metal Métal > Opeth

Biographie > La Suède a la classe...

Retracer la vie d'Opeth est une lourde tache à laquelle je ne vais pas m'atteler, le site officiel fournissant moult détails. Il faut juste savoir que ces Suédois sont en mouvement constant, ne se reposant jamais sur les lauriers glanés depuis le début des années 90. Mikael Åkerfeldt (chanteur, guitariste, compositeur) est l'âme de ce groupe qui mélange death et mélodie (si si). A ses côtés, bons nombres de zicos sont passés et seul Peter Lindgren (guitariste) a su tiré son épingle du jeu, il est en place depuis les débuts d'Opeth avec un "h" en 1991... Depuis 97, le groupe est stabilisé avec Martin Lopez (batteur) et Martin Mendez (bassiste) pour la section rythmique, le dernier arrivé (2005) n'est pas n'importe qui puisque c'est Per Wilberg des Spiritual Beggars, il a su facilement se faire une place et influencer la composition de l'album qui sort durant l'été 2005 : Ghost reveries. C'était malheureusement sans compter les problèmes de santé de Martin Lopez, qui laisse sa place, d'abord temporairement, à Martin Axenrot, avant que ce dernier intègre définitivement la formation suédoise.
Un double live et un changement de guitariste plus tard, nous sommes en 2008, l'année de Watershed. C'est Fredrik Åkesson, ancien de Tiamat et d'Arch Enemy, qui a pris place aux côtés d'Åkerfeldt, apportant son savoir-faire purement métal à l'édifice.

Review Concert : Opeth, Opeth au Bataclan (nov. 2011)

Review Concert : Opeth, Opeth @ Rockeffeller Oslo (mars 2009)

Interview : Opeth, L'interview du grand froid (mars 2009)

Opeth / Chronique LP > Watershed

opeth_watershed.jpg 3 ans après Ghost reveries et de nombreuses interrogations suite au départ du guitariste historique Peter Lindgren (en mai 2007) Opeth refait surface avec Watershed. Fredrik Åkesson (ex-Arch Enemy), le remplaçant de Peter s'est assez facilement fondu dans le collectif et graphiquement comme musicalement, les Suédois poursuivent tranquillement l'exploration de leur monde.
La porte d'entrée de ce neuvième opus s'intitule "Coil", sur le pas de la porte, une douceur acoustique et une voix féminine nous reçoivent poliment, ne durant qu'à peine plus de 3 minutes, ce n'est qu'une introduction à un nouveau monument du rock/métal progressif. Les choses très sérieuses débutent avec "Heir apparent", Mikael Åkerfeldt sort sa plus belle voix death et aiguise sa guitare sur celle de son nouveau comparse, forcément, ça fait des étincelles... Des notes cristallines s'échappent mais le titre reste très sombre, très rapide et ne laisse que des miettes de temps aux invasions progressives comme celles de "The lotus eater" où les murmures et le chant clair viennent brouiller les pistes des tourbillons de riffs, des élans proches de ceux de Porcupine Tree, mélangeant allègrement des attaques quasi black à des influences seventies. Deux autres morceaux se font particulièrement remarquer sur Watershed, ce sont "Porcelain heart" vu son côté épique, changeant et surtout bouleversant après un "Burden" mélancolique et "Hessian peel". Pour cette avant-dernière plage, on poursuit le voyage dans des eaux plus calmes avec des orchestrations symphoniques et presque fatalement des explosions de rage, se côtoient ici à la fois le plus tempéré et le plus violent, là encore on retrouve un clin d'oeil aux années 70 avec un message (satanique !) enregistré à l'envers... Pour qu'on puisse revenir à la vie réelle sans subir un choc trop violent, Opeth nous laisse avec "Hex omega" et notre béatitude contemplative.

