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05/11/07 OMS posthume :
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20/12/06 One more mp3 :
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One More Season > Chronique LP / Posthumes
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One more season
LP : Posthumes Label : Target Practice Records http://www.targetpracticerecords.com/ Date de sortie : 31/10/2007 |
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Seul et unique album long format signé One More Season, Posthumes porte malheureusement bien son nom. Ultime témoignage discographique d'un groupe disparu avant de pouvoir réellement le défendre, ce disque ne doit son existence qu'à la persévérance de Cédric (ex-Overcome) du label Target Practice Records, sans qui l'album serait sans aucun doute tombé dans l'oubli. Merci à lui... d'autant que dès les débuts de "Radiant Oblivion", complètement happé par la beauté de ces choeurs féminins qui survolent un titre introductif délicat et organique, on ne peut que souligner la pertinence de sa démarche... "29th July" vient soudainement briser le calme apparent. Assaut de la batterie, riffing épileptique et salvateur, on assiste alors à une véritable démonstration post-noise métallique complètement sublimée par un chant évoquant une Maura Davis (ex-Denali, ex-Ambulette, Glös...) tout droit sortie de son univers pop douceureux pour s'essayer à quelque chose de plus métallique et ravageur. Porté par des instrumentations au diapason, le chant instille avec une élégance folle des mélodies délicates aux envolées stratosphériques. Le magnifique dyptique "Mirobolis Consternatus Part I & II" est, à ce titre, symptomatique de la musique du groupe. Difficile de ne pas succomber...
Entre mélodies éthérées façon Mogwai, noise à la Made out of Babies, post-metal/hardcore évoquant autant Envy que Pelican, One More Season trouve sa place dans un style musical pourtant parfois galvaudé. Rythmiques psychotiques à la Botch, guitares saignantes, mélodies envoûtantes, les montpeliérains jouent avec les contrastes, mettant un point d'honneur à livrer un album brut de décoffrage enveloppé de douceur atmosphérique, menant d'une main de fer des compositions qui prennent toute leur intensité quand elles sont exécutées munies d'un gant de velour. Section rythmique qui martèle son propos, chant au diapason, quelques nappes électro projettant l'album dans un univers parallèle, on pense autant à Björk ("Impatience" et ses textures trip-hop) qu'à Cave in ou Knut pour les vagues de décibels et d'émotions saturées qui s'abattent sur nos conduits auditifs. Ceux-là même, pas fâchés du traitement sonique infligé par le groupe ("Eros salvation"). Au rayon prod, c'est à la fois dense et feutré, massif et délicat, Christian Carvin est décidément un excellent producteur mais au vu du CV du bonhomme, est-il encore utile de le souligner ? Toujours est-il que la première partie d'"Emotional work" est un modèle de puisance chaotique quand la seconde développe une dramaturgie musicale maîtrisée de la première la dernière ligne... ce, pour se refermer sur un final intense qui trouve son prolongement naturel sur le très long et majestueux "Elusive". Une véritable ode pop électro à fleur de peau, d'une mélancolie rare, où les vocaux masculins/féminins s'entrêmelent inexorablement jusqu'à l'ultime crescendo et un épilogue en forme de "ghost track" ("Tokyo"), trip-rock et gracile. Comme un dernier mélange musical pour souligner l'étendue de la palette artistique développée par One More Season autant que son talent rare et malheureusement trop tôt disparu... Magistral... Indispensable...
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