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Biographie > Noxious Enjoyment

Melting pot varié, Noxious Enjoyment marie les inluences à coup de marteaux-piqueurs. Entre un hardcore effréné, à en perdre haleine, sur un tréfond de grosse caisse death, double pédale, lesdeux pieds au plancher, et un métal psychosomatique généralisé, pris en intraveineuse quotidienne, un goût des structures décalés incompressibles, Noxious Enjoyment cultive avec joie et rage sa forte propension à ne pas se laisser réduire par des étiquettes. Légèrement comme un Assana avec beaucoup plus de bouteilles, un Kevorkia plus éclectique, ou un Zombie Eaters pour sa folie meurtrière déjantée, éventuellement un Fear Factory, Noxious Enjoyment ne peut laisser indifférent avec son métal hardcore dopé aux amphés.

Interview : Noxious Enjoyment, interview Have a nice death

Interview : Noxious Enjoyment, Whore-King-Class

Noxious Enjoyment / Chronique LP > Have a nice death...

Noxious Enjoyment : Have a nice death Après la danse des cadavres exquis du Moyen-Âge, Noxious nous en sert une version purement hardcore, plus assassine, plus radicale : Have a nice death.... Mort aux pseudo-clichés, aux plans faciles (et aux interviews comme l'interview have a nice death), cet album fonce à tout berzingue, l'aiguille ne quittant pas la zone rouge.
Un K-Shoo au taquet, remonté, "The game" dissimule son jeu, ses intentions, une batterie qui fait office de canon. Le plan Orsec déclenché, Noxious Enjoyment passe à l'étape supérieure, "In my dreams" trémousse, enfin mitraille, shoote à tout va à qui veut bien l'entendre, ou pas d'ailleurs. Difficile de faire la sourde oreille au son d'un refrain survolté, au chargeur semi-automatique.
Noxious arrive à point avec ce Have a nice death..., qui étend Whore-King-Class avec sérénité, un aplomb métallique, ressentit dans toutes les celulles, comme à l'écoute du déluge de "Killing you", tueur à gage incarné, ou de "No respect for you". Plus dynamique, plus emporté, deux guitares qui montent sans cesse au créneau avec avidité.
Même si la détente se relache légèrement sur "Until nothing remains", aux pasages en pentes douces et abrasives qui rappelle parfois l'excellent Extending perversion, la couleur de Noxious reste définitivement le rouge, à l'image de la pochette, symbole de colère, un piment diabolique, des squelettes sur un lit de braises, dansant dans les flammes de l'enfer. Une rédemption est-elle possible ? Surement pas avec "Loudmouth", la suite surement au prochain épisode.

Noxious Enjoyment / Chronique EP > Extending Perversion

Noxious Enjoyment : Extending Perversion Sérieusement énergétique, Extending perversion apporteune certaine fraîcheur sur la scène métal francophone. Dès les premièresnotes, le groove très particulier de Noxious Enjoymentcommence son effet, guitare opiniatre et décalé, slap efficace par une basseintenable, puis une voix qui amène un premier choix, on aime où on aime pas.Voix tiré du côté Hcx ou Death, c'est selon, un HxC un peu éthérée, pluslourd, plus chaud, serait plus approprié. Voix mise en relief sur uneguitare qui glisse, fend l'air, une voix qui s'insère parfaitement au seinde l'espace sonore de Noxious. "Fear", premier titre et premièresimpressions, métal survitaminé, voix rageuse, symbiose basse-batterie, riffde guitare très prometteur. La batterie est assez impressionnante, présentesur tous les fronts, appuyant la basse, foutant des claques à une guitaretout rosie d'énergie. L'artillerie de Noxious Enjoymentplombe lourdement, guitares assez solidaires, petit gimmick discret, quiévite l'effet barage, l'effet tribal de fin aurait mérité de plus amplesexplication pour s'épanouir plus jouissivement. Intro lointaine, au delà des3 KHz, plus un déluge intensif qu'une promenade de santé, guitares sur desrails, imperturpables, une batterie-lapin-duracell, voix monocorde, puissans transition, à peine, le choc, changement de mesure, d'un binaire primalà un groove bien senti, légèrement plus lent, une batterie qui harcèle, sansrelâche, une voix plus chaude, des accents, des nuances, "Face my fate"change la donne. La voix s'énerve toujours autant, entre cris et rageinterne etouffée, la guitare se syncope, la grosse caisse suit la donne,pont réfléchi, subtil, batterie prolixe, la basse se perd un peu dans toutce déluge sonore assez dense et chargé. La fin est plus énervée dansl'esprit, tout éclate, mais le niveau sonore est déjà pas mal élevé. Un peude repos pour "Ignorant", un peu seulement, la voix, toujours fidèle à ellemême, une guitare qui se laisse sonner parfois, transition huileuse, endemi-teintes, intéressante, puis reprise intransigeante sur un coupletmartelé, la voix grossit, prend en intensité, en charisme, une petiteguitare se glisse doucement dans le paysage métallique. Passagebatterie-chant, très constructif, apportant de la variété, qui permetd'apprécier tout le timbre de la voix, montée en défoulement, on laissesonner, fin en larsen. Format court, 1 minutes 33, chours déchainés, lespetits trolls sont de retours, cycles de samples idéal, presque hypnotiquepar sa répétition, "No way", en fait hypnose, apnée incontrôlée en terremétal, boucle que l'on a laissé tournée dans un coin de studio, no way.