Opeth / Chronique LP > The Roundhouse tapes


opeth : the roundhouse tapes Un après leur concert londonien au Roundhouse, Opeth nous livre le son de la BIIIP soirée sur un double CD qui contient les 9 titres joués ce soir-là et fait un peit clin BIIIP d'oeil à Iron Maiden. En attendant le DVD dudit concert, prévu pour début BIIIP 2008, écoutons ce que donnent les Suédois sur scène.
Leur technicité n'a jamais BIIIP été un problème sur scène, pas plus que de jouer des morceaux de plus de 10 minutes BIIIP chacun (le plus court fait plus de 8 minutes !), mais le live n'est pas une simple démonstration de leurs talents, c'est BIIIP une plongée totale, en apnée, dans leur univers. En effet, Opeth BIIIP n'a cure des tournées promotionnelles et de la mise en avant de leur dernier album, de Ghost reveries, ils ne jouent que "Ghost of perdition" ! Les autres BIIIP morceaux sont issus de leurs différents opus, y compris le tout premier Orchid ("Under the weeping moon". Seuls les fans les plus BIIIP accros au combo ne feront pas de découvertes car la setlist pioche dans 7 albums... Et notamment BIIIP Still life (""Face of Melinda"), le seul sorti chez Peaceville, label qui édite ce live.
En théorie, à ce moment BIIIP de la lecture de cette chronique, tu as du remarquer une sorte de bug, comme l'apparition d'un BIIIP en travers des BIIIP phrases. C'est chiant hein. Et bien les labels qui craignent vraiment les méchants chroniqueurs (chacun sait qu'ils sont responsables de la mise en BIIIP ligne des mp3 pirates) ne reculent devant rien pour faire reculer le crime, quitte à se tirer une BIIIP balle dans le pied. Là, toutes les 45 secondes de ce live (environ) qui doit durer une centaine de minutes (environ), le son est remplacé par un BIIIP. C'est au combien agréable pour pénétrer dans la musique envoutante et atmosphérique d'Opeth. Ecouter l'album promo est donc une BIIIP corvée, à tel point que j'ai failli le télécharger pour en profiter pleinement...

Opeth / Chronique LP > Ghost reveries

Opeth : Ghost reveries Chroniquer un album d'Opeth est une lourde tache à laquelle je vais m'atteler... Loin de tous les clichés death, loin de tous les clichés du métal progressif, loin du heavy, loin du métal mélodique, loin de tout ce qui est facile à catégoriser et disséquer se trouve Opeth ! Ce nouvel album s'étend sur plus d'une heure et exceptés le reposant "Hours of wealth" et le trés doux "Isolation years" qui clôt ce Ghost reveries, tous les titres fourmillent de plans et d'ambiances alambiquées... Et comme la moitié des titres dépasse les 10 minutes, se lancer dans une dissection est totalement déconseillé ! Par le passé, Opeth a à la fois parcouru les sentiers les plus sombres (Deliverance) et les plus clairs (Damnation), ici, le groupe semble concilier les deux en les juxtaposant sans crier gare ("The grand conjuration") ou en préparant un minimum le terrain ("Ghost of perdition"). Et que les guitares soient accoustiques ou lourdes, la prod' leur fait toujours honneur, le soin accordé aux sons est toujours aussi impressionannt (certains groupes de death feraient bien de suivre l'exemple...).
Avec des titres longs, complexes, créatifs et riches, l'auditeur pourra trouver bons nombres de références selon son background et en remontant aux années 70, notamment grâce à l'utilisation du mélotron qui dégage une chaleur très particulière... Pourquoi ne pas citer ici les Pink Floyd époque More quand on entend les roulements de percus sur le début de "Atonement" ? Pourquoi ne pas aller chercher une correspondance avec Jethro Tull à l'écoute de l'ambiance champêtre et des petits effets sur le voix de "Reverie/Harlequin forest" ?
Se plonger dans un album d'Opeth, c'est prendre le risque de perdre son sens de l'orientation tant les chemins se croisent et se recroisent, c'est d'autant plus dangereux que certains mènent à des passages plus qu'abrupts.