metal Métal > Oversoul

Biographie > plus que l'âme

Groupe français agissant sur la scène bordelaise, Oversoul est le groupe de métal qui monte. Son premier album, Stubborn pack produit à 80% par Fred Foulquier, est chroniqué dans la plupart des journaux rock (ce qui se résume à peu près à : RockSound, Hard'n'heavy, Hard Force, Hard Rock et Rage.)
Ce premier album, beaucoup ne le voit que comme une copie de Pantera ou Sepultura, pourtant Oversoul s'ouvre à de nombreux horizons, chantant parfois en français ("Walking like/With wicked pig") et ajoutant quelques innovations technologiques, sans tomber dans l'indus. Mais ce premier album annonce surtout le suivant, en préparation avec le nouveau bassiste (Pascal), qui sortira au premier semestre 99
Oversoul tient à son origine bordelaise, "Si des groupes non anglo-saxons ont réussi à se faire connaître, c'est bien souvent grâce à leur spécificités locales, en plus de leur talent bien sûr, comme Sepultura, Rammstein, Moonspell" A l'origine une reprise de Jacques Brel devait être inclus dans l'album, mais la fondation Brel en Belgique à refusé l'exploitation commerciale de ce titre. Pour contourner le problème, le titre est sortit en K7 promotionelle, donc non-commerciale et gratuit, avec une reprise de "Un autre Monde" (Telephone) par Zombie Eaters et "Marcia Baila" (Rita Mitsouko) par Viridiana, tous deux groupes bordelais. avec cette reprise, Oversoul S'éloigne de son sentier tout tracé de métal pur, mais le résultat est éloquent. A travers le son métal, l'esprit de Jacques Brel est tout de même conservé, en gardant la plupart les émotions originales.
(C'est une honte que ce titre n'est pas l'autorisation d'être commercialisé, représentant un cross-over réellement innovant et enrichissant...).
La scène ne fait guère peur au petit groupe bordelais qui a ouvert pour des pointures telles que ZZ Top et Lofofora. Certes ils ont été critiqué par certains journaux rock qui leur reproche leurs influences prononcées des groupes actuels, mais leurs titres sont variés et surtout, n'oublions pas qu'il s'agit d'un groupe français...
Après La rage, ils ont sorti State of decadence.

Review Concert : Oversoul, Oversoul aux 4 Ecluses (1998)

Interview : Oversoul, interview d'Oversoul (novembre 98)

Oversoul / Chronique LP > Me[n]tal Medication

oversoul : mental medication Oversoul est de retour ! Et pas à moitié... Le virage vers le néo ayant été pris un peu brutalement avec State of decadence, ils ont fait un tête à queue et aprés avoir enregistré l'arrivée de Séb à la guitare, ils ont remis le bleu de chauffe et accouché de ce Me[n]tal Medication. On a donc le droit à un retour vers le power métal des débuts (même si certaines touches néo trainent deci delà) et la plupart des titres auraient pu avoir leur place au sein du tracklisting de Stubborn pack ! Riffs bien gras, petites harmoniques, refrains matraqués, rythmiques sans faille, chant lourd, solos bien placés, ... Oversoul revient à ses origines et fait ce qu'il fait de mieux : du power-métal. Les headbangers peuvent ressortir les tignasses et apprendre les phrases scandées pour montrer leur dévotion lors des concerts (Forget the past and prepare for the future with hope). Oublions le passé mais pas ce qu'il nous a appris... Comme la maîtrise du chant, qui sait se faire plus aérien, ou le jeu avec les cadences, d'ailleurs si c'est la force des Bordelais, c'est aussi leur talon d'Achille, quand le chant suit trop les matraquages instrumentaux, les coups perdent de leur impact, la quarantaine de minutes bulldozer de Me[n]tal Medication n'est freinée que par l'intermède "The power" dont la durée s'affiche en seconde, c'est bien peu pour souffler... Et comme les slows langoureux ne sont pas au programme, le remède mental ne fera pas forcément de bien aux cerveaux endoloris, il faut être frais et dispo pour s'attaquer à l'écoute de ce nouveau skeud, mais entre nous soit dit, c'est plutôt une bonne chose !

