metal Métal > Noxious Enjoyment > Chronique EP / Extending Perversion

Noxious Enjoyment : Extending Perversion Sérieusement énergétique, Extending perversion apporteune certaine fraîcheur sur la scène métal francophone. Dès les premièresnotes, le groove très particulier de Noxious Enjoymentcommence son effet, guitare opiniatre et décalé, slap efficace par une basseintenable, puis une voix qui amène un premier choix, on aime où on aime pas.Voix tiré du côté Hcx ou Death, c'est selon, un HxC un peu éthérée, pluslourd, plus chaud, serait plus approprié. Voix mise en relief sur uneguitare qui glisse, fend l'air, une voix qui s'insère parfaitement au seinde l'espace sonore de Noxious. "Fear", premier titre et premièresimpressions, métal survitaminé, voix rageuse, symbiose basse-batterie, riffde guitare très prometteur. La batterie est assez impressionnante, présentesur tous les fronts, appuyant la basse, foutant des claques à une guitaretout rosie d'énergie. L'artillerie de Noxious Enjoymentplombe lourdement, guitares assez solidaires, petit gimmick discret, quiévite l'effet barage, l'effet tribal de fin aurait mérité de plus amplesexplication pour s'épanouir plus jouissivement. Intro lointaine, au delà des3 KHz, plus un déluge intensif qu'une promenade de santé, guitares sur desrails, imperturpables, une batterie-lapin-duracell, voix monocorde, puissans transition, à peine, le choc, changement de mesure, d'un binaire primalà un groove bien senti, légèrement plus lent, une batterie qui harcèle, sansrelâche, une voix plus chaude, des accents, des nuances, "Face my fate"change la donne. La voix s'énerve toujours autant, entre cris et rageinterne etouffée, la guitare se syncope, la grosse caisse suit la donne,pont réfléchi, subtil, batterie prolixe, la basse se perd un peu dans toutce déluge sonore assez dense et chargé. La fin est plus énervée dansl'esprit, tout éclate, mais le niveau sonore est déjà pas mal élevé. Un peude repos pour "Ignorant", un peu seulement, la voix, toujours fidèle à ellemême, une guitare qui se laisse sonner parfois, transition huileuse, endemi-teintes, intéressante, puis reprise intransigeante sur un coupletmartelé, la voix grossit, prend en intensité, en charisme, une petiteguitare se glisse doucement dans le paysage métallique. Passagebatterie-chant, très constructif, apportant de la variété, qui permetd'apprécier tout le timbre de la voix, montée en défoulement, on laissesonner, fin en larsen. Format court, 1 minutes 33, chours déchainés, lespetits trolls sont de retours, cycles de samples idéal, presque hypnotiquepar sa répétition, "No way", en fait hypnose, apnée incontrôlée en terremétal, boucle que l'on a laissé tournée dans un coin de studio, no way.

Pooly
Novembre 2001

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