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Biographie > la théorie de l'homme orange

Comme son nom ne l'indique pas, les The Orange Man Theory sont de Rome (Italie) et ont formé un groupe avec la volonté d'élaborer une musique à l' identité qui leur est propre : rock électrisé et affamé qui se nourrit autant d'émo, de hardcore et de résurgences southern-rock. Un premier album au compteur avec Riding a cannibal horse from here to... sorti en 2006 chez Indelirum Records et un second album à venir en 2009 nommé Satan told me I'm right prévu chez Subsound Records : il ne fait aucun doute que le groupe italien fera encore parler de lui à l'avenir.

The Orange Man Theory / Chronique LP > Riding a cannibal horse from here to...

The Orange Man Theory - Riding a cannibal horse from here to... Derrière The Orange Man Theory se cachent non pas des fans de François Bayrou qui essayent en vain d'expliquer sa défaite à la dernière présidentielle et encore moins un groupuscule de supporters qui tentent de décortiquer les stratégies footballistiques de Marco Van Basten mais bien un groupe de rock dur italien produit par Steve Austin de Today is the day : un gage de qualité ou au moins l'assurance d'avoir un résultat aussi "bordeline", et donc forcément intéressant, que le bilan psychiatrique du sus-nommé gaillard. Sur 9 titres, The Orange Man Theory déploie des arguments carrément pas déplaisants : des riffs crasseux et tranchants comme un vieux couteau oxydé par quelques décennies de mauvais traitements, un chanteur majoritairement screamo et totalement écorché qui peut s'aventurer sur des territoires plus mélodieux lors des rares accalmies et temps-mort que vous autorise le groupe romain. Quelques extraits de dialogues de films ça et là qui confèrent à ce disque une ambiance plutôt racée qui se distingue et surtout un groupe qui n'hésitent pas à aller voir ailleurs en ponctuant le disque de références musicales (hardcore, emo, southern-rock, pop etc...). Le tout donnant à l'écoute une sorte d'effet de surprise constant et le sentiment que tout peut arriver dans ce disque un peu à la manière d'une apparition impromptue dans un film d'horreur. Sauf qu'ici, pas de sursaut pour les fragiles du cœur mais la satisfaction d'écouter un groupe qui déblaye d'autres pistes et une copie globale qui attire plus que de la sympathie au final. De plus, Riding a cannibal horse from here to... est un de ces albums qui jouit de la qualité de ses défauts : il est en effet très court, avec quelques remplissages, mais ça lui donne une urgence et une certaine immédiateté dans le plaisir d'écoute. The Orange Man Theory peut être à l'exutoire ce que le fast-food est à la gastronomie : le bon moyen de combler assez rapidement une pulsion/une grosse faim mais avec la possibilité d'avoir de nouveau les crocs au bout de quelques heures pour se diriger soit vers une nouvelle écoute, soit vers un disque plus consistant. The Orange Man Theory demeure un groupe à suivre malgré tout.