Oversoul / Chronique LP > State of decadence

oversoul : state of decadence Oversoul en nous livre en cette fin 2000 (déjà) un troisième album.
Si à leurs débuts leur métal était très "power", aujourd'hui (avec l'âge ?) ils sont beaucoup plus calmes. Finis les riffs et les BPM qui tombent comme une averse de grêles, on est passé au tonnerre qui gronde et qui fait mal quand ça tombe... Le son est beacoup plus léché aussi, la faute au cerbère Buriez / Kraemer qui a maintenant pris un rythme de croisière assez impressionnant pour les productions métalliques... La plus nette évolution du son Oversoul est dans le chant qui est beacoup plus varié et surtout plus clair ! L'agressivité constante, la hargne qui régnait autrefois laissent ici place à un chant distinct, calme et appaisé par moment, trafiqué à d'autres ("Too far"), souvent très mélodique ("My father"). Forcément le tempo suit et basse et batterie ont appris à restreindre leurs rythmes effreinés pour mettre en valeur leur plombage et les guitares ("Livin' dust"). Quand on couple le tout, on a "Decadence", où même si parfois la voix se perd un peu dans son côté brutal, un morceau qui résume assez bien l'album qui tire son nom de cette chanson. Notons que du côté des paroles, on tape toujours plus ou moins dans le même registre de la condition (in)humaine. Outre les petits effets de stéréo, on s'amusera aussi à chercher les passages (le passage ?) où une guitare passe en son clair ("Fear me"). En somme, c'est du Oversoul en plus lent, plus posé... Avec cependant des morceaux un peu rengaine qui ont du mal à passer ("Dirty trick", "Meantime"). Mais Oversoul ne reste pas immobile, cherche une nouvelle voie, une nouvelle voix ("A free caste") ? A part les adorateurs du premier album, personne ne leur en voudra, on ne peut présupposer de la suite de leur carrière mais cet album apparaît comme charnière.. Pour le cloturer et également en finir avec cette critique, un petit mot de "Owl song", un instrumental qui réunit voix samplée (c'est une tradition ?), chants tribaux, rythmes saccadés et pauses ... avant de repartir donc.

Oversoul / Chronique LP > Stubborn Pack

oversoul : stubborn pack L'album commence avec quelques gouttes d'eau qui introduisent "Color", hymne à la nuance ("Don't stay in black in white"). Le son d'Oversoul s'impose avec sa lourdeur, ses cassures, ses notes délicieusement surimposées sur une batterie qui fonctionne à temps complet. "Nous sommes restés ce que nous sommes, une nuée de coeurs fiers que le destin et le temps ont affaibli mais encore décidés à chercher, à lutter et ne jamais revenir en arrière", cette petite phrase est explosée par le début de "Wheels will turn over", titre où l'influence de Machine Head se fait sentir. On embraye ensuite sur "Walking like / wicked pigs", morceau dont les couplets sont chantés en français et qui dénoncent l'indifférence des abrités envers "les pauvres reclus assis dans la rue". Ce mélange étonne et détonne, le message est clair et net, et le refrain en anglais nous est matraqué pour qu'on le retienne. Moins de textes pour "Asshole" mais la rythmique de folie suffit amplement à faire de ce titre une pièce maîtresse de l'échiquier Oversoul. "A new caïd comes" et la vie des "18th streeters" se trouve changée. Pas la rythmique toujours aussi lourde, le tout agrémenté de quelques passages d'une guitare subtile , à servir chaud. Comme le "Who am I ?" qui suit et qui détruit tout sur son passage, notamment en live, "I swear !". "Sad state of culture" nous présente plusieurs types de personnes (parents, enfants et média), tous dans un triste état... "Widow of a living man" calme tout le monde quelques instants, Oversoul maîtrise l'ambiance : sombres incantations / silence, vent de furie / calme, supplications / supplice. Tout s'enchaîne. Comme "Prayin' game" dont l'intro est un modèle du genre, le morceau coule dans la même veine. "The easy conscience" s'ensuit, les vocals sont un peu différents (moins bons, selon moi), les parties guitares sont un plus fouillées, mais ce titre me semble un peu en-dessous de la moyenne de l'album, surtout à côté de "Sheep", qui le suit. Rythme fou furieux, petit jeu de vocals, bonnes grosses guitares, excellente architecture, que du bon ! Tout a une fin, pour Stubborn pack c'est "Domination" et son chant lourd, "Libérons nos instincts !". Après le morceau, on quitte l'hyper-espace thrash pour se retrouver dans un monde techno, par moment assez proche de celui du Remanufacture de Fear Factory, morceau qui aurait pu rester caché ... dans un placard. Une fausse note qu'on est pas obligé d'écouter... Quoi qu'il en soit ce premier album d'Oversoul est remarquable, autant dans l'orchestration que dans la production. L'avenir du thrash français pourrait bien se trouver du côté de Bordeaux...