déclaré, on préfère prévenir avant, la tornade londonienne va tout emporter sur son passage.

Et ça commence pourtant assez tranquillement avec une "Intro" plutôt soft qui, une minute et cinquante secondes durant, va permettre aux gaziers de se mettre en jambe avec déjà quand même un petit final qui dépouille bien comme il faut. Et là encore, c'était calme... mais ça ne va pas durer. Car dès la piste suivante, "Solitude", les anglais incendient les amplis et envoient tout ce qu'ils ont dans les chaussettes, balançant gaiement un hardcore chaotique aux relents grind (à la vitesse surtout) qui en met littéralement plein les tympans. Brûlant autant que salvateur, compact autant que formellement maîtrisé, hargneux et virtuose, ce premier "vrai" titre annonce la couleur. On ne va pas rire longtemps. D'autant que "Fevered egos" vient confirmer cet état de fait. La guerre est déclarée et dans le genre, Pariso pratique la politique de la terre brûlée. Verdict similaire sur le non moins diabolique et supernoïsique "Birds". Du grand art. Et ça, c'était juste pour la face A.

Pour les survivants, il y a donc une face B et trois autres titres venus achever les derniers courageux et autres masochistes détenteurs d'un EP sorti en vinyle 7'' par l'excellent Throatruiner Records (As We Draw, Birds in Row, Plebeian Grandstand, Pigeon...). Un "Mystifier" sur lequel les Pariso ferraillent leurs instruments jusqu'à ce que mort s'ensuivent, sauf que celle-ci, ce n'est pas pour tout de suite puisque l'heure est à la visite du monstrueux "House of squalor", sorte d'entreprise de démolition auditive sur laquelle le groupe semble s'être de lui-même placé sous le patronage (Pariso... patronage... voilà, ça c'est fait) d'un Gaza vs Swarm of the Lotus. Pour la grosse marade, on repassera. Là, le groupe cause toujours hardcore, percute façon grind et libère des torrents de rage brute qui font joyeusement bourdonner les tympans même de longues minutes après le terme de cette épreuve de force. Option boucherie, il y en a un peu plus, ils le mettent quand même histoire de boucler la boucle comme il faut. D'ailleurs avant d'en finir, on doit encore se farcir "Lonqvist" et ses presque trois minutes de charcutage métallique...

Une tuerie absolue à découvrir ici-bas.

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